Les Chroniques d’Elearya #1 – Les Démographies Méconnues : Le Bara à travers « Otouto no Otto »

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321. Voir à la fin pourquoi c’est barré.]

Eh oui ! C’est encore moi ! Je viens encore vous embêter. Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un genre démographique peu connu en Occident : Le Bara. Ne vous méprenez pas, je ne vous encourage pas à lire ces œuvres (Sauf si vous souhaitez que votre âme s’envole vers d’autres cieux et ne revienne jamais). C’est simplement pour votre pauvre petite culture générale d’Otaku. Venez-donc avec moi parcourir les bas-fond du manga et désintégrer votre âme 😉

[Note de Babiwan : et je vous accompagnerais (y’a pas de « s » au futur du singulier de la première personne, correcteur à la noix :p .) donc au cœur de l’enfer contre mon gré, au fur et à mesure de ma correction. Espérons survivre à cette expérience.]

Préambule :

Otouto no Otto (Le Mari de mon Frère) raconte l’histoire de Yaichi et sa fille Kana qui vont voir débarquer Mike Flanagan dans leur vie. Cependant, ce récit n’a RIEN A VOIR avec les œuvres habituelles de son auteur, TAGAME Gengoroth, si tant est que vous en aviez déjà entendu parler. C’est un Seinen. Pas de SM, pas de viols, aucune violence. Juste une ambiance calme et … Slice of Life. On se prépare au pire ….. pour rien [N’est ce pas Meepow-Sensei]. Pas une seule scène de sexe à l’horizon. Seulement un léger fan-service gay 😉

24088vo

Couverture du Tome 1

Un peu d’histoire :

Le terme bara (薔薇) signifie la rose en japonais. Ce terme viendrait d’un recueil de photographies homoérotiques publié en 1963 par MISHIMA Yukio et HOSOE Eikoh : Bara-kei (薔薇刑, tué par les roses). La symbolique de la rose est par la suite renforcée par le premier magazine gay japonais paru dans les années 60 : Barazoku. A partir des années 1980, il est utilisé pour désigner le cinéma gay : bara-eiga (薔薇映画, film de la rose).

Picture5   Picture2

Couverture du magazine « Barazoku » dans les années 80.
[Note Elearya : Meepow ! Elle me fait pensé à Free! :v ]
Le saviez-vous ? : Le terme bara fut repris par les japonais hétérosexuels pour désigner les homosexuels. En ce sens, c’est un terme péjoratif malheureusement utilisé en Occident pour désigner ce que les japonais appellent le men’s love (メンズラブ, menzu rabu). 

Qu’est ce que le Men’s Love (ou Bara) ?

Le Men’s Love est un genre démographique traitant de l’homosexualité masculine. Il est donc étroitement lié au Yaoi (Boy’s Love), de part son contenu. Cependant, la grande différence entre le Men’s Love et le Yaoi, sera le public cible, et par conséquent, le magazine de publication. Le public cible du Yaoi reste principalement des femmes, à la recherche d’une romance passionnée et fantasmée, qu’elles ne trouvent pas forcément dans les Shojo (où l’héroïne est souvent niaise et sans saveur [Note Elearya : Non ça ne sens pas DU TOUT le vécu ! ]) ou le Hentai (qui cible ici, principalement des hommes et donc où la femme est perçue comme un objet sexuel). Le public cible du Men’s Love est quand à lui, des hommes homosexuels ou bisexuels qui recherchent un transcription plus réaliste des différents partenaires sexuels ou des types de relations recherchés par les gays. Ainsi, les Bears (De l’anglais qui signifie ours : personnages musclés, poilus et baraqués) des Men’s Love sont bien loin des Bi-shonen (éphèbes au physique androgyne) des Yaoi. De plus, contrairement aux Boy’s Love, les scènes de sexe ne sont en aucun cas cachées. [Note Elearya : Bon ok. On trouve quand même pas mal de Yaoi non-censurés. Mais y’a quand même plus de retenue que dans le Men’s Love].

gokuvol2lileauxprisonniers170963250400     

Couvertures du vol.2 de Goku : L’île aux prisonniers (TAGAME) et de
l’Anthologie de ses oeuvres (The Passion of Gengoroth TAGAME)
On retrouve ici le style typique des Bears poilus et baraqués

[Remarque de Babiwan : Bon bah à défaut de Super Saiyan, on a des Oozarus… *prend la fuite*]

Le Grand Prêtre du Men’s Love : TAGAME Gengoroh

Je vous parle de TAGAME depuis tout à l’heure. Mais vous allez me dire ….. (*Une main se lève* – C’est qui TAGAME ?). Bingo. Alors, TAGAME Gengoroh est connu pour être l’ambassadeur du manga gay en France et dans le monde. Influencé par les œuvres du Marquis de Sade, il commence à publier ses premières œuvres en 1982 à l’âge de 18 ans dans un magazine Yaoi. Plus tard, deux autres magazines gays publient ses œuvres dont le célèbre Barazoku. Sa carrière démarre en 1986, à l’âge de 22 ans. A 29 ans, il publie ses œuvres dans le magazine gay Badi puis avec deux collègues, il fonde le magazine gay G-men, ciblant un public plus mature. Aujourd’hui ses œuvres sont publiées dans Badi. Dans une anthologie (Massive – Gay Erotic Manga and the Men who make it), il recense des manga gay écrits des années plutôt ainsi que leurs auteurs. Plus tard, un éditeur américain (Picturebox), publie une anthologie des œuvres de TAGAME : The Passion of Gengoroth TAGAME.

Je vous invite fortement à lire cette interview réalisée en 2013. TAGAME y parle de son parcours mais aussi (et c’est ce qui rends l’interview ultra-intéressante) de la culture gay au Japon. En plus, on peut la replacer dans le contexte historique du manga. (Bon je vous cache pas qu’elle est assez longue).

Approved by Elearya

Le style de TAGAME mélange pornographie homosexuelle et Sado-Masochisme. Ses personnages sont des Bears (chara-design typique du Men’s Love : Corps poilus, musclés à souhait, extrêmement détaillés, grosses b…outeilles …. ). TAGAME est connu pour ses scénarii axés BDSM (acronyme mixant plusieurs abréviations en une : Bondage & Discipline, Domination & Soumission, Sado-Masochisme), violences sexuelles et tortures physiques. Il est assez récurrent de voir des viols ou des abus sexuels dans un contexte militaire. Je sais ce que vous vous dites [Particulièrement vous, Babiwan et Meepow] « Oh mon dieu ! On est allés trop loin, nos yeux saignent et notre cerveau tremble ! ». Mais je vous arrête. Ici je ne vais pas vous parler de violences sexuelles ou de SM [Note de Babiwan : heureusement pour nous !]. Je vais vous parler du tout dernier manga de TAGAME qui est .. Surprise ! Un Seinen ! Promis, y’a pas de pièges. La preuve : Le premier tome (sorti fin Mai 2015 au Japon) a été réimprimé au moins quatre fois en moins de deux mois, le premier tirage s’étant écoulé en seulement 3 jours !

tagame01gaymangapioniergengorohtagamecmichaelgawronskiphotography

Gengoroth TAGAME

J’ai testé pour vous : Otouto no Otto (Le Mari de Mon Frère)

Synopsis : 

On suit l’histoire de Yaichi et sa fille Kana, qui reçoivent un jour la visite de Mike, le mari du frère jumeau de Yaichi, arrivé directement du Canada. Yaichi devra alors revoir et repenser les stéréotypes absurdes qu’il avait sur les homos, tandis que Kana met régulièrement les pieds dans le plat, avec la naïveté et la franchise décapante propres aux enfants de son âge. Les deux hommes vont tout deux apprendre l’un de l’autre, entre Mike qui se familiarise avec les us et coutumes japonaises et Yaichi qui découvre la culture canadienne.

www.nautiljon.com

Aperçu :

  • Année de parution japonaise2015
  • Année de parution française : 2016 (Vous pouvez retrouver le Tome 1 à l’As de Trèfle ! Merci Sosoro 😉
  • Type : Seinen [Note Elearya : Ce manga traite bien de l’homosexualité masculine. Cependant, TAGAME Gengoroth a décidé de traiter le sujet afin de faire passer un message et d’en faire une oeuvre tout public. Ce Men’s Love est donc publié dans le magazine Gekkan Action (King’s Game – Origines, Orange) qui est un magazine Seinen !]
  • Genres : Comédie – Drame – Tranche de Vie
  • Auteur : TAGAME Gengoroh
  • Éditeur JAP : Futabasha
  • Éditeur FR : Akata

Mon avis :

Au niveau du manga en général : Je trouve le chara-design plutôt sympa et réaliste. Comme on pouvait s’y attendre, rien à voir avec les Bi-shonen des Yaoi. On reconnait la patte de TAGAME. Comme c’est un Seinen, contrairement à ses purs Men’s Love où l’on voit tout tout tout, il a pris le soin de censurer son oeuvre (du moins les grosses … parties intimes *Teehee*) tout en gardant les beaux corps musclés de ses bears (Bref, je vais pas faire un dessin. Imaginez juste Mike ou Yaichi nus avec plein de poils quoi :v ). On retrouve là un léger fan-service pour ses lecteurs habituels.

kawaitagame

Kana dessinée par TAGAME
Qui aurait cru qu’un jour un dessin de TAGAME serait aussi KAWAII ? QUI ?!

 

Au niveau du scénario :

Je pense que Yaichi incarne la société japonaise qui considère l’homosexualité comme un sujet tabou. Il est gêné lorsque Mike Flanagan débarque du Canada sans prévenir. Il garde une expression polie et calme devant lui, mais l’esprit blindé de préjugés, il s’insurge et l’insulte mentalement. En son for intérieur, il aimerait cracher ses propos et préjugés homophobes (Très bien représentés sous forme de petite bulles : TAGAME coupe la vignette en 2 et représente la même scène à l’identique 2 fois : En dessous, ce que Yaichi dit calmement à Mike et au dessus ce qu’il pense réellement). Par exemple, choqué que Mike révèle son lien marital avec son frère Ryoji à sa fille Kana, il en vient même à hurler que le mariage entre homme est impossible lorsque la jeune fille lui pose la question (alors que Mike lui réponds naturellement et calmement que oui).

De ce fait, Yaichi ne sait pas comment aborder cette situation… Cela lui laisse un gout amer dans la bouche (Chtap ! Vous imaginez quoi, là ?). A force de réflexions, il commence à se poser des questions. L’éducation qu’il a reçue (donc celle de 90% de la population de la planète), lui imposant une famille composée d’une femme, un mari et des enfants serait en fait obsolète [Note Elearya : Halleluiah ! Lynou, on touche au but !].

Kana, elle, est une enfant. Elle ne comprends pas ce qu’il se passe, son père lui ayant caché l’existence de son frère. Elle découvre alors l’univers de l’homosexualité avec une vision tout à fait innocente, tiraillée entre le point de vue de Yaichi et celui de Mike. Elle est tout excitée à l’idée de cet oncle canadien sorti de nulle part (sans mauvais jeu de mot). Elle ne sait rien de ce qui tracasse son père. Elle ne voit en Mike qu’un gros bûcheron à la barbe de Père Noel amusant et intriguant. Elle cherche tout de même à comprendre la relation de ses oncles mais enchaîne les gaffes des enfants de son âge, ce qui rajoute une touche d’humour au manga.

Mike quant à lui est plus serein. Il aborde le sujet avec Kana de façon tout à fait naturelle et tente de lui expliquer que sa relation avec son oncle (et l’homosexualité en général) ne sont en aucun cas des actes étranges, malgré les réticences de son beau frère. Il est tout excité à l’idée de découvrir le Japon, patrie de son mari (au sens propre comme au figuré ^^ ) et n’est pas en reste d’anecdotes à propos de Ryoji. Il apprends même des choses à Yaichi qu’il ignorait sur son propre frère jusqu’ici.

Il en résulte donc un contraste entre les deux hommes : Un Yaichi hésitant, méfiant, ignorant tout de son invité si spécial qui devra surmonter ses préjugés homophobes et accepter la réalité et un Mike, enjoué, ravi, qui assume complètement son homosexualité et tente de découvrir les coutumes japonaise tout en essayant de transmettre le militantisme LGBT à Yaichi (le Canada étant plus avancé que le Japon au niveau des droits des minorités). Ensemble, ils se découvriront l’un, l’autre (sans mauvais jeu de mots vaseux) et partageront leurs cultures et leurs points de vue, le tout accompagné des gaffes innocentes d’une petite fille espiègle et curieuse (Bon ok vous avez le droit à des pensées perverses innocentes).

Je trouve que l’auteur a eu une bonne idée d’écrire ce manga. A la fois pour parler d’un sujet sérieux et tabou au Japon avec beaucoup d’humour et promouvoir la culture gay. Il réponds à pas mal d’interrogation et de préjugés qu’on pourrait avoir sur les homosexuels. C’est une superbe façon de passer le message et de tenter de changer les mentalités au Japon et à l’international sachant que la plupart de ses œuvres restent relativement choquantes. En tout cas, j’espère vous avoir donné envie de le lire parce qu’il vaut vraiment le coup !

Bonne lecture ! :v

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321.

C’était ce que je voulais mettre originellement au début de l’article, surtout au vu de son titre, mais en réalité, nul besoin de le mettre. Elearya a su naviguer comme un bon capitaine pour vous présenter le Bara dans ses grandes lignes ainsi qu’un de ses auteurs phares (d’après ce que j’ai compris en lisant cet article, comme vous à l’instant) en se servant d’une oeuvre atypique et tout public réalisée par celui-ci. Ce qui permet de faire d’une pierre deux coups, et de réussir à vous présenter le Bara tout en nuances d’ombres (non il n’y en a pas 50, voyons !) et de vous dessiner habilement ses contours, sans avoir à mettre trop en lumière ce qui peut choquer au sein de ces œuvres (surtout quand on apprend la spécialité de l’auteur au sein du Bara, qui est donc hyper crue). D’un autre côté elle vous présente un succès littéraire qui a le mérite d’aborder des thématiques difficiles. Félicitations donc pour avoir rédigé cet article de qualité. Néanmoins, je précise que les propos des auteurs, surtout lorsqu’il s’agit d’engagements envers une certaine cause ou une autre (à degré divers), n’engagent qu’eux. … Et c’est sur ces paroles neutres qu’il se barra ! (Oups il a osé ! =D)]

[Edited by Babiwan]

Publicités

[Découverte] Le Manga en Cosplay (Partie 2)

Bon, alors voilà la suite de mon article sur le cosplay. Pour voir la première partie, c’est ici : https://manganc.wordpress.com/2016/06/29/decouverte-le-ma…cosplay-partie-1/

 Règlement pour le WSC (suite) :

B. Autres Modalités du Championnat

[1] Tous les vêtements, les accessoires portables (y compris les armes) et en particulier les réglages de la scène doivent être faits à la main. Utiliser des éléments disponibles dans le commerce tels que des répliques d’épées est interdit. […]

[2] Prendre toutes les précautions de sécurité avec des armes de scène et des accessoires. […]

[…]

[6] Il est interdit de copier directement des dessins originaux, des logos ou des arts graphiques à votre équipement ou des accessoires.

[7] S’il vous plaît préparez votre propre musique pour votre performance. […]. L’utilisation de la voix des acteurs de la voix d’œuvres originales dans votre musique est interdite. […].

[8] Lors de l’affichage des mots utilisés lors de la performance sur scène, de sous-titres japonais, nous vous recommandons d’utiliser votre langue maternelle pour vos discours.

[…]

[15] Il est interdit d’effectuer votre performance dans le public.

[…]

[18] L’ordre de performance est décidé par tirage au sort. […]

C. Critères de sélection pour le Championnat.

Le jugement est réalisé en deux parties : la performance sur scène et la qualité de l’artisanat du costume.

[1] Chaque juge sur scène du championnat de cosplay peut attribuer 10 points pour la Performance, 5 points pour l’Expression Scénique, et 5 points pour Character Fidelity, pour un total maximum de 20 points. […]

[2] Le jugement de l’artisanat du costume est effectué par les organisateurs nationaux avant le championnat et est ajouté au score du jugement sur scène. Chaque organisateur national peut donner jusqu’à 100 points […] : 40 points pour la précision du costume, 40 points pour la qualité du costume, 20 points pour la technique.

[…]

Contenus et Matériels Explicitement Interdits :

Ndlr : En gros, tout contenu impropre à la vente aux mineurs (18 ans ou moins). Bandes de pervers ! Ah et au fait, les œuvres éditées par la Shueisha (Bleach, Blue Exorcist, Death Note, Dragon Ball, Gintama…) sont interdites pour des questions de droits.


Du cosplay au manga, il n’y a qu’un pas.

Bon, maintenant que vous savez tout du cosplay et que vous êtes incollables sur le sujet, je vous propose de découvrir des mangas à travers nos personnages favoris. Les plus Otakus d’entre-vous reconnaîtront sûrement le manga au premier coup d’œil et d’autres auront peut-être un peu plus de mal. Les cosplays que j’ai pu prendre à la Japan Touch sont en partie manga et en partie Jeux-Vidéos et Films, donc il n’y en aura pas des masses pour traiter du sujet. De plus, ces cosplays ont été faits par des amateurs et donc, bien que l’on respecte le travail et les efforts de chacun, ils ne sont pas forcément de qualité. Pour ces deux raisons, je vous ai complété cet article par des cosplays fait par des professionnels  ! Enjoy !

DBZ

Piccolo, Tortue Géniale et Krilin de « Dragon Ball Z »

Dragon Ball : Bon, le premier qui me dit ne pas connaitre ce manga, je le découpe en (tout) petits morceaux, je les broie et les bois avec une paille. Dragon Ball est un des manga les plus populaires au monde.  Pour ceux qui malgré tout seraient passés à côté, Dragon Ball est un manga de TORIYAMA Akira (Dr Slump, L’apprenti Mangaka), paru en 1984 (Pfiouu ça ne nous rajeunit pas tout ça ! ). Le manga raconte l’histoire de San Goku, un petit garçon doté d’une queue de singe et d’une force impressionnante pour un garçon de son âge. Le petit Goku rencontre alors Bulma, une jeune fille à la recherche des 7 Dragon Balls qui, une fois réunies, exaucent n’importe quel souhait. Ça tombe bien, lui même possède une Dragon Ball qu’il tient de son grand père. Suite à un compromis, il part à la recherche des 7 boules de cristal en tant que garde du corps de Bulma. Au cours de ses aventures, Son Gôku rencontrera beaucoup d’amis comme Krillin, Yamsha, Kame Sennin, mais aussi beaucoup d’ennemis comme le Red Ribbon et Pïccolo…

Le manga a été décliné en de nombreux animes et films : Dragon Ball -1986-, Dragon Ball Z -1989- (Reprends 5 ans après le mariage de Son Goku), Dragon Ball GT -1996- (Se passe 10 ans après DBZ), Dragon Ball Kai -2009- (Nouvelle version de DBZ) et Dragon Ball Super -2015- (Suite directe de DBZ).


Madara

Madara Uchiha de « Naruto »

Naruto : Ici aussi, on a affaire à un manga cultissime qu’on ne présente plus, de KISHIMOTO Masashi (1999). Naruto Uzumaki, jeune garçon du village de Konoha, passe son temps à faire le cancre et les 400 coups pour fuir les moqueries de ses camarades. En effet, 12 ans plus tôt, alors qu’il n’était qu’un nouveau né, le quatrième Hokage sacrifia sa vie afin de sceller en lui Kyuubi, le démon Renard à 9 queues. Les Villageois ne faisant plus la différence entre le garçon et le démon ne font alors que le brimer. Naruto débute alors un entrainement ninja dans l’équipe 7 de Kakashi Hatake, aux côtés de Sasuke Uchiha et Sakura Haruno. Le jeune homme espère ainsi devenir Hokage et prouver sa valeur aux gens de son village. Mais le chemin est long et semé d’embûches et pour espérer atteindre son objectif, la première étape est de devenir Genin.

Naruto a lui aussi eu son lot d’adaptations. Naruto – 2002 à 2007- (Adaptation de l’enfance de Naruto) ; Naruto Shippuden – Depuis 2007, la diffusion est toujours en cours – (Adaptation de l’adolescence de Naruto). Onze films ont également vu le jour ainsi que des Spin-offs.


Méphisto

Méphistophélès de « Ao no Exorcist »

Ao no Exorcist : Manga de KATO Kazue (Space Travelers, Time Killers) paru en 2009, il est un peu moins connu que les précédents mais personnellement, j’ai bien kiffé. Rin Okumura est un jeune garçon adopté par des exorcistes. Un jour, il apprends par Satan que son père biologique n’est autre que le Malin lui-même mais refuse de l’accompagner dans son monde. Dévasté par la mort de son père adoptif, Rin ne peut se défaire des principes inculqués par ce dernier. Il décide alors d’accompagner son frère Yukio à l’Académie de la Croix-Vraie, dirigée par Méphistophélès. Il y étudie alors dans le but de devenir exorciste afin d’exterminer tous les démons, quitte à libérer la puissance démoniaque qui sommeille en lui, à chaque fois qu’il dégaine le katana de Satan.

Ao no Exorcist à vu son adaptation en anime en 2011, suivit par un OAV « Ao no Exorcist : Kuro no Iede », centré sur Kuro, le Bakeneko (Démon-chat à 2 queues) de Rin. Un film est également sorti en 2012.


OnS

Yuu et Mika de « Owari no Seraph »

Owari no Seraph : Il fallait que je vous parle de « Yaoi no Seraph », ne serait-ce que pour Meepow et Aline [Taunt de Babiwan : Meeka x Lyuu] ! Ce manga de KAGAMI Takaya (Dark Rabbit, Mokushiroku Alice) paru en 2012, raconte l’histoire de Yûichirô et Mikaela Hyakuya, 2 orphelins asservis par les vampires après l’épidémie ayant décimé les adultes. Déterminés à s’échapper de la sinistre ville de Sanguinem, ils sont rapidement attrapés par le noble vampire qui leur avait tendu un piège. Le faquin massacra leurs compagnons et Mika-chan se sacrifia pour permettre à Yuu-kun de s’échapper. (Awww si c’est pas troooooop romantique tout ça 😥 ). Une fois dehors, Yuu rencontre Glenn Ichinose, un adulte bien vivant ! Il se rend compte alors que cette histoire de massacre n’était peut-être qu’un leurre des vampires, mis en oeuvre pour asservir les enfants. Il décide alors de libérer les esclaves et de venger la mort de Mika en intégrant les forces de l’armée. Mais la vérité sur l’épidémie cache encore beaucoup de mystères et Yuu n’est pas au bout de ses surprises.

L’animé relatant ce magnifique Shonen-Ai (Oui parce que faut bien appeler un chat un chat, y’a limite un peu (beaucoup !) de « bromance » là-dedans et personne ne me persuadera du contraire !) est sorti en 2015 en 2 saisons.


Noragami

Yato, Hiyori et Yukine de « Noragami ».

Noragami : Par ADACHITOKA (2010). Ce manga est pour moi une pure merveille. Je pourrais rester plongée dans les profonds yeux bleus de Yato pendant des heures… *soupire*… Ben parlons-en de Yato ! C’est un dieu qui vit dans la rue et rêve d’avoir son propre temple (Paye ton dieu SDF wesh !). Il tente de protéger les humains des ayakashi (Concentrés d’émotions négatives. En quelques sorte, des démons) pour la modique somme de 5 yens. Il vient en aide à Mutsumi, une jeune fille harcelée par ces camarades. Suite à cette aventure, Tomone, son shinki (arme des dieux dans Noragami), souhaitera qu’il la libère, ne supportant plus ses méthodes douteuses. Yato partira alors sans armes. Lors d’une mission, il manquera de se faire écraser par un bus et un jeune fille, Hiyori Iki, encaissera le choc à sa place. Cette dernière se retrouvera alors maudite et demandera à Yato de l’aider à retrouver son état originel. En attendant de trouver une solution, sa condition lui permettra de découvrir un autre univers collé au sien, qui est aussi fascinant que dangereux : le monde des esprits. Par la suite, il rencontrera Yukine, une âme errante et décidera d’en faire son nouveau shinki. Et voilà, ils vont maintenant vivre tout un tas d’aventures tous les 3 et si vous voulez savoir lesquelles, ben cassez pas les ovaires et lisez le manga !

L’anime est décliné en 2 saisons : Noragami (2014) et Noragami ARAGOTO (2015). Noragami a également connu 3 OAV : « God’s Possession, God’s Curse » (2014) ; « A Promise in Spring » (2014) ; « Noragami Shuuishuu » (2015) et « Capypa Land » (03/2016)


Soma

Yukihira Soma de « Shokugeki no Soma »

Shokugeki no Soma : OMG le dernier tome est sorti, il faut absolument que je l’achète ! Hum, pardon. Donc, découvert par notre cher Prez’, Shokugeki no Soma (ou Food Wars pour les plus british d’entre vous) écrit par TSUKUDA Yuuto et Tosh (2012) est centré, évidemment, sur Soma Yukihira. Ce jeune garçon n’a qu’un rêve, surpasser son père, cuisinier de talent et de reprendre le restaurant familial. Cependant, ce dernier décide de l’inscrire à Tootsuki, une école de cuisine dont seulement 10% des étudiants ressortent diplômés. Déterminé à prouver que la cuisine est un art propre à chacun et que personne n’a à dicter à qui que ce soit comment cuisiner, Soma n’a qu’un but, faire parti du conseil des 10 maîtres, les 10 meilleurs élèves cuisiniers de l’Académie. Mais les autres élèves, issus de prestigieuses familles gastronomiques, ne voient en lui qu’un petit rigolo inculte qui ne prends pas la cuisine au sérieux et ne sait même pas faire cuire des tentacules de kraken. Mais c’est sans compter sur ses amis du dortoir de l’Etoile Polaire et d’Erina Nakiri que Soma propulsera sa cuisine au sommet de Tootsuki, balayant de « grands chefs » au passage.

La saison 1 est sortie l’année dernière (2015) bande de petits rigolos incultes ! Allez la regarder tout de suite et n’oubliez pas de nettoyer en partant, sales pervers ! Et pour vos ovai… euh .. papilles, la seconde Saison est prévue pour cet été 2016 !! 😀 Elle reprendra lors de la finale des élections d’Automne.


Sora

Sora de « No game no Life »

No game No Life : Sora et sa soeur Shiro sont des hikikkomori, des vrais geeks qui ne sortent jamais de chez eux car la vie ressemble à un jeu pourri (Ouais j’avoue que le serveur Vie Réelle 2.0 a un gameplay à chi**). Les deux jeunes gens sont devenus des joueurs invaincus qui sévissent sur les jeux en lignes sous le pseudo『  』, un espace blanc. Un jour, ils sont défiés par un mystérieux joueur lors d’une partie d’échecs . Ils s’agit de Tet, le dieu de Disboard, un monde où la violence à été bannie et où tous les conflits se règlent par le jeu. 16 races classées en fonction de leur puissance et de leur magie, sont symbolisée par une pièce d’échec. Récupérer ces 16 pièces revient à détrôner Tet et de prendre sa place de Seul Vrai Dieu.  Ce dernier, conscient que son titre est en jeu, se montre particulièrement amusé lorsque Sora et Shiro se mettent en tête de sauver Imanity et de la remonter au classement afin d’amorcer leur conquête de Disboard.

Cet anime nous est parvenu lors de la saison Printemps 2014 grâce aux studios Madhouse (Black Lagoon, Claymore, Overlord, One Punch-Man…) et a eu le droit à un OAV « Special » lors de l’Eté 2014. Il a été adapté du light novel du même nom de Kamiya Yuu (No game no Life, Clockwork Planet) qui est paru uniquement au japon en 2012.


Allen

Allen Walker de « D-Gray-Man »

D-Gray-Man : Allen est un jeune orphelin recueilli par Mana Walker. Ce dernier meurt subitement et le mystérieux Comte Millénaire propose alors à Allen de le ressusciter. Il accepte mais le Comte est en fait un être maléfique, qui transforme les âmes en Akuma, démons nuisibles aux humains. Mana devient l’un d’entre-eux sous les yeux désespérés d’Allen. Ce dernier découvre une Innocence dans sa main gauche, arme divine destinée à vaincre les Akuma. S’engage alors un combat contre le Comte dont il ressort avec une malédiction de son père sur son œil gauche. Il rencontre ensuite Marian Cross, exorciste renommé, qui fait de lui son disciple. Il est envoyé à la Congrégation de l’Ombre pour rechercher les Innocences à travers le monde avec Lenalee, Kanda et Lavi.

Lynou vous recommande particulièrement le manga papier pour celui là. Disponible chez Glénat, il a été écrit par Hoshino Katsura en 2004. Un light novel avec des histoires supplémentaires est paru en 2005. D-Gray-Man fait aussi des apparitions dans certains jeux vidéos comme J-Stars Victory VS (PS3, PS Vita) ou Jump Super Stars (DS). Au fait, la saison 2 de l’anime est prévue pour cet été 2016 !! 😀 Elle reprendra à partir de l’arc Alma Karma. Elle fait suite à une première adaptation de 103 épisodes diffusée à l’Automne 2006, dont les fans attendaient vivement la suite… (10 ans qu’on l’attendait ! Et on a oublié le début donc faut se retaper 103 épisodes pour au final une saison de 13 épisodes, à cause de ces fromages !)

Akuma

Bon ça c’est moi qui vous le dit : Le prénom Akuma à été interdit au Japon depuis qu’un couple ai voulu donner ce prénom à leur enfant en 1993. Faut dire aux parents d’arrêter de fumer la moquette, sans blague ! Parce que, avouez, c’est pas cool de s’appeler « Diable », « Belzébuth » ou « Satan », hein u_u ….

[Note de Babiwan : Oui mais Akuma, dans Street, il est trop classe quoi ! Qui ne veut pas avoir un gamin capable de balancer des boules de feu violettes à la tronche ? Personne ? Petits joueurs…]


Yuno Gasai

Yuno Gasai de « Mirai Nikki »

Mirai Nikki : Qui n’a jamais entendu parler de Yuno Gasai, LA référence des Yandere par excellence. La yandere affiche un caractère affectueux, parfois timide, mais lorsqu’elle est amoureuse, révèle un côté bien plus sombre, et tombe dans la violence et la psychose, allant parfois jusqu’au meurtre. Donc, notre cher Yuno, éperdument amoureuse de Yukiteru, sous ses airs kawaii, cache en réalité une dangereuse psychopathe qui se bat avec une hache (Yunogami-Sama \^o^/) pour le protéger des méchantes personnes qui veulent le tuer. En effet, Yukiteru était un étudiant normal, plutôt asocial, qui écrivait un journal dans son téléphone portable et discutait avec son ami imaginaire, Deus Ex Machina. Mais Deus se révèle pas si irréel que ça. S’ennuyant dans sa dimension avec Murmur la chibi-succube, il met en place (une fois n’est pas coutume), un Survival Game IRL (Haaaa les mangaka font tellement preuve d’imagination !). Yuki se voit alors entraîner dans un combat à mort avec 11 autres personnes. Le dernier survivant aura le privilège de prendre la place de Deus et de devenir Dieu (Oui parce que Deus en latin, ça veut dire Dieu. Deus Ex Machina = Dieu est la machine. WESH MAGGLE ! [Note de Babiwan : Ouais enfin c’est surtout l’astuce utilisée pour sauver une situation en dehors de toute logique, genre comme à la fin de C***** ! Quand ***** Bah il est vi**** grâce à la volonté des gentils elfes de la forêt alors qu’il était MORT ! Mais Osef, les gentils elfes étaient là, alors le scénario vous savez…]. Le journal de Yuki se voit alors écrit à l’avance, dévoilant alors l’avenir du jeune homme. Evidemment, Yuno aussi a un journal et celui-ci est basé sur ….. Yuki (Quelle surprise !). Yuki étant le favori du jeu (First = 1er), les autres vont s’acharner sur lui et Yuno, armée de ses couteaux, n’a pas l’intention de laisser qui que se soit toucher un seul cheveu de son Yukiteru adoré.

Mirai Nikki est un manga écrit par ESUNO Sakae (Mirai Nikki, Big Order) en 2009. L’adaptation en anime, réalisé par les studio Asread (Corpse Party, YuuShibu, Big Order…) est diffusée lors de l’Automne 2011. Un OAV est sorti avant l’anime, en 2010 mais un second OAV de 30 min parait en 2013. Il raconte les événements, se passant après la fin de l’anime.  Un Light Novel ainsi qu’un drama sont également parus en 2012.

Yandere


Saint Seiya

Hyôga du Cygne de « Saint Seiya » (et un genderswap rien que pour vous messieurs !)

Saint Seiya : Tout le monde connaît Saint Seiya (de KURUMADA Masami (Ring ni Kakero, Fûma no Kojiro…), édité par la Shueisha et manga culte des années 80 (Sortie JP : 1986 – Anime : 1986 – 1989 – Sortie FR : 1997). [Comment ça, je suis vieille ?! ]. Donc dans ce manga, nous suivons les aventures de Seiya, un orphelin de 13 ans, convoqué avec 10 autres garçons, par la fondation Kido. Sa mission est de ramener des Armures de Bronze au Japon. Celle-ci est un succès et les jeunes gens sont contraints de s’affronter lors d’un tournoi organisé par la fondation. L’enjeu est une Armure d’Or, celle du Sagittaire, mais celle-ci est dérobée avant la fin du tournoi. Seiya découvrira que ce vol implique le Sanctuaire en Grèce, ou résident les 12 Chevaliers d’Or ainsi que leur chef : Le Grand Pope. Leur cible ? Saori Kido, qui est en réalité la réincarnation d’Athéna.

Les différentes adaptations en anime et dérivés ? Y’en a à la pelle alors je les citerai pas tous 😀

Niveau manga : On a eu un préquel (Saint Seiya : The Lost Canvas – La Légende d’Hadès de TESHIROGI Shiori) édité en 2006 par les éditions Akita Shoten [Note de Babiwan : Néanmoins, au vu des événements de Next Dimension, on peut se demander si les événements de The Lost Canvas ne se déroulent pas dans un Univers parallèle] et une suite (Saint Seiya Omega Shinsei sei Tanjō-hen de Bau), éditée en 2013 par Kadokawa Shoten et qui reprend le second arc de l’anime Saint Seiya Omega, qui débute après le combat contre Abzu. (Ainsi qu’une pléthore d’adaptations et de suite diverses et variées…)

Niveau anime : L’adaptation principale en anime (Saint Seiya) est diffusée en 1986 et est éditée par AB Vidéo [ça sortait en VHS à l’époque !]. La suite (Saint Seiya Omega) édité en 2012 par la Toei Animation se passe environ 25 ans après les derniers événements de Saint Seiya. Le personnage principal est le nouveau Chevalier Pégase : KôgaSaint Seiya : The Lost Canvas – La Légende d’Hadès a également eu droit à une adaptation en 2 OAV, le premier en 2009 (Saint Seiya : The Lost Canvas) par AB Video et le second en 2011 par les studios TMS Entertainment (Saint Seiya : The Lost Canvas – Saison 2). Plus récemment, une histoire alternative est réalisée en 2015 par la Toei Animation (Saint Seiya : Soul of Gold) et prend place peu de temps après la destruction du Mur des Lamentations par les Gold Saints d’Athéna. L’action se déroule sur les terres d’Asgard et met en scène les valeureux Gold Saints revenus miraculeusement à la vie. Mais le pire je pense, reste cette abomination d’adaptation en film (Saint Seiya : La Légende du Sanctuaire de 2014, réalisé par SATO Keiichi). Ce film, entièrement réalisé grâce à la technologie CGI, est produit à l’occasion des 25 ans de la série. Il reprend, en 3D, l’arc du Sancturaire (début du manga Saint Seiya). (On peut aussi noter la production d’une pléthore de films et d’OAV divers et variés…).


Galerie Cosplay :

Voici pour conclure, un petit diaporama des cosplays que j’ai pu croiser à la Japan Touch de Lyon 😉 On respecte le travail d’autrui, s’il vous plait et on insulte pas les réalisations que vous pouvez trouver limitées. Tout le monde n’a pas les moyens et le savoir faire pour réaliser des cosplays parfaits. Enjoy !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

[Edited and approved by Babiwan industries]

[Découverte] Le Manga en Cosplay (Partie 1)

Salut à tous, les poulpitos ! Je reviens avec un nouvel article, cette fois avec du cosplay. Dans un précédent article, je vous avais parlé de la convention Lyonnaise à laquelle j’ai participé : La Japan Touch https://wordpress.com/stats/insights/manganc.wordpress.com). Et bien j’y suis retournée pour la seconde année consécutive. Bien évidemment, j’ai croisé nombre de cosplays, tant de mangas que de jeux-vidéos ou de films. J’ai donc eu l’idée de vous faire découvrir quelques mangas à travers cet incontournable de la pop-culture japonaise qu’est le cosplay ! C’est parti !

Qu’est ce que le cosplay ?

           Le Cosplay (ou Costume-Playing) a été découvert dans les années 80-90 par les japonais qui vont alors lui donner une dimension incroyable. Les collégiens, lycéens et étudiants se réunissent principalement dans les quartiers d’Harajuku et de Shinjuku pour incarner leurs personnages préférés. Les jeunes gens ne se limitent pas à enfiler la tenue de leur héros favori. Les cosplayeurs donnent vie au manga, dans la vraie vie. Ils se mettent alors totalement dans la peau d’un personnage de la pop-culture (Prenant principalement comme source d’inspiration le manga au Japon, mais aussi des jeux-vidéos, des films… ). Ils se fondent dans la peau du personnage jusqu’à imiter son attitude et ses mimiques. Prenez par exemple ce monsieur (ou cette madame !) que j’ai rencontré à la convention et qui imite Jack Sparrow à la perfection xD.

[Note de Babiwan : Retenez bien qu’il s’agit ici de son cousin François s’il vous plaît : Jacques C’est Par Où ?
Ps : à ceux qui ont capté la référence, GG on est pas des Noobs quand même 😉 ]

ezgif.com-gif-maker

Tout du moins …. C’EST CE QUE VOUS PENSIEZ HEIN ? HAHA JE VOUS AI EU ! Les Japonais n’ont pas inventé le Cosplay mais ont contribué à le populariser !

Point Confiture : Pour que vous rameniez moins votre fraise et que vous arrêtez d’avoir le melon à raconter des salades.Bannière 2

           Contrairement aux idées reçues, le cosplay s’est développé aux Etats-Unis, dans les années 1970-1980 suite a la sortie des sagas à succès Star Wars et Star Trek. Les fans se déguisaient en leurs personnages favoris lors de la projection d’avant premières. Le terme Cosplay n’est apparu au Japon qu’à la fin des années 1990, inventé par un journaliste nippon, se rendant à l’une de ces conventions.

On considère d’ailleurs que le premier cosplayer est un homme nommé Forrest J Ackerman qui, en 1939, débarque déguisé en homme du futur au WorldCon, une convention sur la science-fiction.

[Note de Babiwan : Ce jour là, l’humanité reçut un bien sinistre avertissement pour s’en rappeler…]

Le Cosplay : des thèmes de plus en plus variés.

Les thèmes des cosplays sont de plus en plus variés. Si le mouvement a commencé avec des sagas à succès de Science-Fiction aux Etats-Unis, puis les Mangas au Japon, les héros Marvel et DC-Comics ont rapidement suivi. Le développement des Jeux-Vidéos a lui aussi trouvé sa large communauté de fans et les séries télévisées ne sont pas en reste avec leurs nouveaux adeptes grandissants.

Voici les cosplays les plus représentés (que j’ai pu croiser dans les conventions) en fonction des thèmes. La liste n’est bien sûr, pas exhaustive :

  • Science-fiction : Star-Wars, Star Trek, aux origines, puis Le Seigneur des Anneaux ou encore … Non. Star Wars reste LE cosplay de SF par excellence, désolée .. ^^
  • Manga : Thème le plus ultra-méga-large. (Evidemment ! Huehuehuehuehue…) On trouve absolument de tout et n’importe quoi. Au vu du nombre de mangas existant, il presque difficile de trouver deux fois le même cosplay dans une même convention. Certains mangas dérogent toute fois à la règle comme Naruto, Sailor Moon (Magical girls comme Magical Boys !), Luffy ou Portgas. D. Ace (One Piece) aux débuts, mais les nouvelles séries engagent désormais une lutte féroce avec Eren, Levi, Mikasa et toute la Team du bataillon d’exploration (Shingeki no Kyojin), Kirito et Asuna (Sword Art Online) et plus récemment, Mika, Yuu et Shinoa (Owari (Yaoi !) no Seraph) ou Saitama (One Punch Man).
  • Super Héros : Principalement Les X-Men et Les Avengers mais Batman, Superman et Catwoman ont aussi leurs représentants. Plus récemment, Deadpool splash les Comic-Con. (Evidemment, avec l’explosion de son film en 2016, même pas besoin d’astiquer le manche ! C’est-tout-pour-moi-merci-au-revoir u_u)
  • Super-Vilains : Bien sûr que si y’a des Super-Héros, Y’a des Super-Vilains. Et la Palme reviens au couple mythique du Joker et Harley Queen. Vous pourrez certainement croiser la jalouse Poison Ivy les stalker derrière un coin sombre.
  • Jeux-vidéos : Bon, pas besoin de citer Link (The Legend of Zelda) ou Mario. Mais le jeu qui défonce tout, reste la célèbre franchise de Square Enix (Final Fantasy). Cloud et Lightning sont en première position. Mais j’ai pu croiser un certain nombre d’Aerith, Tifa, Squall, Vincent ou Zack. Le jeu PC de Riot GameLeague of Legends, connait de plus en plus de rassemblement de fans également.
  • Séries : Principalement A Game of Thrones, The Walking Dead et Doctor Who.

Les sous-genres du cosplay :

De nombreuses tendances ont inspiré le Cosplay notamment à cause des concours. Lors des concours de Cosplay, il est mal vu d’arborer un Cosplay tout fait, acheté sur Internet, le but étant de confectionner sois-même son Cosplay avec amour. Eh oui ! Sois tu es un Otaku passionné et tu t’acharnes avec efforts, sois tu as la flemme et tu ne l’es pas, manant ! Pour pallier à cette éventualité, les Cosplayers ont fait preuve d’une imagination débordante afin de trouver des idées pour la fabrication de leurs Cosplays. De là, sont nés ses dérivés. Je vous donne des idées pour le Week-End Geek, bande de mécréants alors remerciez (vénérez) – moi ! 😮

Crossplay

Sailor Moon et Kuroko

Cross-play : Ce genre représente le fait de se déguiser en un personnage de sexe opposé. Un garçon se cosplayera en personnage féminin et une fille, en personnage masculin. Le cosplayer  cherche à recréer l’apparence de son personnage le plus fidèlement possible, ce qui implique donc de chercher à cacher les attributs de son genre. Par exemple si une femme choisit de cosplayer un personnage masculin, elle devra cacher sa poitrine.

On remarque que les très bons crossplayers peuvent facilement tromper un oeil non averti sur leur vrai genre, c’est là tout le défi du crossplay ! Le maquillage, les lentilles et les perruques permettent de faire des miracles. Le compliment le plus gratifiant que l’on peut vous faire, c’est “tu ressembles à un garçon !” (ou une fille).  Le travail sur les gestes et attitudes permet aussi de renforcer l’illusion.

Sur ces photos, Sailor Moon (Sailor Moon), personnage féminin est interprétée par un charmant monsieur alors que Kuroko (Kuroko no Basket), personnage masculin est interprété par une charmante demoiselle 😉 Avouez que ce cosplay avec Tetsuya (le chien) est assez bluffant, non !

[Note de Babiwan : Ah j’avoue. Franchement le cosplay du chien est bluffant.]

La frontière entre le crossplay et le genderswap est très mince. C’est pourquoi, les deux sont souvent confondus.


Genderswap

Genderswap. De gauche à droite : Naruto, Maléfique, Princesse Mononoke, Les Avengers, Pocahontas.

Genderswap : Littéralement « Changement de sexe ». C’est une alternative plutôt intéressante au Crossplay pour ceux et celle ne souhaitant pas se travestir ! Le but étant de changer non pas son propre genre, mais le genre d’un personnage de sexe opposé. Un personnage masculin est féminisé et un personnage féminin, masculinisé. Une sous-catégorie du genderswap sont les cosplays version sexy. Le plus souvent, des personnages masculins sont repris pour en faire une version féminine sexy mais l’inverse est aussi possible.

Ici on a donc Naruto dans sa version « Sexy Jutsu » féminine pour vous Messieurs. Ha oui ! Y’a des nuages, désolée ^^ ». [Note de Babiwan : Attends, mais en fait, vu que quand Naruto fait son sexy no jutsu il se transforme physiquement en femme, est ce que ce ne serait pas un simple cosplay non genderswapisé ? TIN TIN TIN ! ]. Et comme y’a pas de raison que la femme soit sexualisée un magnifique cosplay au masculin de Maléfique (La Belle au Bois Dormant), rien que pour vous Mesdames. Hummmm tellement sexy qu’on en mangerais ! Princesse Mononoke et Ashitaka ont visiblement échangé leurs genres (c’est extrêmement suspect tout ça… ). Les Avengers ont vraiment de la chance d’avoir Captain America et Thor, vous ne trouvez pas ! Les filles, entre nous : Pocahontas a plus de charme (et d’abdos :3 ) que Kocoum finalement, non ?

Personnellement, en ce qui concerne les versions sexy, je trouve que beaucoup de ces Cosplays sont repris dans des versions féminines très déshabillées, ce qui sur-sexualise la femme (Féminisme, bonjour ! x) ), mais heureusement, certaines femmes (et hommes !) réussissent très bien à faire des versions masculines très sexy des personnages (merci les Japonais encore une fois x’D ) pour rattraper tout ça !


Gijinka

Gijinka. De gauche à droite : Pokémon, Zootopia, Dragon, Pokémon, Pokémon.

Gijinka : Ce genre de Cosplay consiste à faire une version humaine de n’importe quel créature … non humaine ! Genre, les trucs, animal, alien, choses, machins kawaii … Style Dango de Clannad (Bon, le premier qui arrive à cosplayer une boule de riz, il m’appelle, hein !), Luna de Sailor Moon … En général, cela s’applique à Pokémon vu que y’a à peu près 700 créatures cheloues (enfin 151 Pokémons et 649 animaux, objets, nourriture … enfin tout sauf des Pokémons, quoi).

Nous avons par exemple, une jolie petite Pikachu absolument kawaii, un Triopikeur très Sexy (Regardez-moi ces abdos ! xD) et un Noadkoko…. (Bon ok, celui-là je vous l’ai mis parce qu’il est vraiment GOLD !! XD)

Mais pas seulement. Un gijinka peut sortir de votre imaginaire, comme ce dragon réalisé par cette jolie demoiselle. Ou encore d’un film d’animation, comme ces cosplay de Nick et Judy (Zootopia), réalisés par 小柔SeeU. Je vous donne leur Facebook, parce qu’ils sont vraiment forts (et la fille est juste trop mignonne ❤ ).


Cross-over

« Liche Queen Elsa » ; « Sailor Rapuzel » ; « Legend of Titan »

Cross-Over : Vous êtes fan de deux univers ? Pas de problèmes, le cross-over est fait pour vous ! Vous pouvez mélanger des univers différents : Mangas, films, jeux … ou même mélanger les genres ! Tout est possible avec le cosplay ! Pourquoi pas mixer Raiponce dans la tenue de Daenerys (Game of Thrones) avec Pascal en dragon,vous voyez l’idée ? Ce genre de cosplay n’est pas facile à mettre en oeuvre, il faut trouver l’inspiration. Mais le nombre de portes et de mélanges est infini. Vous pouvez également mixer les versions. Par exemple, un truc tout mignon, version zombie, ou à l’inverse, un truc dégueulasse en version kawaii (Style un Titan avec une robe de loli pour faire peur au Vice !)

Pour les joueurs de WoW, (World of Warcraft de son petit nom), vous pouvez trouver un splendide cosplay du Roi Liche mixé avec Elsa de La Reine des Neiges. Sailor Moon est très utilisée comme base de Cross-Over, comme ici avec Raiponce. Voici pour vous un exemple de Cross-Over Princesses Disney/Sailor Moon, lors de la Japan Expo Sud 2012. Les garçons ne sont pas en reste avec les jeux videos (Bande de Geeks ! Dit celle qui passe ses journées à jouer xD ). Un jeune Link (The Legend of Zelda) – OUI C’EST  LINK BORDEL DE C** !! PAS ZELDA !!! LINK !! – part à la chasse aux Titans dans l’uniforme remastérisé, assez classe, d’Eren Jager (Shingeki no Kyojin)


Dérivés du cosplay : Ce ne sont pas des cosplays à proprement parler, mais ils en découlent :

Steampunk

De gauche à droite : Fursuit de Totoro ; Ero Lolita ; Steampunk ; Sweet Lolita ; Gothic Lolita ; Steampunk

  • Le fursuit : Il s’agit là de prendre la forme d’un animal, tels que Luna (Sailor Moon), Happy (Fairy Tail), ou encore Keroberos (Card Captor Sakura). Un Fursuit très réussi de Totoro à été aperçu à un arrêt de bus au Japon (voir photo).
  • Les lolitas : Les lolitas sont inspirées de l’époque Victorienne. Elles arborent des jupes et robes bouffante, dentelles, des rubants, des serre-têtes… et se déclinent en plusieurs catégorie (trop pour toutes les nommer). On peut définir les « Sweet Lolita » pour la douceur, les « Gothic Lolita » pour un côté plus sombre, les « Ero Lolita » pour un côté plus provoquant … Notez que l’ « Ero Lolita » de la photo est mixée avec une « Hime Lolita » pour un côté plus … princier 😉
  • Le Steampunk : Inspiré de la révolution industrielle, et du XIXe siècle, c’est un univers sur les machines à vapeur, les engrenages, la montre à gousset, les bras mécaniques…

 


World Cosplay Summit

logo_wcs2016_mini-thumb-400xauto-1820

Logo du World Cosplay Summit 2016

Le WCS (Sommet Mondial du Cosplay), est LA convention annuelle de cosplay par excellence. Il sert de référence mondiale pour les concours de Cosplay et est organisé par TV Aichi. Il se tient à Nagoya, au Japon et la France y participe depuis ses débuts en 2003. Dès 2005, l’événement propose un concours : le Cosplay Championship, qui réunit une dizaine de binômes sélectionnés dans divers pays à travers le monde. Les sélections se déroulent durant l’année dans les pays participants. En France, les sélections ont lieu lors de la Japan Expo. Depuis 2006, le WSC se déroule sur deux journées : la Parade des Cosplayers à Osu d’abord et le Cosplay Championship ensuite.

 Règlement pour le WSC :

Comme toutes les conventions, le WCS comporte des règles. En vertu de son statut de Référence Internationale, le WCS comporte un règlement adapté et différent des conventions et concours classiques.

Je vous mets ici les règles pour ceux que ça intéresse. Elles sont tirées du site officiel du World Cosplay Summit, donc soit en japonais, soit en anglais. Je vais essayer d’en traduire quelques unes pour vous vous vu que je suis sympa et que je trouverais ça super cool que des Calédoniens soient sélectionné un jour (Même si j’en doute très fortement ❤) : http://www.worldcosplaysummit.jp/en/about/regulations.html

A. Règles de participation au WCS pour les Régions et Pays représentés.

[1]  Une seule équipe de 2 cosplayers représentera chaque pays ou région.

[2]  Vous devez posséder la nationalité ou une résidence permanente dans le pays ou la région représentée. […]

[…]

[5]  Les costumes portés pendant le World Cosplay Summit doivent être tirés d’anime japonais, de manga, de tokusatsu (Ndlr : Les tokusatsu, contraction de tokushu satsuei qui signifie « effets spéciaux », sont des séries télévisées japonaises très riches en effets spéciaux. Merci Wikipedia.) ou de jeux vidéo.

  • Les Doujinshi et les personnages issus de films type « Live-Action » basés sur des anime ou des manga sont interdits (Ex : Dragon Ball Evolution … etc…)
  • Quand le costume est tiré d’un jeu, le personnage doit être reconnu au Japon. (Ex : Pas de personnage de Disney ou Star Wars même si le jeu a été produit au Japon).

[6] Les costumes doivent être impérativement fait main par les participants eux-mêmes. Les pièces et cosplays disponibles dans les costumes ne sont pas autorisés. […]

[…]

[9]  Vous devez être âgé de 18 ans ou plus quand vous viendrez au Japon. […]

[…]

La suite au prochain épisode ! Eh oui ! Cet article allait être trop long alors je l’ai coupé en 2. Pour voir la suite, c’est ici : 

https://manganc.wordpress.com/2016/07/24/decouverte-le-ma…cosplay-partie-2/