Les Chroniques d’Elearya #1 – Les Démographies Méconnues : Le Bara à travers « Otouto no Otto »

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321. Voir à la fin pourquoi c’est barré.]

Eh oui ! C’est encore moi ! Je viens encore vous embêter. Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un genre démographique peu connu en Occident : Le Bara. Ne vous méprenez pas, je ne vous encourage pas à lire ces œuvres (Sauf si vous souhaitez que votre âme s’envole vers d’autres cieux et ne revienne jamais). C’est simplement pour votre pauvre petite culture générale d’Otaku. Venez-donc avec moi parcourir les bas-fond du manga et désintégrer votre âme 😉

[Note de Babiwan : et je vous accompagnerais (y’a pas de « s » au futur du singulier de la première personne, correcteur à la noix :p .) donc au cœur de l’enfer contre mon gré, au fur et à mesure de ma correction. Espérons survivre à cette expérience.]

Préambule :

Otouto no Otto (Le Mari de mon Frère) raconte l’histoire de Yaichi et sa fille Kana qui vont voir débarquer Mike Flanagan dans leur vie. Cependant, ce récit n’a RIEN A VOIR avec les œuvres habituelles de son auteur, TAGAME Gengoroth, si tant est que vous en aviez déjà entendu parler. C’est un Seinen. Pas de SM, pas de viols, aucune violence. Juste une ambiance calme et … Slice of Life. On se prépare au pire ….. pour rien [N’est ce pas Meepow-Sensei]. Pas une seule scène de sexe à l’horizon. Seulement un léger fan-service gay 😉

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Couverture du Tome 1

Un peu d’histoire :

Le terme bara (薔薇) signifie la rose en japonais. Ce terme viendrait d’un recueil de photographies homoérotiques publié en 1963 par MISHIMA Yukio et HOSOE Eikoh : Bara-kei (薔薇刑, tué par les roses). La symbolique de la rose est par la suite renforcée par le premier magazine gay japonais paru dans les années 60 : Barazoku. A partir des années 1980, il est utilisé pour désigner le cinéma gay : bara-eiga (薔薇映画, film de la rose).

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Couverture du magazine « Barazoku » dans les années 80.
[Note Elearya : Meepow ! Elle me fait pensé à Free! :v ]
Le saviez-vous ? : Le terme bara fut repris par les japonais hétérosexuels pour désigner les homosexuels. En ce sens, c’est un terme péjoratif malheureusement utilisé en Occident pour désigner ce que les japonais appellent le men’s love (メンズラブ, menzu rabu). 

Qu’est ce que le Men’s Love (ou Bara) ?

Le Men’s Love est un genre démographique traitant de l’homosexualité masculine. Il est donc étroitement lié au Yaoi (Boy’s Love), de part son contenu. Cependant, la grande différence entre le Men’s Love et le Yaoi, sera le public cible, et par conséquent, le magazine de publication. Le public cible du Yaoi reste principalement des femmes, à la recherche d’une romance passionnée et fantasmée, qu’elles ne trouvent pas forcément dans les Shojo (où l’héroïne est souvent niaise et sans saveur [Note Elearya : Non ça ne sens pas DU TOUT le vécu ! ]) ou le Hentai (qui cible ici, principalement des hommes et donc où la femme est perçue comme un objet sexuel). Le public cible du Men’s Love est quand à lui, des hommes homosexuels ou bisexuels qui recherchent un transcription plus réaliste des différents partenaires sexuels ou des types de relations recherchés par les gays. Ainsi, les Bears (De l’anglais qui signifie ours : personnages musclés, poilus et baraqués) des Men’s Love sont bien loin des Bi-shonen (éphèbes au physique androgyne) des Yaoi. De plus, contrairement aux Boy’s Love, les scènes de sexe ne sont en aucun cas cachées. [Note Elearya : Bon ok. On trouve quand même pas mal de Yaoi non-censurés. Mais y’a quand même plus de retenue que dans le Men’s Love].

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Couvertures du vol.2 de Goku : L’île aux prisonniers (TAGAME) et de
l’Anthologie de ses oeuvres (The Passion of Gengoroth TAGAME)
On retrouve ici le style typique des Bears poilus et baraqués

[Remarque de Babiwan : Bon bah à défaut de Super Saiyan, on a des Oozarus… *prend la fuite*]

Le Grand Prêtre du Men’s Love : TAGAME Gengoroh

Je vous parle de TAGAME depuis tout à l’heure. Mais vous allez me dire ….. (*Une main se lève* – C’est qui TAGAME ?). Bingo. Alors, TAGAME Gengoroh est connu pour être l’ambassadeur du manga gay en France et dans le monde. Influencé par les œuvres du Marquis de Sade, il commence à publier ses premières œuvres en 1982 à l’âge de 18 ans dans un magazine Yaoi. Plus tard, deux autres magazines gays publient ses œuvres dont le célèbre Barazoku. Sa carrière démarre en 1986, à l’âge de 22 ans. A 29 ans, il publie ses œuvres dans le magazine gay Badi puis avec deux collègues, il fonde le magazine gay G-men, ciblant un public plus mature. Aujourd’hui ses œuvres sont publiées dans Badi. Dans une anthologie (Massive – Gay Erotic Manga and the Men who make it), il recense des manga gay écrits des années plutôt ainsi que leurs auteurs. Plus tard, un éditeur américain (Picturebox), publie une anthologie des œuvres de TAGAME : The Passion of Gengoroth TAGAME.

Je vous invite fortement à lire cette interview réalisée en 2013. TAGAME y parle de son parcours mais aussi (et c’est ce qui rends l’interview ultra-intéressante) de la culture gay au Japon. En plus, on peut la replacer dans le contexte historique du manga. (Bon je vous cache pas qu’elle est assez longue).

Approved by Elearya

Le style de TAGAME mélange pornographie homosexuelle et Sado-Masochisme. Ses personnages sont des Bears (chara-design typique du Men’s Love : Corps poilus, musclés à souhait, extrêmement détaillés, grosses b…outeilles …. ). TAGAME est connu pour ses scénarii axés BDSM (acronyme mixant plusieurs abréviations en une : Bondage & Discipline, Domination & Soumission, Sado-Masochisme), violences sexuelles et tortures physiques. Il est assez récurrent de voir des viols ou des abus sexuels dans un contexte militaire. Je sais ce que vous vous dites [Particulièrement vous, Babiwan et Meepow] « Oh mon dieu ! On est allés trop loin, nos yeux saignent et notre cerveau tremble ! ». Mais je vous arrête. Ici je ne vais pas vous parler de violences sexuelles ou de SM [Note de Babiwan : heureusement pour nous !]. Je vais vous parler du tout dernier manga de TAGAME qui est .. Surprise ! Un Seinen ! Promis, y’a pas de pièges. La preuve : Le premier tome (sorti fin Mai 2015 au Japon) a été réimprimé au moins quatre fois en moins de deux mois, le premier tirage s’étant écoulé en seulement 3 jours !

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Gengoroth TAGAME

J’ai testé pour vous : Otouto no Otto (Le Mari de Mon Frère)

Synopsis : 

On suit l’histoire de Yaichi et sa fille Kana, qui reçoivent un jour la visite de Mike, le mari du frère jumeau de Yaichi, arrivé directement du Canada. Yaichi devra alors revoir et repenser les stéréotypes absurdes qu’il avait sur les homos, tandis que Kana met régulièrement les pieds dans le plat, avec la naïveté et la franchise décapante propres aux enfants de son âge. Les deux hommes vont tout deux apprendre l’un de l’autre, entre Mike qui se familiarise avec les us et coutumes japonaises et Yaichi qui découvre la culture canadienne.

www.nautiljon.com

Aperçu :

  • Année de parution japonaise2015
  • Année de parution française : 2016 (Vous pouvez retrouver le Tome 1 à l’As de Trèfle ! Merci Sosoro 😉
  • Type : Seinen [Note Elearya : Ce manga traite bien de l’homosexualité masculine. Cependant, TAGAME Gengoroth a décidé de traiter le sujet afin de faire passer un message et d’en faire une oeuvre tout public. Ce Men’s Love est donc publié dans le magazine Gekkan Action (King’s Game – Origines, Orange) qui est un magazine Seinen !]
  • Genres : Comédie – Drame – Tranche de Vie
  • Auteur : TAGAME Gengoroh
  • Éditeur JAP : Futabasha
  • Éditeur FR : Akata

Mon avis :

Au niveau du manga en général : Je trouve le chara-design plutôt sympa et réaliste. Comme on pouvait s’y attendre, rien à voir avec les Bi-shonen des Yaoi. On reconnait la patte de TAGAME. Comme c’est un Seinen, contrairement à ses purs Men’s Love où l’on voit tout tout tout, il a pris le soin de censurer son oeuvre (du moins les grosses … parties intimes *Teehee*) tout en gardant les beaux corps musclés de ses bears (Bref, je vais pas faire un dessin. Imaginez juste Mike ou Yaichi nus avec plein de poils quoi :v ). On retrouve là un léger fan-service pour ses lecteurs habituels.

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Kana dessinée par TAGAME
Qui aurait cru qu’un jour un dessin de TAGAME serait aussi KAWAII ? QUI ?!

 

Au niveau du scénario :

Je pense que Yaichi incarne la société japonaise qui considère l’homosexualité comme un sujet tabou. Il est gêné lorsque Mike Flanagan débarque du Canada sans prévenir. Il garde une expression polie et calme devant lui, mais l’esprit blindé de préjugés, il s’insurge et l’insulte mentalement. En son for intérieur, il aimerait cracher ses propos et préjugés homophobes (Très bien représentés sous forme de petite bulles : TAGAME coupe la vignette en 2 et représente la même scène à l’identique 2 fois : En dessous, ce que Yaichi dit calmement à Mike et au dessus ce qu’il pense réellement). Par exemple, choqué que Mike révèle son lien marital avec son frère Ryoji à sa fille Kana, il en vient même à hurler que le mariage entre homme est impossible lorsque la jeune fille lui pose la question (alors que Mike lui réponds naturellement et calmement que oui).

De ce fait, Yaichi ne sait pas comment aborder cette situation… Cela lui laisse un gout amer dans la bouche (Chtap ! Vous imaginez quoi, là ?). A force de réflexions, il commence à se poser des questions. L’éducation qu’il a reçue (donc celle de 90% de la population de la planète), lui imposant une famille composée d’une femme, un mari et des enfants serait en fait obsolète [Note Elearya : Halleluiah ! Lynou, on touche au but !].

Kana, elle, est une enfant. Elle ne comprends pas ce qu’il se passe, son père lui ayant caché l’existence de son frère. Elle découvre alors l’univers de l’homosexualité avec une vision tout à fait innocente, tiraillée entre le point de vue de Yaichi et celui de Mike. Elle est tout excitée à l’idée de cet oncle canadien sorti de nulle part (sans mauvais jeu de mot). Elle ne sait rien de ce qui tracasse son père. Elle ne voit en Mike qu’un gros bûcheron à la barbe de Père Noel amusant et intriguant. Elle cherche tout de même à comprendre la relation de ses oncles mais enchaîne les gaffes des enfants de son âge, ce qui rajoute une touche d’humour au manga.

Mike quant à lui est plus serein. Il aborde le sujet avec Kana de façon tout à fait naturelle et tente de lui expliquer que sa relation avec son oncle (et l’homosexualité en général) ne sont en aucun cas des actes étranges, malgré les réticences de son beau frère. Il est tout excité à l’idée de découvrir le Japon, patrie de son mari (au sens propre comme au figuré ^^ ) et n’est pas en reste d’anecdotes à propos de Ryoji. Il apprends même des choses à Yaichi qu’il ignorait sur son propre frère jusqu’ici.

Il en résulte donc un contraste entre les deux hommes : Un Yaichi hésitant, méfiant, ignorant tout de son invité si spécial qui devra surmonter ses préjugés homophobes et accepter la réalité et un Mike, enjoué, ravi, qui assume complètement son homosexualité et tente de découvrir les coutumes japonaise tout en essayant de transmettre le militantisme LGBT à Yaichi (le Canada étant plus avancé que le Japon au niveau des droits des minorités). Ensemble, ils se découvriront l’un, l’autre (sans mauvais jeu de mots vaseux) et partageront leurs cultures et leurs points de vue, le tout accompagné des gaffes innocentes d’une petite fille espiègle et curieuse (Bon ok vous avez le droit à des pensées perverses innocentes).

Je trouve que l’auteur a eu une bonne idée d’écrire ce manga. A la fois pour parler d’un sujet sérieux et tabou au Japon avec beaucoup d’humour et promouvoir la culture gay. Il réponds à pas mal d’interrogation et de préjugés qu’on pourrait avoir sur les homosexuels. C’est une superbe façon de passer le message et de tenter de changer les mentalités au Japon et à l’international sachant que la plupart de ses œuvres restent relativement choquantes. En tout cas, j’espère vous avoir donné envie de le lire parce qu’il vaut vraiment le coup !

Bonne lecture ! :v

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321.

C’était ce que je voulais mettre originellement au début de l’article, surtout au vu de son titre, mais en réalité, nul besoin de le mettre. Elearya a su naviguer comme un bon capitaine pour vous présenter le Bara dans ses grandes lignes ainsi qu’un de ses auteurs phares (d’après ce que j’ai compris en lisant cet article, comme vous à l’instant) en se servant d’une oeuvre atypique et tout public réalisée par celui-ci. Ce qui permet de faire d’une pierre deux coups, et de réussir à vous présenter le Bara tout en nuances d’ombres (non il n’y en a pas 50, voyons !) et de vous dessiner habilement ses contours, sans avoir à mettre trop en lumière ce qui peut choquer au sein de ces œuvres (surtout quand on apprend la spécialité de l’auteur au sein du Bara, qui est donc hyper crue). D’un autre côté elle vous présente un succès littéraire qui a le mérite d’aborder des thématiques difficiles. Félicitations donc pour avoir rédigé cet article de qualité. Néanmoins, je précise que les propos des auteurs, surtout lorsqu’il s’agit d’engagements envers une certaine cause ou une autre (à degré divers), n’engagent qu’eux. … Et c’est sur ces paroles neutres qu’il se barra ! (Oups il a osé ! =D)]

[Edited by Babiwan]

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TOP Anime de Lÿnou : n° 43 et 42

Un double aujourd’hui c’est noël avant l’heure !

43. Elfen Lied

(2004) Arms, 13ep + 1 OAV

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La raison pour laquelle vous avez droit à un double numéro c’est parce que j’avais déjà parlé d’Elfen Lied lors d’un précédent article que je vous invite à lire.

Ceci dit, ce que je peux dire en plus pour compléter l’article précédent c’est que néanmoins cela reste un anime mémorable, non pas parce qu’il est gore ou trash. Ce ne sont pas les anime “mature” ou “adulte” qui manquent, ça on le sait tous. En revanche, ce qu’on peut reprocher aux anime adulte c’est de trop tomber, à un moment, dans l’absurdité de la mort sans aucun message d’espoir et de négliger les relations entre les personnages. Ici les personnages sont attachants, les relations complexes avec des non-dits, des secrets etc…chacun possède deux visages qu’ils/elles choisissent de montrer ou pas au héros. Donc il existe cet attachement et cet amour des personnages entre eux malgré leur différence, leurs a priori ou leur haine. L’amour (bien qu’ici dramatique) est toujours présent tout au long de l’anime il s’agit bien d’une histoire humaine, aussi cruelle puisse-t-elle être.

[Note de Babiwan : la preuve que chacun ses goûts. Perso, à part pour sa violence Elfen Lied ne m’a pas marqué.]

Après la seule chose que je pourrais lui reprocher c’est son style qui, déjà pour l’époque, est un peu vieillot que ce soit au niveau du chara-design de l’intrigue qui reste assez simple (pas de mindfuck) ou du rythme un peu lent pour le genre d’histoire que c’est (mon avis, pas taper).

Et puis encore une fois CET OPENING *^*

[Re-note de Babiwan : Ah si. L’opening m’a marqué en fait.]

42.Gugure Kokkuri-san

(2014) TMS Entertainment, 12ep

C’était pas parti pour être l’anime inoubliable et pourtant ! J’ai passé un super moment. Bon ok c’est un peu de la triche quand on sait que mon genre préféré c’est surnaturel japonais et les histoires de yôkai.

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Ici on suit les aventures d’une petite fille vivant seule et délaissée par sa famille, elle invoque l’esprit du “kokkuri”, l’équivalent de notre table Ouija mais au Japon, ce qui a pour effet de faire apparaître un kitsune, un esprit renard facétieux qui décide de hanter la jeune fille….enfin “hanter” est un grand mot, il prend pitié d’elle et décide de la babysitter. Bientôt viendront les rejoindres d’autres yôkai, un tanuki, un esprit gardien du chien, un bakeneko et bien d’autre !

On dirait pas avec le début sombre mais c’est une comédie ! Pour ma part j’ai l’impression d’y voir une trèèèèèès claire parodie de Kamisama Hajimemashita (ou Divine Nanami chez les français) et je dois dire que le tout est réussi. Avec l’âge de la petite (en primaire) on aurait pu penser que l’histoire et les gags restent très enfantin EH BIEN GRAVE ERREUR, c’est certes le cas 80% du temps, mais les moments d’humour malsain, grivois, surprise (personnages qui changent de sexe comme de chemise??!!) et noir (c’est une histoire de “fantôme” quand même) sont très présents. Certaines blagues m’ont même mise mal à l’aise maaaaaaaiiiiiiiiiiiis en même temps j’ai adoré #MASO

C’est une suite d’histoires courtes, donc tout s’enchaîne très vite et le rythme est dynamique, faudrait que je lise la suite dans le manga un de ces quatre !

TOP Anime de Lÿnou : n°44

Et voici la suite d’une série d’article sur mon TOP anime de tous les temps (voir conditions au dos). Je ne vais pas tarder à vous faire un « sommaire » pour ceux qui auraient raté un ou deux article (ou si vous avez la FLEMME tout simplement).

[Edito de Babiwan : je désapprouve totalement le fait que School rumble soit si bas dans le classement. Un des meilleurs animes EVAH. C’est une HONTE ! *crache *]

[Droit de réponse de Lÿnou : C’est mon Top je fais ce que je veux d’abord D: Et attend de voir la suite Babinou ( ͡° ͜ʖ ͡°)  ]

44.School Rumble

(2004) Studio Comet, 26 + 26ep (2saison) + 4 OAV

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Grande découverte de ma jeunesse car c’était la première fois que je riais aux larmes et à en vomir en regardant un anime…best sensation ever 😀

Tenma Tsukamoto, lycéenne, est folle amoureuse de Ouji Karasuma, un garçon de son lycée. Elle se retrouve dans la même classe que lui et espère bien pouvoir lui déclarer sa flamme. Parallèlement, Kenji Harima un lycéen voyou très bagarreur est, lui, amoureux de Tsukamoto mais ne sait pas comment lui avouer ses sentiments. Ces trois-là se retrouvent dans la même classe. Tsukamoto et Harima vont tout faire pour séduire l’élu de leur cœur quitte à embarquer leurs amis dans leurs combines.

Pas d’une grande originalité a priori, si ce n’est l’histoire d’élèves et de leurs déboires amoureux les uns vis-à-vis des autres. SAUF QUE les situations sont toutes aussi loufoques et extrêmes les unes que les autres. Dès le premier épisode on en prend plein les yeux avec la scène de la bicyclette (et là ceux qui ont déjà vu l’anime sont déjà entrain de sourire rien que d’y repenser I SEE YOU).

Que ce soit des anecdotes de garçon ou de fille, il y en a pour tous les goûts d’où le fait que l’anime a plu au plus grand nombre à sa sortie !

[Babiwan intervention : non sérieux, on se fend la poire devant ! Pouah Harima et Hanai surtout, mais j’en pouvais plus devant mon écran… j’ai presque des larmes de nostalgies qui en coulent là… :’D]

Niveau animation, c’est relativement moyen mais ça remplit bien son rôle et c’est surtout les gags et le timing qui sont excellents. Et quand on se dit qu’on en a pas assez à la saison 1, la saison 2 nous donne tout ce dont on a besoin ! (sauf les réponses ultimes pour les histoires d’amour mais JAPON quoi)

[Ajout de Babiwan : ET PUIS YA LES PARODIES DANTESQUES ! C’EST DU LEVEL D’EXCEL SAGA, C’EST… C’EST… CA DÉPASSE L’ENTENDEMENT ! ]

KARASUMA LOVE/20

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[Edited and disapproved by Babiwan, who wanted School rumble to be higher in this ranking.

Gurugu mawaru, gurugu mawaru ! ♪♪♪ ]

[Note de Lÿnou : Bol de Curry/20]

Les articles sortis du Grenier de Babiwan : One Punch Man [Critique]

[Edit Babiwan du Grenier : Originellement, cet article a été rédigé en grande partie en Décembre 2015 – Janvier 2016. Son auteur, par un excès de flemmardise ou de perfectionnisme (c’est selon), l’a laissé trop longtemps de côté. Devant l’actualité et l’annonce d’une saison 2 de One Punch Man, il fallait réagir. Voici donc, dépoussiéré du Grenier où il était stocké, cet article de Babiwan, qui ne fait pas que corriger :p ]

One Punch Man 1

Synopsis : Saitama est un héros. Un super-héros en fait même. Problème : il est fort. Très fort. Beaucoup trop fort. Tellement fort qu’il tue tous ses adversaires en un seul coup.

One Punch man Ok

« Wokay, je peux partir maintenant alors ? »

C’est simple, mais c’est en gros le résumé de One Punch Man. La tête que Saitama fait ci-dessus illustre juste parfaitement l’idée et ses conséquences.

Mais bon, juste pour vos beaux yeux voilà un synopsis un poil plus complet :

Synopsis : One-Punch Man est un anime dans lequel nous suivons les aventures de Saitama, super héros le plus puissant de la Terre, et de son fidèle disciple, Genos, qui va ramasser et prendre tous les combats épiques où classiquement le héros devrait en chier, parce que Saitama, bah, il est trop fort pour en chier en fait.

Du coup merci Genos quoi. XD

 

« Mais de rien, jeune apprenti héros ! « 

 

Bon. Je suppose qu’une petite présentation plus pragmatique autour de qui l’a fait et de quoi ça peut parler n’est pas inutile…

Sa date de sortie : Octobre 2015 (Automne)
Le public visé : Seinen (avec un total de 12 épisodes + 7 OAV (dont 4 pas encore sorties) [Edit Babiwan du Grenier : elles sont toutes sorties depuis, et je ne les ai pas regardées. Honte à moi. Je sais.])
Ses différents genres : Combat, Science-Fiction, Action, Comédie, Fantasy, Supernatural
Les thèmes présents : Androïdes, Monde futuriste, Extra-terrestres, Super-Héros, Combats de fous, Monstres Hyper-puissants, Kaijyus…
Studio : Madhouse
Licencié par : Anime Digital Network & Kaze (Pour le manga papier, ce sont les éditions Kurokawa qui le publient)

 SEIYUUS : 

En ce qui concerne les voix, de nos personnages, les seiyuus présents sont :

– Makoto Furukawa : 

– Kaito Ishikawa : 

– Yuuki Aoi : 

– Kaji Yuki : 

– Nakamura Yuuchi : 

– Onosaka Masaya : 

– Yamaji Kazuhiro : 

– Miyano Mamoru : 

– Tsuda Kenjirou : 

– Morikawa Toshiyuki : 

 

Liste des épisodes :

Episode 1 : L’Homme le plus fort du monde

Episode 2 : Le Cyborg solitaire

Episode 3 : Le Savant obstiné

Episode 4 : Le Ninja des temps modernes

Episode 5 : Le Maître ultime

Episode 6 : La Ville de l’effroi

Episode 7 : L’Apprenti suprême !

Episode 8 : Le Roi des profondeurs

Episode 9 : La Justice inflexible

Episode 10 : Le Pire danger de tous les temps

Episode 11 : Le Champion de l’univers

Episode 12 : Le Plus puissant des héros

 

Bon. Après vous avoir laissé entrevoir les coulisses (vous avez vu, ya du beau monde chez les seiyuus ! ), il est peut-être temps de repasser à la série elle-même. C’est bien beau de savoir qui fait quoi, comment et où, mais ça n’est en rien un gage de garantie ou de réussite… Voyons voir !

Sinon si vous avez la flemme de lire ma critique et/ou que vous n’avez pas encore vu ou entendu parler de la série (ça veut dire que vous vivez dans une grotte bien plus isolée que la mienne), de façon simple, voici mon avis : C’est de la bonne.

[Edit Babiwan du Grenier : et si, depuis le début de l’année écoulée, vous n’avez toujours pas entendu parler de One Punch Man, c’est que vous êtes plus isolé que Tom Hanks dans Seul au Monde…]

A regarder donc. Et à lire ci-dessous pour les récalcitrants pas persuadés. It’s PAVE TIME !

Ps : Ah oui. Si tu ne veux pas voir du spoil, tel Gandalf, je ne te dirais qu’une chose « FUIS, PAUVRE FOU »

[/!\ /!\ /!\ SPOUAILLE !  /!\ /!\ /!\]

 

Critique :

Petit aparté avant la critique, je tiens à préciser que j’avais commencé à lire la version papier de Yûsûke Murata (Eyeshield 21, One Punch Man) en 2012-2013, et que par curiosité j’avais jeté un œil à la version originale, celle du Mystérieux auteur de One Punch Man, le fameux One. Lequel a un trait de dessin magnifique.

[Edit Babiwan du Grenier : qu’on retrouve d’ailleurs dans Mob Psycho 100 version papier ! ]

"Magnifique, n'est-ce pas ?"

« Magnifique, n’est-ce pas ? »

Néanmoins, honte à moi me direz-vous, je n’ai à l’époque pas poursuivi bien loin, et je me suis arrêté assez tôt (avant la fin de l’anime de 12 épisodes qui vient de sortir).

Bien qu’étant donc au courant du principe de One Punch Man, à partir de l’épisode 5, ce fut pour moi la découverte complète. Et quelle découverte.

Revenons donc à nos moutons.

Commençons par l’aspect graphique.

One Punch Man se démarque particulièrement au niveau de son trait de dessin puissant par moments (juste quand il faut, un vrai régal), et par son animation impeccable.

Le seul léger reproche qu’on pourrait faire à l’animation ou au dessin, ce serait, comme l’a si bien dit le Chef Otaku dans sa critique sur Youtube (car oui, je fais partie de ceux qui matent les vidéos du Chef Otaku. Le Chef Otaku regarde Jojo (et en plus c’est sa première vidéo, c’est dire). Tu devrais regarder Jojo mon ami. [c’était l’instant pub youtub]), le fait que la fluidité de l’animation prime sur le niveau de détail du dessin qui s’en retrouve impacté.

Ça pète quand même, faut avouer !

Ça pète quand même, faut avouer !

 

Car effectivement, si on compare à ces gifs qui circulent qui proviennent du trait de Murata, on est en droit de se dire que ça pouvait être carrément un régal de détail pour les yeux en quasi-permanence sans rien perdre en fluidité d’animation.

Bon j'avoue, l'exemple n'est pas forcément des plus flagrants...

Bon j’avoue, l’exemple n’est pas forcément des plus flagrants…

 

Mais bon, sans déconner, ne crachons pas dans la soupe. L’animation et le dessin de One Punch Man sont justes parfaits, et dans l’action, on n’a que peu le temps de s’épancher sur de tels détails. Sauf quand on en est au 187ème visionnage. Et, il faut le dire, One Punch Man donne l’envie d’être regardé à nouveau.

En tout cas, avec cet anime on voit bien qu’on est en 2015 [Remarque du Grenier : 2016 du coup en fait], et que quand un studio se donne les moyens de ses ambitions, il peut faire quelque chose d’épique.

One Punch Man a les qualités qu’on aurait rêvé de voir dans chaque épisode de Dragon Ball Super. Perso moi j’aurais préféré qu’ils sortent un épisode de DB Super toutes les 2 semaines ou tous les mois quitte à attendre, plutôt que de voir quelques passages flashs réalisés par des stagiaires de sous-traitants délocalisés et sous-payés…

( Il y a d’ailleurs un sérieux problème au niveau du système de rémunération du monde de l’animation japonaise, mais cela mériterait un article à part entière, et de nombreux documentaires et articles à ce sujet existent déjà…)

On se demande même s’ils ne sont pas plus mauvais que les fans qui réalisent Dragon Ball Absalon

Sérieux, je sais que ç’est du réchauffé et que tout le monde en a parlé mais…

[Edit de Babiwan du Grenier : encore plus maintenant puisque Dragon Ball Super approche les 60 épisodes maintenant. Perso je me suis arrêté il y a quelques semaine, vers la fin des épisodes 40 et quelques. Je suis donc en retard. Mais globalement, ma vision de Dragon Ball Super n’a que peu changé. J’ai vu certaines de mes craintes se confirmer, même si j’ai eu quelques instants de rêve de temps à autre…]

Goku vs Beerus dans l’épisode 5 de DB Super. (Malheureusement, il faudra se contenter de la review de ce youtubeur… Sur youtube, on ne trouve plus que la version « clean » dont je vais parler ci-dessous.)

L’un comme l’autre ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais l’épisode du dessus est réalisé par des fans bénévoles qui n’ont pas les moyens de faire ce dont ils rêveraient quand l’épisode du dessous est réalisé par la Toei qui jette du pognon par les fenêtres tellement elle sait plus quoi en faire.

(Enfin si, ils savent quand même comment ne pas le donner à leurs employés ou ne pas l’allouer au budget de leurs remakes… L’argument du Blu-ray est fallacieux et mercantile, et en plus, il n’est pas forcément pertinent. Si les versions Blu-ray sont effectivement retravaillées, la qualité, bien que meilleure, n’est parfois pas vraiment extraordinaire non plus…)

[Passage Edit du Grenier : L’autre problème aussi, c’est quand le nouvel anime souffre de la comparaison avec l’ancien. Si si. Vous voyez Trunks du futur ? Allez, c’est cadeau ! ]

On passe de quelque chose de dégueulassement honteux à quelque chose d’acceptable, voire d’assez joli, mais rien qui casse la baraque…

A côté de ça…

Le poisson frit, ça fait bobo aussi !

Oui. One Punch Man est le Dragon Ball que j’aurais attendu. En tout cas en termes d’animation. Rappelons quand même qu’à l’opposé des combats interminables de DB, One Punch Man, c’est souvent ça :

Un GROS One Shot dégeulasse de Saitama !

Un GROS One shot dégueulasse de Saitama !

Bref. Encore une fois, l’animation déchire son sensei, même si on peut toujours se prendre à rêver mieux.
One Punch Visual.

 

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Passons aux thèmes musicaux. Hé bien rien à dire. Enfin si : bien trouvés, ceux-ci collent parfaitement à l’action ou à l’émotion des scènes. Épique quand ça doit l’être, triste et mélancolique quand il le faut, et burlesque lors des scènes de comique.

Que demander de plus ?

Une bande sonore qui déchire peut-être ? Haha, sombres fous… C’est l’une des forces de ce foutu animé ! (Comme le dirait si bien notre cher amiral Belios)

Non sérieux, les bruitages et SFX ainsi que la bande son sont impeccables.

One Punch Sound.

Bon. Ensuite. L’Histoire. Ah… Hum. Bah en fait euh, honnêtement, on la connaît déjà. En gros le synopsis c’est l’Histoire en entier. Certes des éléments qui viennent complexifier et densifier un peu la série arrivent au fur et à mesure. On sent même que c’est là pour déblayer le terrain de la deuxième saison et du prochain arc.

Mais bon en gros le mode opératoire reste le même : un big one méchant de sa maman arrive, il pète la gueule à tout le monde (souvent à des villes entières ou à d’autres super héros plus faibles) et Saitama arrive et nous marave le truc direct. Tellement direct, qu’à peu près systématiquement personne n’est capable de comprendre sa force.

En fait Saitama est l’explication du mystère Satan (Hercule) dans Dragon Ball.

En ce moment, ça, c’est la tête que vous tirez à cause de ce que je viens de dire.

« COMMENT ? » Me direz-vous, avant de penser que j’ai craqué et que je suis devenu fou pour comparer ces deux là. « Jeune impudent, tu as signé ton arrêt de mort » me diront d’autres fan boys. Rangez les railguns et les prismes lunaires, ça va peut-être vous intéresser.

Sérieux, rangez moi ce foutu railgun… Sinon je fais appel à l’AUTRE One Punch Man (oh que si vous voyiez où je veux en venir hahaha)

Certes c’est le deuxième parallèle à Dragon Ball que je fais ici. Mais il est de toute façon difficile de penser que le shônen nekketsu par excellence qu’est Dragon Ball soit inconnu de One (comme de Murata) et qu’il n’ait pas d’une façon ou d’une autre eu son influence dans l’écriture ou le dessin de l’œuvre….

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Oui. Les humains sont des créatures difficiles. Comme je l’ai précisé plus haut il y a ici du spoil général. Sans entrer dans les détails donc, Saitama a deux grands problèmes.

Le premier est qu’il n’a AUCUN adversaire à sa taille. A tel point qu’il s’ennuie (et à raison). Aussi le moindre ennemi assez fort pour lui donner un minimum de challenge est digne de respect et de louanges. Mais du coup de ce problème en découle un second…

PERSONNE ne voit Saitama sauver la planète. Absolument personne à l’exception de rares privilégiés ne voit les combats épiquissimes menés par notre bonze chauve favori. Et c’est en grande partie dû à la différence de force justement.

Et de là découle une grande incompréhension pour les humains normaux témoins de ses interventions. Là où d’autres grands héros mènent de longs et rudes combats ou arrivent à en finir vite avec des effets pyrotechniques ou télékinésiques impressionnants, Saitama se contente d’un vieux coup de poing et hop, c’est fini.

Sérieux, elle est pas hyper impressionnante, notre petite Tatsumaki ?

Bah oui, mais l’humain il a besoin de quelque chose de plus élaboré comme explication. Ou tout au moins de quelque chose qui se trouve à sa portée. Si Sangoku et cie lorsqu’ils ont affronté Cell étaient invisibles aux yeux des humains normaux à cause de leur vitesse inconcevable, les actions de Satan, elles, étaient visibles et même filmées.

Il se met même en scène avec ses

Il se met même en scène en se prenant en photo avec ses « trophées », c’est dire si c’est un spécialiste de la communication…

De même, Saitama tire la bourre à des mecs qui sont visibles, et qui en plus sont crédibles. A côté de ça, lui, avec son crâne chauve et son costume jaune fluo cramoisi de super héros de superette perdu des années 50, il claque moins, forcément.

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s'échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu...

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s’échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu…

D’autant plus si après les missiles, les rayons lasers, et les techniques ultra puissantes impressionnantes ça se termine en un coup.

Conclusion : les autres héros de rang S de One Punch Man comme Satan Hercule dans DB ont, aux yeux du public humain, plus de street credibility que Sangoku ou Saitama, notamment à cause de leur incapacité à comprendre la force légendaire de l’être qui sauve leur planète. Et à une différence injuste de traitement de la part des médias.

(Ce qui n’enlève rien à la force des autres rang S de OP Man, qu’on ira pas comparer à Satan sur ce plan-là quand même)

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Pour le reste du côté histoire ma foi, Saitama, c’est aussi la belle histoire d’un héros qui n’abandonne jamais et qui, à la force de son propre entraînement et de sa pure volonté, a pu se hisser au rang de sur-humain. Un véritable mythe. 100 pompes, 100 abdos, 100 squats et 10 km par jour. C’est légendaire. Quitte à devoir s’en arracher les cheveux.

(oui j’ai osé :p )

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Bref, je ne peux pas vous spoiler vu que je n’ai pas lu la suite, mais One Punch Man est à n’en pas douter l’anime de 2015. Un pur bijou qui contient la majorité de ce qu’on est en droit d’attendre d’un anime traitant de bastons épiques à notre époque.

One Punch/20

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et voyez vous même)

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et laissez tourner en boucle )

Ps : n’oubliez pas, votre Saitama made in Manga NC existe !

 

Animation Café Manga à Rivière Salée (Partie 1)

Bonjour à tous ! Voici la première partie de l’article traitant de la journée à Rivière Salée ! Le 28 juillet dernier, vos admins cosplayés sont allés animer un Café Manga à la Médiathèque de Rivière Salée dans le cadre du Prix Manga San. Environs une centaine de jeunes, membres de leurs Clubs Manga, venus de différents collèges et lycées de la ville sont venus découvrir la culture manga et débattre sur le sujet. J’ai donc décidé de vous concocter un article sur le déroulement de la journée et de vous donner un petit classement des animes préférés des collégiens ! En plus, une petite explication sur les Genres démographiques vous sera donné avec l’aide de Lynou – Dono !

Le Café Manga : Un espace de discussion pour faire connaissance !

Commençons donc avec un aperçu de la journée. La matinée s’est déroulée en 3 temps :

  • Une projection d’animes (Bakuman et Shirobako) par Lynou, Meepow et Jam Belios
  • Une exposition dans le hall de la Médiathèque, présentée par les documentalistes et les gérants de la médiathèque, offerte par la Biblothèque Bernheim.
  • Une démonstration de dessin sur tablette graphique présentée par Inès, une jeune étudiante.

Les jeunes gens se sont donc retrouvés répartis en 3 groupes et ont tournés sur les ateliers.

Parallèlement à ces activités, Manga NC a invité les collégiens à un Café Manga pour débattre de leurs mangas et animes préférés. Je vois déjà venir les petits malins … « Y’avait des Maids ? \^o^/ » .. Non il n’avait pas de maids. Seulement Le Vice avide de Loli (malheureusement pour lui, il n’y avait quasiment que des garçons ^^’ ), Elearya la Fujoshi qui en a choqué plus d’un avec Boku no Pico, Lina, sponsor officiel du club Dorothée et Clifford Marguerite de l’Association qui a bien voulu faire le Pokemon bénévole de Manga NC. Bien sûr, Jam Belios, Meepow et Lynou sont venus nous rendre visite de temps en temps.

Les membres de Manga NC, puis les collégiens se sont présentés (« Nom, prénom, âge, adresse …. » ; « Benji ! Qu’est ce qu’on avait dit ? On ne TOUCHE PAS à la marchand…. aux élèves venus discuter. ») et ont donné leurs mangas préférés ou leurs animes. Il s’en est suivi deux débats :

  • Préférez-vous les Manga papier ou les Animes ?
  • La Version Originale des Anime est-elle mieux que la Version Française ?

Des petits gâteaux et des boissons étaient à disposition des participants qui ont animé le Café dans la joie et la bonne humeur sous la supervision de Benjirito, Akatsuki no Lynou, Salamèche (Clifford) et sa dresseuse (Elearya) [D’ailleurs, ces petits coquinous ont pris un malin plaisir à tripo… caress… Flûte ! …. Bref … Manipuler la queue de Salamèche] et Lina, Jam et Meepow qui sont venus sans cosplays [SHAAAAAME !].

Avant le classement, l’avis de nos membres

Donc, les membres de Manga NC se sont présentés et ont donné leur avis histoire de donner une base de discussion pour les élèves. Voici donc en exclu pour vous, les mangas cités par nos membres !

MANGAS

ANIMES

Bon ! Maintenant voici pour vous un petit classement des mangas qui sont le plus ressortis lors de la discussion avec les collégiens, ainsi que les résultats des débats menés par ces derniers.

ClassementCe classement est basé sur l’avis de 113 jeunes, principalement des garçons, âgés de 12 à 15 ans. [L’avis des membres de Manga NC n’a pas été pris en compte lors de cette étude].

En 5ème position : Catégorie des – de 16 ans                              3% des voix

En 5ème position, on retrouve la catégorie des – de 16 ans. Il semblerait donc que 3% de nos petits sacripants aient décidé de passer outre les interdits et de lire en cachette des œuvres qu’ils n’auraient pas dû lire. Faisons un tour d’horizon sur les genres démographiques maléfiques ayant dévoré l’âme de ces gentils petits collégiens qui sont passés par là.

  • « Semi-Hentai » (terme inventé) : Pas vraiment du Hentai (Mangas pornographiques interdits aux mineurs. Pour info : la dénomination « hentai » ne se trouve qu’en occident. Les japonais parleront exclusivement de Seijin), ce sont des mangas érotiques à tendance pornographique (Un genre de Ecchi mais avec des scènes beaucoup plus perverses). Ces mangas sont donc généralement accompagnés d’une mention « Pour public averti » de plus de 16 ans.

Ici, les Semi-Hentai privilégiés par les collégiens sont : Dungeon ni Deai wo Motomeru no wa Machigatteiru Darou ka ou DanMachi (OMORI Fujino – Studios : J.C. Staff) et High School DxD (ISHIBUMI Ichiei – ed. Panini Manga)

                                           High School DxD                                                   DanMachi

 

  • Le Yaoi : Ces histoires mettent en scène une romance sexuelle entre deux hommes. Les mangas érotiques et pornographiques ne sont pas distingués lorsqu’on parle de Yaoi. Lorsque la relation homosexuelle reste platonique, on parlera de Shonen-ai. Les équivalents féminins du Yaoi sont le Yuri (Relations sexuelles entre femmes) et le Shojo-ai (Relations platoniques entre femmes).

Ici, le Yaoi privilégié par les collégiennes est : Junjou Romantica (NAKAMURA Shungiku – Studios : Studio Deen)

                                                                                   Junjou Romantica

 

En 4ème position : Les Shojos                                                       6% des voix

Les filles ont défendu leurs droits en nous citant un ou deux Shojo. Le Shojo est un manga plutôt pour les jeunes filles adolescentes. Il se décline en deux sous genres :

[Note de Babiwan : L’écueil dont parlait Lynou dans son article est ici bien visible. Les « sous-genres » décrits ici sont donc plutôt probablement des « types »… en quelque sorte.]

  • Le Magical girl : Il désigne les mangas mettant en scène des jeunes filles utilisant des pouvoirs surnaturels pour combattre le Mal.

Malheureusement, les collégiennes ne nous ont pas fait part de Mahou Shojou (terme japonais pour le Magical Girl). Mais parmi les plus connus, on peut citer Sailor Moon (TAKEUCHI Naoko – ed. Glénat) ou Card Captor Sakura (CLAMP – ed. Pika).

        

                                                         Sailor Moon                                          Card Captor Sakura

 

  • La Romance : C’est un manga sentimental mettant en scène une jeune fille amoureuse d’un prince charmant, généralement des drames romantiques.

Là, par contre, ça y va ! Les collégiennes nous en pondent à la pelle ! Celui qui a eu le plus de succès, c’est le très populaire Vampire Knight (HINO Matsuri – ed. Panini Manga). Certaines filles ont été un peu plus originales en citant leurs propres favoris : Akatsuki no Yona (KUSANAGI Mizuho – ed : Pika) , Candy Candy (IGARASHI Yumiko, MIZUKI Kyoko – ed. AB Videos) ou encore Kaicho wa Maid-Sama (FUJIWARA Hiro – ed. Pika)

      

                                                  Vampire Knight                                           Akatsuki no Yona

 

       

                                      Candy Candy                                          Kaicho wa Maid Sama

 

  • Les Josei (Manga ciblant des jeunes femmes adultes) ont eu aussi leur représentant avec Karneval (MIKANAGI Touya – ed. Ki-oon)

     

                                                                                 Karneval  

 

En 3ème position : Les Seinens                                                     10 % des voix

Quelques lycéens ont participé au Café Manga. Il est donc tout naturel que les Seinen (Mangas destinés aux jeunes hommes et adultes) aient leur place dans ce classement. Les plus âgés de nos participants ont partagé les histoires de nos supers héros, de l’invincible One Punch Man à l’étrange et terrifiant Kiseijuu.

Seinens ok

 

       

                                    One Punch Man                                    Tokyo Ghoul

 

Parmi les mangas sortis du lot (c’est à dire que personne d’autre n’a cité), on retrouve :

  • Albator (MATSUMOTO Leiji – ed. Kana)     7%
  • Gangsta (KOHSKE– ed. Glénat)                 7%
  • Kiseijuu (IWAAKI Hitoshi – ed. Glénat)       7%
    • A ne pas lire si vous n’avez pas le cœur bien accroché. Recommandé par Jam Belios.

 

                                                                                           Kiseijuu (Parasite)

En 2ème position : Les Shonens (+ de 14 ans)                          28 % des voix

La majorité des participants étant des garçons, les Shonen (voir plus bas) ont eu beaucoup de succès. 28 % des voix concernent des Shonen pour les plus de 14 ans. Ces Shonen se rapprochent des Seinen de par la présence de contenu violents ou encore des thèmes plus matures comme la Psychologie, le Mystère, la Mort, le Surnaturel, ou l’Horreur. Les Shonen les plus populaires sont classés dans l’ordre suivant :

SHONEN 14 ok

 

               

        Assassination Classeroom            Ao no Exorcist                                Death Note

 

Parmi les mangas sortis du lot (c’est à dire que personne d’autre n’a cité), on retrouve :

  • A Silent Voice (OIMA Yoshitoki ; ed. Ki-oon)      1%
  • Clannad (KEY; Studios : Kyoto Animation)         1%
  • Black Butler (TOBOSO Yana ; ed. Kana)             1%
  • Bloody Monday (RYUMON Ryo ; ed. Pika)          1%

      

                                     Koe no Katachi (A Silent Voice)                 Bloody Monday    

En 1ère position : Les Shonens tout public                                53% des voix

La majorité des participants étant des garçons issus de collèges, les Shonen tout public remportent la palme avec plus de la moitié des voix ! Le Shonen est généralement un manga destiné aux jeunes garçons. Le Nekketsu est un terme inventé pour qualifier le comportement des personnages des Shonen.       [Babiwan’s Note : encore une fois, l’article de Lynou est là pour vous].
Ce terme désigne les héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l’amitié et le dépassement de soi (Genre, Naruto ou Natsu, par exemple). Le Pantsu est le terme japonais pour le Ecchi. C’est le terme anglais « pants » (culotte) prononcé à la japonaise qui désigne les Shonen mettant en scène un héros généralement pervers au milieu d’un univers féminin dans le cadre d’une comédie romantique.

Shonen 12 ok

         

                                   Food Wars                     Nanatsu no Taizai (7 Deadly Sins)

 

Parmi les mangas sortis du lot (c’est à dire que personne d’autre n’a cité), on retrouve :

  • Black Cat (YABUKI Kentaro ; ed. Glénat)                                                          0,3 %
  • Great Teacher Onizuka  (FUJISAWA Toru ; ed. Pika)                                          0,3 %
  • Inuyasha (TAKAHASHI Rumiko ; ed. Kana)                                                       0,3 %
  • Monster Hunter Flash (HIKAMI Keiichi ; ed. Kazé)                                             0,3 %
  • Owari no Seraph (KAGAMI Takaya ; ed. Kana)                                                  0,3 %
  • Pokemon (TAJIRI Satoshi ; Studios : OLM)                                                       0,3 %
  • Saint Seiya (KURUMADA Masami ; ed. Kana)                                                   0,3 %
  • Tom Sawyer (TWAIN Mark ; SAITO Hiroshi ; Studios : Nippon Animation)        0,3 %
  • Vision d’escaflowne (KAWAMORI Shoji ; ed. Pika ; ed. Dybex)                           0,3 %

   

Great Teacher Onizuka                                  The Vision of Escaflown


Et pour récapituler le classement, un petit histogramme rien que pour vous, amateurs d’Excel ! 

graph

Voilà voilà ! Vous avez eu le classement des mangas et des animes des Collégiens de Calédonie ! Maintenant libre à vous d’aller lire ces œuvres si ce n’est pas déjà fait mais vous pouvez aussi checker les débats menés par les élèves et les membres de Manga NC dans la deuxième partie de l’article qui arrivera incessamment sous peu !

[Edited by Babiwan]