Les articles sortis du Grenier de Babiwan : Le vent se lève [Avis rêveur]

Jiro droit dans ses bottes qui teste un avion. Je pense que c'est pas mal pour débuter l'article. Non ? ^^

Jiro droit dans ses bottes qui teste un avion. Je pense que c’est pas mal pour débuter l’article. Non ? ^^

[Edit Babiwan du Grenier : Originellement, cet article a été rédigé en décembre 2014, soit il y a presque deux ans. Comme pour le Babiwan du Grenier sur One Punch Man, l’auteur, par excès de flemmardise et/ou de perfectionnisme n’a à l’époque pas sorti l’article. Notez tout de même que l’article était resté dans une version purement texte, sans AUCUNE image.
Vous voyez la taille de mes pavés. Visualisez votre douleur, s’il n’y avait aucune image pour aller avec… 😀

Une rapide précision, en coup de vent (lol) : je n’ai pas mis de trailer, car j’ai un poil l’impression que ça spoil trop. Enfin bon c’est du chipotage, et je spoiles sans doute un peu moi-même. Du coup je vous ai surtout mis des images et des OST pour vous agrémenter cet article et le rendre potable !

Petite précision supplémentaire : Ici je n’irais pas vous donner les détails techniques du film, comme la composition des équipes d’animation ou le cast des Seiyuus, mais je me contenterais de la pure impression que m’a laissé le film en lui-même. C’est de l’art, c’est beau et… voilà XD

Sur ce, bonne lecture ! ]

Non franchement, il est beau ce film. La retranscription du Japon des années 1910-1940 est très travaillée. On a l'impression de voyager dans le temps avec le dessin...

Non franchement, il est beau ce film. La retranscription du Japon des années 1910-1940 est très travaillée. On a l’impression de voyager dans le temps avec le dessin…

Pour faire court en introduction, commençons par dire que « Le vent se lève » est un film d’animation produit par le légendaire studio d’animation Ghibli, studio très difficile à rater dans le paysage audiovisuel, disons, oh, juste depuis une trentaine d’années, une broutille !

Le Totoro, bien connu de votre rédactrice Sosoro, légendaire mascotte du Studio Ghibli ^^

Le Totoro, bien connu de votre rédactrice Sosoro (mais aussi de Natyva91, également surnommé… Totoro), légendaire mascotte du Studio Ghibli ^^ (qui a quand même bientôt 30 ans, puisque Mon Voisin Totoro date de 1988, un peu de respect pour vos aînés s’il vous plaît ! )

Le studio Ghibli est connu pour avoir animé certains des plus grands classiques de l’animation japonaise (Le château dans le ciel, Kiki la petite sorcière, Pompoko, Princesse Mononoké, Ponyo sur la falaise,…), et être composé d’équipes talentueuses, notamment avec des personnages comme Isao Takahata et Hayao Miyazaki.

Or, comme tout le monde le sait, Hayao Miyazaki est un dieu de l’animation japonaise… Comment ne pas faire d’article sur « le vent se lève » ?

[Edit Babiwan du Grenier : … bon. Il a pris un peu de temps à sortir ceci dit haha ^^’ ]

Un poète Français qui donne son titre à un film d'animation Japonais, c'est quand même pas courant ! ^^

Un poète Français qui donne son titre à un film d’animation Japonais, c’est quand même pas courant ! ^^

Son titre donne le ton : Il s’agit d’un vers du poète français Paul Valéry. Comme à son habitude le studio Ghilbi nous livre là une oeuvre poétique en effet. Le film ravira les amateurs d’aéronautique et les historiens en herbe en nous faisant suivre le parcours de Jirô Horikoshi de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’au début de la Seconde. (Il n’y a pas de scènes de batailles à proprement parler, à part dans des rêves très proches de l’impressionnisme, très figurés, et souvent dotés d’une forte puissance symbolique.)

Ces rêves sont quand même assez puissant. Ici on devine la faune de bombes allemandes, sombre présage du côté terrible et meurtrier que peut revêtir l'aviation...

Ces rêves sont assez puissants. Ici on devine la faune de bombes allemandes, sombre présage de la malédiction meurtrière qui affecte les avions, condamnés à être utilisés pour la guerre (comme tant de choses)…

Comme je le disais, les amateurs d’aéronautique et de mécanique seront ravis : Rivets, Ailes, Moteurs, Hélices, Éléments mécaniques divers et variés, règles à calcul…

Et une chtite règle à calcul, une !

Et une chtite règle à calcul, une !

Les passages sur la puissance mécanique et la vision éclatée des composants des avions alors même que le moteur vrombit feront frémir plus d’un fana de puissance chevaux.

Puisque je vous dis qu'on voit de la mécanique... XD

Puisque je vous dis qu’on voit de la mécanique… XD

Sans jamais alourdir le film pour autant, tant l’aspect mécanique et l’ingénierie aéronautique nous sont présentées sous un jour poétique, caractéristique des pionniers de l’aviation.

Jirô rêve littéralement sa passion pour les avions ! Un dévouement total qui ne laisse difficilement indifférent...

Jirô rêve littéralement sa passion pour les avions ! Un dévouement total qui ne laisse difficilement indifférent…

On ne peut s’empêcher de penser que Jirô soit de la même trempe que Georges Guynemer, Manfred Von Richtofen (Aka le Baron rouge), Caproni (son mentor indirect, ingénieur aéronautique italien que Jiro admire, récurrent dans le film ), Charles Lindbergh, Antoine de Saint-Exupéry (Auteur du petit prince, mais aussi pilote) et les autres pionniers de l’aéropostale, héros amoureux du ciel. Si Jirô n’est pas pilote, il a indéniablement l’amour du ciel, des nuages, des voyages et de la découverte.

Caproni et Jirô en train d'échanger en plein milieu d'un rêve de notre héros...

Caproni et Jirô en train d’échanger en plein milieu d’un rêve de notre héros…

[Edit rêveur de Babiwan du Grenier : Un amour de l’aviation qui rappelle beaucoup Porco Rosso. Un très beau film que je conseille aussi. ]

Pour le côté historique, Miyazaki trouble volontairement les cartes en ne nous donnant pas réellement d’indicateurs temporels dans le film (par exemple en nous annonçant directement en quelle année nous sommes ou en l’affichant à l’écran), mais en nous laissant vivre l’aventure poétique de ce petit garçon qui rêvait de concevoir des avions et qui réalise son rêve pour le vivre pleinement, avec ses obstacles, ses échecs et ses réussites.

Jiro met la main à la pâte (enfin plutôt dans l'huile) pour accomplir ses rêve

Jiro met la main à la pâte (enfin plutôt dans l’huile) pour accomplir ses rêve

Tout cela à échelle d’homme, comme le fleuve de la vie qui s’écoule. Ainsi au début du film devine t-on que nous sommes encore en 1918 à l’aide de la revue aéronautique et de l’annonce de la guerre touchant à sa fin. On reconnaît également le grand séisme du Kanto de 1923 ainsi que la terrible crise économique de 1929.

On devine le début des années 30 et on sent la Seconde guerre mondiale se rapprocher en voyant la coopération militaire nippono-allemande, et en entendant parler de personnages ou d’événements historiques comme Hitler, la guerre de Mandchourie ou le retrait du Japon de la Société des Nations (ancêtre de l’ONU). Pour le connaisseur / amateur historique, ces passages appréciés aideront à resituer l’aventure dans son contexte, pour les autres, ces détails ne sont jamais trop lourds, mais apparaissent doux comme le vent qui se lève : Ils suivent le léger courant du film, qui nous transporte doucement sans que l’on y prête garde. (un peu comme les OST, qui collent parfaitement et sont une vraie force du film, nous immergeant totalement dans l’histoire du film, sans même que l’on en prenne conscience ^^ )

  • Que préfères tu ? Un monde avec des pyramides ou un monde sans pyramides ?
  • Des pyramides ?
  • Les humains rêvent de voler dans le ciel, mais c’est aussi un rêve maudit. Le funeste destin des avions en fait des outils de carnage et de destruction.
  • Oui.
  • Malgré cela, j’ai choisi un monde avec des pyramides. Et toi, que choisis tu ?
  • Je veux créer de beaux avions.
Chacun ses merveilles (du monde). Pour certains ce sont des pyramides, pour d'autres des chefs d’œuvres d'animation... enfin pour d'autres, il s'agit de magnifiques appareils

Chacun ses merveilles (du monde). Pour certains ce sont des pyramides, pour d’autres des chefs d’œuvres d’animation… enfin pour d’autres, il s’agit de magnifiques appareils…

[Edit Babiwan du Grenier : Le vent se lève se distingue clairement d’un Joker Game, où la géopolitique et les relations internationales tiennent une place de prépondérante dans l’histoire. La militarisation du Japon, le poids des sociétés prêtes à entrer en guerre, les intérêts mondiaux des différents pays protagonistes, et autant de thèmes lourds y sont omniprésents et constituent bien plus des éléments centraux du récit que l’ambiance et le décor de fond qui participent à la beauté de Kaze Tachinu (le titre original). Lynou I see you. 90 pour 8 pour 2. ]

On est pas dans Joker Game, mais malgré tout, le film n'oublie pas de nous tremper dans le contexte

On est pas dans Joker Game, mais malgré tout, le film n’oublie pas de nous tremper dans le contexte

Le tout est agrémenté d’une romance qui ne saurait laisser indifférent. Là aussi, tout l’aspect poétique du film transpire et on ne peut que se laisser emporter par la douce brise de l’amour et de la vie… Même si parfois le film sait être violent et se transformer en violente tempête qui saura faire contre-pied à la douceur générale du film et nous arracher au plancher des vaches. Au sens propre avec le Séisme de Tokyo et les événements de l’Histoire comme au sens figuré avec la cruauté de la vie, à la fois belle et généreuse, mais aussi injuste et terrible…

« Jiro est humain ? » Eh oui…

Le spectateur lambda se laissera porter lui aussi par le flot des événements et la beauté du film (notamment sonore), même sans rien connaître à l’aviation, l’histoire, la politique, l’art ou même le Japon : Jiro et son histoire, sont avant tout celle d’un être humain qui vit sa vie pleinement, avec ses moments de joie et d’allégresse, de labeur, de repos, avec ses doux rêves, ses désillusions mais aussi des moments de tristesse, avec la dureté de la vie qui retombe comme l’épée de Damoclès qui attendait pour mieux retirer le bonheur accordé.

Le film ne saurait laisser indifférent pour peu que l’on se laisse emporter par le vent et que l’on s’envole vers le rêve éveillé que constitue le film. Aficionados de combats et de shônens à testostérone n’espérez pas ici voir de rudes combats éternels, vous frappez à la mauvaise porte ! Mais vous risquez d’être drôlement surpris et de trouver une violence insoupçonnée et des gouttes perler de vos joues pendant l’aventure !

Un beau rêve...

Un beau rêve…

Ecoute-moi, garçon japonais. Les avions ne sont faits ni pour la guerre ni pour les affaires. Les avions sont de beaux rêves, auxquels les ingénieurs donnent une forme.

Ces mots, prononcés par Caproni à l’attention de Jirô dans un de ses rêves, résument bien je pense l’épopée que nous raconte le film. Et c’est donc là-dessus que nous allons nous quitter. A plus pour un autre article de Babiwan ! (Mais pas du grenier cette-fois ci ;D)

Little Boy/20

(oups :p)                            [Oui j’ai osé XD]

Paul Valéry/20

[Note de Babiwan du Grenier : bon pour le coup, je trouve que j’ai pas grand chose à dire de plus. Sauf à vous faire un cours d’Histoire, je ne vois pas ce que j’aurais à dire d’autre sur ce très bon film, même s’il a été détrôné au box-office par Kiwi no na wa (que je n’ai pas encore visionné). Si vous avez aimé le Vent se lève, je ne saurais que vous recommander Porco Rosso, pour peu que vous n’ayez pas encore vu ce classique de Ghilbi. Pour le coup, la VF avec Jean Reno dans le rôle principal n’est pas désagréable ^^ ]

Du coup bah… Bonus hein, trailer VF de Porco Rosso (à vous de voir quel trailer vous avez préféré :p)

Les articles sortis du Grenier de Babiwan : One Punch Man [Critique]

[Edit Babiwan du Grenier : Originellement, cet article a été rédigé en grande partie en Décembre 2015 – Janvier 2016. Son auteur, par un excès de flemmardise ou de perfectionnisme (c’est selon), l’a laissé trop longtemps de côté. Devant l’actualité et l’annonce d’une saison 2 de One Punch Man, il fallait réagir. Voici donc, dépoussiéré du Grenier où il était stocké, cet article de Babiwan, qui ne fait pas que corriger :p ]

One Punch Man 1

Synopsis : Saitama est un héros. Un super-héros en fait même. Problème : il est fort. Très fort. Beaucoup trop fort. Tellement fort qu’il tue tous ses adversaires en un seul coup.

One Punch man Ok

« Wokay, je peux partir maintenant alors ? »

C’est simple, mais c’est en gros le résumé de One Punch Man. La tête que Saitama fait ci-dessus illustre juste parfaitement l’idée et ses conséquences.

Mais bon, juste pour vos beaux yeux voilà un synopsis un poil plus complet :

Synopsis : One-Punch Man est un anime dans lequel nous suivons les aventures de Saitama, super héros le plus puissant de la Terre, et de son fidèle disciple, Genos, qui va ramasser et prendre tous les combats épiques où classiquement le héros devrait en chier, parce que Saitama, bah, il est trop fort pour en chier en fait.

Du coup merci Genos quoi. XD

 

« Mais de rien, jeune apprenti héros ! « 

 

Bon. Je suppose qu’une petite présentation plus pragmatique autour de qui l’a fait et de quoi ça peut parler n’est pas inutile…

Sa date de sortie : Octobre 2015 (Automne)
Le public visé : Seinen (avec un total de 12 épisodes + 7 OAV (dont 4 pas encore sorties) [Edit Babiwan du Grenier : elles sont toutes sorties depuis, et je ne les ai pas regardées. Honte à moi. Je sais.])
Ses différents genres : Combat, Science-Fiction, Action, Comédie, Fantasy, Supernatural
Les thèmes présents : Androïdes, Monde futuriste, Extra-terrestres, Super-Héros, Combats de fous, Monstres Hyper-puissants, Kaijyus…
Studio : Madhouse
Licencié par : Anime Digital Network & Kaze (Pour le manga papier, ce sont les éditions Kurokawa qui le publient)

 SEIYUUS : 

En ce qui concerne les voix, de nos personnages, les seiyuus présents sont :

– Makoto Furukawa : 

– Kaito Ishikawa : 

– Yuuki Aoi : 

– Kaji Yuki : 

– Nakamura Yuuchi : 

– Onosaka Masaya : 

– Yamaji Kazuhiro : 

– Miyano Mamoru : 

– Tsuda Kenjirou : 

– Morikawa Toshiyuki : 

 

Liste des épisodes :

Episode 1 : L’Homme le plus fort du monde

Episode 2 : Le Cyborg solitaire

Episode 3 : Le Savant obstiné

Episode 4 : Le Ninja des temps modernes

Episode 5 : Le Maître ultime

Episode 6 : La Ville de l’effroi

Episode 7 : L’Apprenti suprême !

Episode 8 : Le Roi des profondeurs

Episode 9 : La Justice inflexible

Episode 10 : Le Pire danger de tous les temps

Episode 11 : Le Champion de l’univers

Episode 12 : Le Plus puissant des héros

 

Bon. Après vous avoir laissé entrevoir les coulisses (vous avez vu, ya du beau monde chez les seiyuus ! ), il est peut-être temps de repasser à la série elle-même. C’est bien beau de savoir qui fait quoi, comment et où, mais ça n’est en rien un gage de garantie ou de réussite… Voyons voir !

Sinon si vous avez la flemme de lire ma critique et/ou que vous n’avez pas encore vu ou entendu parler de la série (ça veut dire que vous vivez dans une grotte bien plus isolée que la mienne), de façon simple, voici mon avis : C’est de la bonne.

[Edit Babiwan du Grenier : et si, depuis le début de l’année écoulée, vous n’avez toujours pas entendu parler de One Punch Man, c’est que vous êtes plus isolé que Tom Hanks dans Seul au Monde…]

A regarder donc. Et à lire ci-dessous pour les récalcitrants pas persuadés. It’s PAVE TIME !

Ps : Ah oui. Si tu ne veux pas voir du spoil, tel Gandalf, je ne te dirais qu’une chose « FUIS, PAUVRE FOU »

[/!\ /!\ /!\ SPOUAILLE !  /!\ /!\ /!\]

 

Critique :

Petit aparté avant la critique, je tiens à préciser que j’avais commencé à lire la version papier de Yûsûke Murata (Eyeshield 21, One Punch Man) en 2012-2013, et que par curiosité j’avais jeté un œil à la version originale, celle du Mystérieux auteur de One Punch Man, le fameux One. Lequel a un trait de dessin magnifique.

[Edit Babiwan du Grenier : qu’on retrouve d’ailleurs dans Mob Psycho 100 version papier ! ]

"Magnifique, n'est-ce pas ?"

« Magnifique, n’est-ce pas ? »

Néanmoins, honte à moi me direz-vous, je n’ai à l’époque pas poursuivi bien loin, et je me suis arrêté assez tôt (avant la fin de l’anime de 12 épisodes qui vient de sortir).

Bien qu’étant donc au courant du principe de One Punch Man, à partir de l’épisode 5, ce fut pour moi la découverte complète. Et quelle découverte.

Revenons donc à nos moutons.

Commençons par l’aspect graphique.

One Punch Man se démarque particulièrement au niveau de son trait de dessin puissant par moments (juste quand il faut, un vrai régal), et par son animation impeccable.

Le seul léger reproche qu’on pourrait faire à l’animation ou au dessin, ce serait, comme l’a si bien dit le Chef Otaku dans sa critique sur Youtube (car oui, je fais partie de ceux qui matent les vidéos du Chef Otaku. Le Chef Otaku regarde Jojo (et en plus c’est sa première vidéo, c’est dire). Tu devrais regarder Jojo mon ami. [c’était l’instant pub youtub]), le fait que la fluidité de l’animation prime sur le niveau de détail du dessin qui s’en retrouve impacté.

Ça pète quand même, faut avouer !

Ça pète quand même, faut avouer !

 

Car effectivement, si on compare à ces gifs qui circulent qui proviennent du trait de Murata, on est en droit de se dire que ça pouvait être carrément un régal de détail pour les yeux en quasi-permanence sans rien perdre en fluidité d’animation.

Bon j'avoue, l'exemple n'est pas forcément des plus flagrants...

Bon j’avoue, l’exemple n’est pas forcément des plus flagrants…

 

Mais bon, sans déconner, ne crachons pas dans la soupe. L’animation et le dessin de One Punch Man sont justes parfaits, et dans l’action, on n’a que peu le temps de s’épancher sur de tels détails. Sauf quand on en est au 187ème visionnage. Et, il faut le dire, One Punch Man donne l’envie d’être regardé à nouveau.

En tout cas, avec cet anime on voit bien qu’on est en 2015 [Remarque du Grenier : 2016 du coup en fait], et que quand un studio se donne les moyens de ses ambitions, il peut faire quelque chose d’épique.

One Punch Man a les qualités qu’on aurait rêvé de voir dans chaque épisode de Dragon Ball Super. Perso moi j’aurais préféré qu’ils sortent un épisode de DB Super toutes les 2 semaines ou tous les mois quitte à attendre, plutôt que de voir quelques passages flashs réalisés par des stagiaires de sous-traitants délocalisés et sous-payés…

( Il y a d’ailleurs un sérieux problème au niveau du système de rémunération du monde de l’animation japonaise, mais cela mériterait un article à part entière, et de nombreux documentaires et articles à ce sujet existent déjà…)

On se demande même s’ils ne sont pas plus mauvais que les fans qui réalisent Dragon Ball Absalon

Sérieux, je sais que ç’est du réchauffé et que tout le monde en a parlé mais…

[Edit de Babiwan du Grenier : encore plus maintenant puisque Dragon Ball Super approche les 60 épisodes maintenant. Perso je me suis arrêté il y a quelques semaine, vers la fin des épisodes 40 et quelques. Je suis donc en retard. Mais globalement, ma vision de Dragon Ball Super n’a que peu changé. J’ai vu certaines de mes craintes se confirmer, même si j’ai eu quelques instants de rêve de temps à autre…]

Goku vs Beerus dans l’épisode 5 de DB Super. (Malheureusement, il faudra se contenter de la review de ce youtubeur… Sur youtube, on ne trouve plus que la version « clean » dont je vais parler ci-dessous.)

L’un comme l’autre ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais l’épisode du dessus est réalisé par des fans bénévoles qui n’ont pas les moyens de faire ce dont ils rêveraient quand l’épisode du dessous est réalisé par la Toei qui jette du pognon par les fenêtres tellement elle sait plus quoi en faire.

(Enfin si, ils savent quand même comment ne pas le donner à leurs employés ou ne pas l’allouer au budget de leurs remakes… L’argument du Blu-ray est fallacieux et mercantile, et en plus, il n’est pas forcément pertinent. Si les versions Blu-ray sont effectivement retravaillées, la qualité, bien que meilleure, n’est parfois pas vraiment extraordinaire non plus…)

[Passage Edit du Grenier : L’autre problème aussi, c’est quand le nouvel anime souffre de la comparaison avec l’ancien. Si si. Vous voyez Trunks du futur ? Allez, c’est cadeau ! ]

On passe de quelque chose de dégueulassement honteux à quelque chose d’acceptable, voire d’assez joli, mais rien qui casse la baraque…

A côté de ça…

Le poisson frit, ça fait bobo aussi !

Oui. One Punch Man est le Dragon Ball que j’aurais attendu. En tout cas en termes d’animation. Rappelons quand même qu’à l’opposé des combats interminables de DB, One Punch Man, c’est souvent ça :

Un GROS One Shot dégeulasse de Saitama !

Un GROS One shot dégueulasse de Saitama !

Bref. Encore une fois, l’animation déchire son sensei, même si on peut toujours se prendre à rêver mieux.
One Punch Visual.

 

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Passons aux thèmes musicaux. Hé bien rien à dire. Enfin si : bien trouvés, ceux-ci collent parfaitement à l’action ou à l’émotion des scènes. Épique quand ça doit l’être, triste et mélancolique quand il le faut, et burlesque lors des scènes de comique.

Que demander de plus ?

Une bande sonore qui déchire peut-être ? Haha, sombres fous… C’est l’une des forces de ce foutu animé ! (Comme le dirait si bien notre cher amiral Belios)

Non sérieux, les bruitages et SFX ainsi que la bande son sont impeccables.

One Punch Sound.

Bon. Ensuite. L’Histoire. Ah… Hum. Bah en fait euh, honnêtement, on la connaît déjà. En gros le synopsis c’est l’Histoire en entier. Certes des éléments qui viennent complexifier et densifier un peu la série arrivent au fur et à mesure. On sent même que c’est là pour déblayer le terrain de la deuxième saison et du prochain arc.

Mais bon en gros le mode opératoire reste le même : un big one méchant de sa maman arrive, il pète la gueule à tout le monde (souvent à des villes entières ou à d’autres super héros plus faibles) et Saitama arrive et nous marave le truc direct. Tellement direct, qu’à peu près systématiquement personne n’est capable de comprendre sa force.

En fait Saitama est l’explication du mystère Satan (Hercule) dans Dragon Ball.

En ce moment, ça, c’est la tête que vous tirez à cause de ce que je viens de dire.

« COMMENT ? » Me direz-vous, avant de penser que j’ai craqué et que je suis devenu fou pour comparer ces deux là. « Jeune impudent, tu as signé ton arrêt de mort » me diront d’autres fan boys. Rangez les railguns et les prismes lunaires, ça va peut-être vous intéresser.

Sérieux, rangez moi ce foutu railgun… Sinon je fais appel à l’AUTRE One Punch Man (oh que si vous voyiez où je veux en venir hahaha)

Certes c’est le deuxième parallèle à Dragon Ball que je fais ici. Mais il est de toute façon difficile de penser que le shônen nekketsu par excellence qu’est Dragon Ball soit inconnu de One (comme de Murata) et qu’il n’ait pas d’une façon ou d’une autre eu son influence dans l’écriture ou le dessin de l’œuvre….

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Oui. Les humains sont des créatures difficiles. Comme je l’ai précisé plus haut il y a ici du spoil général. Sans entrer dans les détails donc, Saitama a deux grands problèmes.

Le premier est qu’il n’a AUCUN adversaire à sa taille. A tel point qu’il s’ennuie (et à raison). Aussi le moindre ennemi assez fort pour lui donner un minimum de challenge est digne de respect et de louanges. Mais du coup de ce problème en découle un second…

PERSONNE ne voit Saitama sauver la planète. Absolument personne à l’exception de rares privilégiés ne voit les combats épiquissimes menés par notre bonze chauve favori. Et c’est en grande partie dû à la différence de force justement.

Et de là découle une grande incompréhension pour les humains normaux témoins de ses interventions. Là où d’autres grands héros mènent de longs et rudes combats ou arrivent à en finir vite avec des effets pyrotechniques ou télékinésiques impressionnants, Saitama se contente d’un vieux coup de poing et hop, c’est fini.

Sérieux, elle est pas hyper impressionnante, notre petite Tatsumaki ?

Bah oui, mais l’humain il a besoin de quelque chose de plus élaboré comme explication. Ou tout au moins de quelque chose qui se trouve à sa portée. Si Sangoku et cie lorsqu’ils ont affronté Cell étaient invisibles aux yeux des humains normaux à cause de leur vitesse inconcevable, les actions de Satan, elles, étaient visibles et même filmées.

Il se met même en scène avec ses

Il se met même en scène en se prenant en photo avec ses « trophées », c’est dire si c’est un spécialiste de la communication…

De même, Saitama tire la bourre à des mecs qui sont visibles, et qui en plus sont crédibles. A côté de ça, lui, avec son crâne chauve et son costume jaune fluo cramoisi de super héros de superette perdu des années 50, il claque moins, forcément.

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s'échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu...

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s’échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu…

D’autant plus si après les missiles, les rayons lasers, et les techniques ultra puissantes impressionnantes ça se termine en un coup.

Conclusion : les autres héros de rang S de One Punch Man comme Satan Hercule dans DB ont, aux yeux du public humain, plus de street credibility que Sangoku ou Saitama, notamment à cause de leur incapacité à comprendre la force légendaire de l’être qui sauve leur planète. Et à une différence injuste de traitement de la part des médias.

(Ce qui n’enlève rien à la force des autres rang S de OP Man, qu’on ira pas comparer à Satan sur ce plan-là quand même)

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Pour le reste du côté histoire ma foi, Saitama, c’est aussi la belle histoire d’un héros qui n’abandonne jamais et qui, à la force de son propre entraînement et de sa pure volonté, a pu se hisser au rang de sur-humain. Un véritable mythe. 100 pompes, 100 abdos, 100 squats et 10 km par jour. C’est légendaire. Quitte à devoir s’en arracher les cheveux.

(oui j’ai osé :p )

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Bref, je ne peux pas vous spoiler vu que je n’ai pas lu la suite, mais One Punch Man est à n’en pas douter l’anime de 2015. Un pur bijou qui contient la majorité de ce qu’on est en droit d’attendre d’un anime traitant de bastons épiques à notre époque.

One Punch/20

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et voyez vous même)

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et laissez tourner en boucle )

Ps : n’oubliez pas, votre Saitama made in Manga NC existe !