Sensual Pleasure #1 : L’avis des lectrices (Part1 – Le pur Yaoi) [+ 16]

Bonjour les ami(e)s ! Aujourd’hui j’inaugure le premier numéro de Sensual Pleasure ! Et oui, jalouse de Soryam, j’ai décidé que moi aussi j’avais le droit d’avoir ma propre rubrique. Et comme je ne publie pas que du Yaoi, quoi de mieux que de rassembler ma spécialité dans un abonnement … spécial ! Evidemment, ma Kouhai Tsuki-chan me secondera lors de la rédaction de prochains numéros.

Avertissement : Ces articles sont réservés au jeunes filles (ou garçons) de plus de 16 ans. Il se peut que certains articles contienne du contenu choquant ou inapproprié aux jeunes enfants. La mention [+ 18] figurera sur les articles au contenu pornographique. Merci de votre compréhension.


Bon. Rentrons donc dans le vif du sujet. J’ai demandé à certaines fujoshis de Manga NC de m’en raconter un peu plus sur elles et leur relation avec le Yaoi histoire de faire un peu le tour du panel et de voir quel public pouvait cibler mes articles. Je dois vous avouer que je me suis sérieusement demandée si mes articles avaient de l’ampleur et servaient à quelque chose. Mais passons. J’ai donc organisé un jeu Yaoi (qui servait fichtrement à rien pour le coup, à part vous emm..bêter :v ) et j’ai pu récupérer un petit groupe assez varié de fujoshi. Je dis varié parce que certaines lisent du vrai Yaoi pur et dur (comme moi 😉 ) et d’autres ne sont que d’uniques adeptes de Ship et de fanfictions. Je vais donc faire 2 parties. Une sur le Yaoi et une sur le Ship.

Commençons donc par le Yaoi :

Elearya : Et la première candidate est : GABY !!

 

Gaby : Hey hey hey ! C’est moi Gaby, UNE fujoshi (et fière de l’être !)~ Avant tout autre chose, admirez cette cuteness !

haikyuu
Elearya : Alors Gaby. Décrivez nous un peu votre bibliothèque.

 

Gaby : Ma collection papier n’est malheureusement pas très fournie (Moins d’une dizaine de manga Yaoi 😥 ) mais j’ai bien l’intention de la remplir :v Heureusement qu’Internet est là~ Entre Fanfictions et Doujinshi, mes yeux ainsi que mon imagination sont bien nourris :3

 

Elearya : Quand et comment avez-vous commencé à lire des Yaoi ?

 

Gaby : Je ne sais plus trop quand j’ai commencé à m’intéresser à ce genre mais c’est une amie qui m’a fortement influencée et je ne regrette pas du tout d’avoir plongé dedans~ J’aime vraiment lire des fanfictions en général, Yaoi ou pas, et je recherche constamment de nouveaux couples qui sont quelquefois très atypiques (Du style OiKuroo de Haikyuu!! ou KagaKi de Kuroko no Basket~) mais j’aime tout autant les coupes plus courants, plus évidents tels que BokuAka (HQ!!) mon OTP du moment~. Je passe la plupart de mes soirées sur des sites tels que fanfiction.net ou AO3 qui sont vraiment du pain béni pour tous fujoshis ou fudanshi~ [Note Elearya : Oh ! ça m’intéresse ce que tu dis la. Hum je vais googlisé ça :p ]

 

Elearya : Qu’est ce qui vous plait dans le Yaoi ?

 

Gaby : Pourquoi j’aime le Yaoi ? Je peux difficilement répondre à cette question… C’est comme si on me demandait pourquoi j’aime le chocolat ! Je pense même que ce serait plus facile de répondre à cette question… x) Je lis du Yaoi ou Shounen-ai comme je peux lire des Shojo. Comme tout autre genre on trouve d’excellents manga tels que In these Words, Ten Count ou Caste Heaven, comme il y en a des complètement WTF et trash (Je n’ai pas de noms en tête là de suite mais j’en ai lu pas mal…)

 

Elearya : Quel est votre Yaoi préféré de tous les temps ?tencounts

 

Gaby : Mon Yaoi préféré est et restera Ten Count. J’ai vraiment un gros coup de cœur pour ce manga et j’espère vraiment pouvoir acheter la version papier un jour. Tout, l’histoire comme les personnages, me captive et me touche comme peu de manga ont pu le faire (Je ne parle évidemment pas des manga du style KnB ou HQ!! où je fangirl plus qu’autre chose et qui ont une bonne histoire mais pas vraiment « profonde »… Je ne suis pas sûre d’être claire mais bon :3) si bien que j’attends chaque chapitre avec impatience.

 

Elearya : Quel serait votre Seme ou Uke idéal ?

 

Gaby : Je dirai que le Seme devrait être possessif, légèrement agressif (pas trop quand même, juste pour mettre un peu de piment) tout en étant doux et protecteur~. Par contre, je n’aime pas vraiment quand le Uke est pleurnichard ou se laisse faire ! Il faut qu’il s’affirme autant sinon plus que le Seme sinon c’est trop facile et peu intéressant. Pour moi, les deux doivent être sur un même pied d’égalité (je ne dis pas non aux relations dominant/dominé tout de même..!).

 

Elearya : Vous avez gagné un bonus en participant à notre Grand Jeu Yaoi. Vous avez le droit de nous présenter un manga. Lequel choisissez-vous ?

 

Gaby : J’ai décidé de vous présenter le manga Magi~ C’est un de mes manga préférés car il fait réfléchir tout en ayant une histoire qui tient la route (Fait assez rare, de mon point de vue, pour être souligné) avec des personnages extrêmement fascinants (Sinbad <3) et attachants (Ja’far ❤ <3). Le manga papier compte à ce jour 23 tomes en VF et 30 en VO et l’histoire en est à son dernier arc. Une superbe adaptation en anime comprenant 2 saisons de 25 épisodes, sorties respectivement en 2012 et 2013 a été réalisée par le studio A-1 Pictures (Ao no Exorcist, Fairy Tail). Il existe également un spin-off, en anime et manga, Sinbad no Bouken, relatant les aventures d’un des personnages rencontrés dans la série originale : Sinbad (Of course…). L’histoire principale est centrée sur Aladdin, un jeune garçon qui rencontre un cocher nommé Ali Baba dans le désert. Mais Aladdin est loin d’être inoffensif car c’est un Magi et il possède une flûte où un géant peut en sortir ! Les deux garçons vont partir à la conquête d’un Donjon, lieu rempli de richesses mais dont personne n’est jamais revenu vivant…

Je conseille donc vraiment à tout le monde ce manga exceptionnel~ (Je tiens tout de même à préciser que je ne suis pas ce manga à cause des multiples ship Yaoi potentiels mais bel et bien pour l’histoire !).

Voilà, c’est tout pour moi~


Elearya : Merci Gaby : Passons à la candidate suivante ! Lynou ! Alors, Lynou. Pourquoi aimez-vous le Yaoi ?

 

Lynou : C’est très dur de répondre à la question « Pourquoi j’aime le yaoi » quand moi-même je ne suis pas sûre à 100% de la raison. Mais bien entendu que c’est pour l’histoire d’amour, les sentiments, la passion le…le….bon ok soyons honnête : LES SCENES DE CUL.

Là je parle du yaoi hardcore que je distingue du yaoi soft. De façon générale, je suis capable d’aimer n’importe quelle histoire d’amour, que ce soit entre garçons ou entre filles, si j’accroche aux personnages et à l’histoire je vais avoir envie qu’ils aient une fin heureuse, et je vais être triste s’il leur arrive du malheur etc.

Là où le yaoi se différencie c’est dans les scènes de sexe.

Je ne surprendrai personne en disant que je regarde beaucoup de hentai (et je ne connais aucun otaku aussi bien fille que garçon, qui ne le fait pas) seulement voilà..le public cible du hentai c’est l’homme hétérosexuel. De ce fait, en tant que femme hétéro, c’est extrêmement rare de trouver un hentai qui rempli tous mes critères de satisfaction.

Je retrouve notamment de façon trèèès récurrent le scénario de la nana qui se fait plus ou moins violer et qui se retrouve par la suite addict au sexe et….uniquement au sexe. Elle perd son état de « personne » et devient juste un « objet » (et elle est contente)…Je peux comprendre que ça fasse fantasmer, mais moi qui suis une femme je me projette tout naturellement dans le personnage féminin et je vous assure que ça ne m’excite absolument pas (si vous êtes un homme, essayez vous comprendrez). Hélas, ce genre de scénario c’est quasi 50% du hentai.

Lorsque le scénario se concentre un peu plus sur une relation amoureuse, c’est souvent extrêmement niaise irréaliste : la superbe nana qui se transforme en prédateur sexuel et saute sur notre héros, le garçon caucasien lambda mais à un moment le garçon se « réveille » puis va reprendre le contrôle de la situation puis dominer la fille (MOI C’EST HOMME) qui se retrouve bluffée par tant de force et va en redevenir toute timide (oh je défaaaaaille).

Quand ENFIN je trouve un hentai qui est BIEN, les personnages sont amoureux, consentants, la situation ou le scénario est sympathique et bien…l’image se concentre exclusivement sur le corps, le plaisir féminin et surtout la perte de contrôle du au plaisir féminin.

L’homme dans tout ça ?

Peau de balle.

Rien.

On a très rarement les pensées de l’hommes mais toujours ceux de la femme. Lorsqu’on a les pensées des deux, c’est celle de la femme qui domine. Une seule et unique partie de l’homme existe sur l’image et son visage est, lui, inexistant. On a AUCUN retour du plaisir masculin.

De la même façon que ça semble exciter mes camarades masculins hétéro de voir mis en avant les pensées et le corps féminin dans un hentai, moi ça m’excite énormément de connaître les pensées, puis de voir le corps et le plaisir masculin.

C’est là que le yaoi entre en jeu.

Histoire d’amour, personnages à fleur de peau pris dans une passion amoureuse interdite…ce côté « interdit » rends très vite et très (trop ?) facilement l’histoire prenante.

J’en entends me dire : oui mais il y a du viol AUSSI dans le yaoi !

C’est vrai.

Je ne fais ici pas l’apologie du viol, je parle ici du fantasme.

Contrairement au hentai « classique » dans le yaoi le viol intervient comme l’explosion du désir amoureux (et donc sexuel). Dans le hentai classique le viol se manifeste de la volonté de dominer et posséder, certains diront « salir », l’être pur féminin…et moi, j’aime pas trop l’idée que si je fais l’amour et que j’aime ça c’est que je suis sale ou que je suis l’objet de quelqu’un…bref.

Ce n’est pas nouveau car dans beaucoup de shoujo on voit des baisers ou des calins soudains etc…de la même façon, il s’agit de ce que j’appelle « l’explosion du désir amoureux », de voir qu’un garçon aime une fille de façon tellement forte que ça « déborde », il ne maîtrise plus son corps ni ses actions et, lui l’homme qui est censé avoir le contrôle de ses sentiments et de son corps, se laisse aller à cette passion amoureuse : témoignant ainsi de la sincérité de ses sentiments ! (rappel : on est toujours dans le fantasme féminin là hein, pas de panique XD)

Tout au long du récit yaoi l’amour est le thème redondant, et ça se ressent énormément durant les scènes de sexe. Les personnages se prennent dans les bras, s’avouent leur amour et le désir amoureux implose en même temps que le désir sexuel. Dans le hentai classique tout n’est que pur désir sexuel et animal et ça se voit dans la mise en scène, la déclaration d’amour, s’il y en a une, se fait avant la relation sexuelle puis à la fin. Si elle se fait pendant l’acte, c’est uniquement pour « relancer » ou intensifier la scène. L’amour ne fait que rarement partie intégrante de l’acte, au contraire du yaoi.

Et donc….voilà ! Tout ce qui ne me satisfait pas dans le hentai, je le trouve dans le yaoi.

Par contre je ne « ship » jamais (ou rarement) [Note Elearya : Ouaiiiiis ça t’as pas empêché de shiper Yuri et Vik-chan :v ] les personnages masculins entre eux ☺ (je n’ai pas tous les vices non plus héhé)

J’ai énoooooormément réfléchi avant de vous écrire ce pavé…et encore, j’ai résumé, désolée si c’est long T_T

 

Elearya *Raclement de gorge* : Merci Lynou pour ce … pavé extrêmement instructif ! Mine de rien tu as assez bien résumé ce que je pense du yaoi. Tous les homoph… hommes devraient lire cette interview !

C’est tout pour le moment ami(e)s fushoshi/fudanshi. Dans le prochain numéro, vous aurez : Le SHIPPING ! C’était Elearya en direct des studios de Manga NC ! Bisous sur vos tentacules les gens ❤

[Edited by Babiwan-Kenobi]

Les Chroniques d’Elearya #1 – Les Démographies Méconnues : Le Bara à travers « Otouto no Otto »

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321. Voir à la fin pourquoi c’est barré.]

Eh oui ! C’est encore moi ! Je viens encore vous embêter. Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un genre démographique peu connu en Occident : Le Bara. Ne vous méprenez pas, je ne vous encourage pas à lire ces œuvres (Sauf si vous souhaitez que votre âme s’envole vers d’autres cieux et ne revienne jamais). C’est simplement pour votre pauvre petite culture générale d’Otaku. Venez-donc avec moi parcourir les bas-fond du manga et désintégrer votre âme 😉

[Note de Babiwan : et je vous accompagnerais (y’a pas de « s » au futur du singulier de la première personne, correcteur à la noix :p .) donc au cœur de l’enfer contre mon gré, au fur et à mesure de ma correction. Espérons survivre à cette expérience.]

Préambule :

Otouto no Otto (Le Mari de mon Frère) raconte l’histoire de Yaichi et sa fille Kana qui vont voir débarquer Mike Flanagan dans leur vie. Cependant, ce récit n’a RIEN A VOIR avec les œuvres habituelles de son auteur, TAGAME Gengoroth, si tant est que vous en aviez déjà entendu parler. C’est un Seinen. Pas de SM, pas de viols, aucune violence. Juste une ambiance calme et … Slice of Life. On se prépare au pire ….. pour rien [N’est ce pas Meepow-Sensei]. Pas une seule scène de sexe à l’horizon. Seulement un léger fan-service gay 😉

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Couverture du Tome 1

Un peu d’histoire :

Le terme bara (薔薇) signifie la rose en japonais. Ce terme viendrait d’un recueil de photographies homoérotiques publié en 1963 par MISHIMA Yukio et HOSOE Eikoh : Bara-kei (薔薇刑, tué par les roses). La symbolique de la rose est par la suite renforcée par le premier magazine gay japonais paru dans les années 60 : Barazoku. A partir des années 1980, il est utilisé pour désigner le cinéma gay : bara-eiga (薔薇映画, film de la rose).

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Couverture du magazine « Barazoku » dans les années 80.
[Note Elearya : Meepow ! Elle me fait pensé à Free! :v ]
Le saviez-vous ? : Le terme bara fut repris par les japonais hétérosexuels pour désigner les homosexuels. En ce sens, c’est un terme péjoratif malheureusement utilisé en Occident pour désigner ce que les japonais appellent le men’s love (メンズラブ, menzu rabu). 

Qu’est ce que le Men’s Love (ou Bara) ?

Le Men’s Love est un genre démographique traitant de l’homosexualité masculine. Il est donc étroitement lié au Yaoi (Boy’s Love), de part son contenu. Cependant, la grande différence entre le Men’s Love et le Yaoi, sera le public cible, et par conséquent, le magazine de publication. Le public cible du Yaoi reste principalement des femmes, à la recherche d’une romance passionnée et fantasmée, qu’elles ne trouvent pas forcément dans les Shojo (où l’héroïne est souvent niaise et sans saveur [Note Elearya : Non ça ne sens pas DU TOUT le vécu ! ]) ou le Hentai (qui cible ici, principalement des hommes et donc où la femme est perçue comme un objet sexuel). Le public cible du Men’s Love est quand à lui, des hommes homosexuels ou bisexuels qui recherchent un transcription plus réaliste des différents partenaires sexuels ou des types de relations recherchés par les gays. Ainsi, les Bears (De l’anglais qui signifie ours : personnages musclés, poilus et baraqués) des Men’s Love sont bien loin des Bi-shonen (éphèbes au physique androgyne) des Yaoi. De plus, contrairement aux Boy’s Love, les scènes de sexe ne sont en aucun cas cachées. [Note Elearya : Bon ok. On trouve quand même pas mal de Yaoi non-censurés. Mais y’a quand même plus de retenue que dans le Men’s Love].

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Couvertures du vol.2 de Goku : L’île aux prisonniers (TAGAME) et de
l’Anthologie de ses oeuvres (The Passion of Gengoroth TAGAME)
On retrouve ici le style typique des Bears poilus et baraqués

[Remarque de Babiwan : Bon bah à défaut de Super Saiyan, on a des Oozarus… *prend la fuite*]

Le Grand Prêtre du Men’s Love : TAGAME Gengoroh

Je vous parle de TAGAME depuis tout à l’heure. Mais vous allez me dire ….. (*Une main se lève* – C’est qui TAGAME ?). Bingo. Alors, TAGAME Gengoroh est connu pour être l’ambassadeur du manga gay en France et dans le monde. Influencé par les œuvres du Marquis de Sade, il commence à publier ses premières œuvres en 1982 à l’âge de 18 ans dans un magazine Yaoi. Plus tard, deux autres magazines gays publient ses œuvres dont le célèbre Barazoku. Sa carrière démarre en 1986, à l’âge de 22 ans. A 29 ans, il publie ses œuvres dans le magazine gay Badi puis avec deux collègues, il fonde le magazine gay G-men, ciblant un public plus mature. Aujourd’hui ses œuvres sont publiées dans Badi. Dans une anthologie (Massive – Gay Erotic Manga and the Men who make it), il recense des manga gay écrits des années plutôt ainsi que leurs auteurs. Plus tard, un éditeur américain (Picturebox), publie une anthologie des œuvres de TAGAME : The Passion of Gengoroth TAGAME.

Je vous invite fortement à lire cette interview réalisée en 2013. TAGAME y parle de son parcours mais aussi (et c’est ce qui rends l’interview ultra-intéressante) de la culture gay au Japon. En plus, on peut la replacer dans le contexte historique du manga. (Bon je vous cache pas qu’elle est assez longue).

Approved by Elearya

Le style de TAGAME mélange pornographie homosexuelle et Sado-Masochisme. Ses personnages sont des Bears (chara-design typique du Men’s Love : Corps poilus, musclés à souhait, extrêmement détaillés, grosses b…outeilles …. ). TAGAME est connu pour ses scénarii axés BDSM (acronyme mixant plusieurs abréviations en une : Bondage & Discipline, Domination & Soumission, Sado-Masochisme), violences sexuelles et tortures physiques. Il est assez récurrent de voir des viols ou des abus sexuels dans un contexte militaire. Je sais ce que vous vous dites [Particulièrement vous, Babiwan et Meepow] « Oh mon dieu ! On est allés trop loin, nos yeux saignent et notre cerveau tremble ! ». Mais je vous arrête. Ici je ne vais pas vous parler de violences sexuelles ou de SM [Note de Babiwan : heureusement pour nous !]. Je vais vous parler du tout dernier manga de TAGAME qui est .. Surprise ! Un Seinen ! Promis, y’a pas de pièges. La preuve : Le premier tome (sorti fin Mai 2015 au Japon) a été réimprimé au moins quatre fois en moins de deux mois, le premier tirage s’étant écoulé en seulement 3 jours !

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Gengoroth TAGAME

J’ai testé pour vous : Otouto no Otto (Le Mari de Mon Frère)

Synopsis : 

On suit l’histoire de Yaichi et sa fille Kana, qui reçoivent un jour la visite de Mike, le mari du frère jumeau de Yaichi, arrivé directement du Canada. Yaichi devra alors revoir et repenser les stéréotypes absurdes qu’il avait sur les homos, tandis que Kana met régulièrement les pieds dans le plat, avec la naïveté et la franchise décapante propres aux enfants de son âge. Les deux hommes vont tout deux apprendre l’un de l’autre, entre Mike qui se familiarise avec les us et coutumes japonaises et Yaichi qui découvre la culture canadienne.

www.nautiljon.com

Aperçu :

  • Année de parution japonaise2015
  • Année de parution française : 2016 (Vous pouvez retrouver le Tome 1 à l’As de Trèfle ! Merci Sosoro 😉
  • Type : Seinen [Note Elearya : Ce manga traite bien de l’homosexualité masculine. Cependant, TAGAME Gengoroth a décidé de traiter le sujet afin de faire passer un message et d’en faire une oeuvre tout public. Ce Men’s Love est donc publié dans le magazine Gekkan Action (King’s Game – Origines, Orange) qui est un magazine Seinen !]
  • Genres : Comédie – Drame – Tranche de Vie
  • Auteur : TAGAME Gengoroh
  • Éditeur JAP : Futabasha
  • Éditeur FR : Akata

Mon avis :

Au niveau du manga en général : Je trouve le chara-design plutôt sympa et réaliste. Comme on pouvait s’y attendre, rien à voir avec les Bi-shonen des Yaoi. On reconnait la patte de TAGAME. Comme c’est un Seinen, contrairement à ses purs Men’s Love où l’on voit tout tout tout, il a pris le soin de censurer son oeuvre (du moins les grosses … parties intimes *Teehee*) tout en gardant les beaux corps musclés de ses bears (Bref, je vais pas faire un dessin. Imaginez juste Mike ou Yaichi nus avec plein de poils quoi :v ). On retrouve là un léger fan-service pour ses lecteurs habituels.

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Kana dessinée par TAGAME
Qui aurait cru qu’un jour un dessin de TAGAME serait aussi KAWAII ? QUI ?!

 

Au niveau du scénario :

Je pense que Yaichi incarne la société japonaise qui considère l’homosexualité comme un sujet tabou. Il est gêné lorsque Mike Flanagan débarque du Canada sans prévenir. Il garde une expression polie et calme devant lui, mais l’esprit blindé de préjugés, il s’insurge et l’insulte mentalement. En son for intérieur, il aimerait cracher ses propos et préjugés homophobes (Très bien représentés sous forme de petite bulles : TAGAME coupe la vignette en 2 et représente la même scène à l’identique 2 fois : En dessous, ce que Yaichi dit calmement à Mike et au dessus ce qu’il pense réellement). Par exemple, choqué que Mike révèle son lien marital avec son frère Ryoji à sa fille Kana, il en vient même à hurler que le mariage entre homme est impossible lorsque la jeune fille lui pose la question (alors que Mike lui réponds naturellement et calmement que oui).

De ce fait, Yaichi ne sait pas comment aborder cette situation… Cela lui laisse un gout amer dans la bouche (Chtap ! Vous imaginez quoi, là ?). A force de réflexions, il commence à se poser des questions. L’éducation qu’il a reçue (donc celle de 90% de la population de la planète), lui imposant une famille composée d’une femme, un mari et des enfants serait en fait obsolète [Note Elearya : Halleluiah ! Lynou, on touche au but !].

Kana, elle, est une enfant. Elle ne comprends pas ce qu’il se passe, son père lui ayant caché l’existence de son frère. Elle découvre alors l’univers de l’homosexualité avec une vision tout à fait innocente, tiraillée entre le point de vue de Yaichi et celui de Mike. Elle est tout excitée à l’idée de cet oncle canadien sorti de nulle part (sans mauvais jeu de mot). Elle ne sait rien de ce qui tracasse son père. Elle ne voit en Mike qu’un gros bûcheron à la barbe de Père Noel amusant et intriguant. Elle cherche tout de même à comprendre la relation de ses oncles mais enchaîne les gaffes des enfants de son âge, ce qui rajoute une touche d’humour au manga.

Mike quant à lui est plus serein. Il aborde le sujet avec Kana de façon tout à fait naturelle et tente de lui expliquer que sa relation avec son oncle (et l’homosexualité en général) ne sont en aucun cas des actes étranges, malgré les réticences de son beau frère. Il est tout excité à l’idée de découvrir le Japon, patrie de son mari (au sens propre comme au figuré ^^ ) et n’est pas en reste d’anecdotes à propos de Ryoji. Il apprends même des choses à Yaichi qu’il ignorait sur son propre frère jusqu’ici.

Il en résulte donc un contraste entre les deux hommes : Un Yaichi hésitant, méfiant, ignorant tout de son invité si spécial qui devra surmonter ses préjugés homophobes et accepter la réalité et un Mike, enjoué, ravi, qui assume complètement son homosexualité et tente de découvrir les coutumes japonaise tout en essayant de transmettre le militantisme LGBT à Yaichi (le Canada étant plus avancé que le Japon au niveau des droits des minorités). Ensemble, ils se découvriront l’un, l’autre (sans mauvais jeu de mots vaseux) et partageront leurs cultures et leurs points de vue, le tout accompagné des gaffes innocentes d’une petite fille espiègle et curieuse (Bon ok vous avez le droit à des pensées perverses innocentes).

Je trouve que l’auteur a eu une bonne idée d’écrire ce manga. A la fois pour parler d’un sujet sérieux et tabou au Japon avec beaucoup d’humour et promouvoir la culture gay. Il réponds à pas mal d’interrogation et de préjugés qu’on pourrait avoir sur les homosexuels. C’est une superbe façon de passer le message et de tenter de changer les mentalités au Japon et à l’international sachant que la plupart de ses œuvres restent relativement choquantes. En tout cas, j’espère vous avoir donné envie de le lire parce qu’il vaut vraiment le coup !

Bonne lecture ! :v

[Avertissement de Babiwan : « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate » (« Laissez toute espérance, vous qui entrez »), La Divine Comédie de Dante, circa 1307-1321.

C’était ce que je voulais mettre originellement au début de l’article, surtout au vu de son titre, mais en réalité, nul besoin de le mettre. Elearya a su naviguer comme un bon capitaine pour vous présenter le Bara dans ses grandes lignes ainsi qu’un de ses auteurs phares (d’après ce que j’ai compris en lisant cet article, comme vous à l’instant) en se servant d’une oeuvre atypique et tout public réalisée par celui-ci. Ce qui permet de faire d’une pierre deux coups, et de réussir à vous présenter le Bara tout en nuances d’ombres (non il n’y en a pas 50, voyons !) et de vous dessiner habilement ses contours, sans avoir à mettre trop en lumière ce qui peut choquer au sein de ces œuvres (surtout quand on apprend la spécialité de l’auteur au sein du Bara, qui est donc hyper crue). D’un autre côté elle vous présente un succès littéraire qui a le mérite d’aborder des thématiques difficiles. Félicitations donc pour avoir rédigé cet article de qualité. Néanmoins, je précise que les propos des auteurs, surtout lorsqu’il s’agit d’engagements envers une certaine cause ou une autre (à degré divers), n’engagent qu’eux. … Et c’est sur ces paroles neutres qu’il se barra ! (Oups il a osé ! =D)]

[Edited by Babiwan]

Les ‘ProAntagonistes’ des rédacteurs !

Après les différents TOP Waifus, animes et dérivés en tout genre, cette fois-ci Meepow est parti dans les coulisses de vos rédacteurs favoris !
(Tout le monde sait que c’est moi votre préféré mais passons…)
Aujourd’hui vous aurez le privilège de découvrir les coups de cœur et traumatismes de notre équipe de choc qui s’est fait un plaisir de vous confier leurs plus sombres s… sels… secrets !
Vous pensiez qu’ils ne souffraient pas dans leurs caves ? Détrompez-vous !

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Les articles sortis du Grenier de Babiwan : Le vent se lève [Avis rêveur]

Jiro droit dans ses bottes qui teste un avion. Je pense que c'est pas mal pour débuter l'article. Non ? ^^

Jiro droit dans ses bottes qui teste un avion. Je pense que c’est pas mal pour débuter l’article. Non ? ^^

[Edit Babiwan du Grenier : Originellement, cet article a été rédigé en décembre 2014, soit il y a presque deux ans. Comme pour le Babiwan du Grenier sur One Punch Man, l’auteur, par excès de flemmardise et/ou de perfectionnisme n’a à l’époque pas sorti l’article. Notez tout de même que l’article était resté dans une version purement texte, sans AUCUNE image.
Vous voyez la taille de mes pavés. Visualisez votre douleur, s’il n’y avait aucune image pour aller avec… 😀

Une rapide précision, en coup de vent (lol) : je n’ai pas mis de trailer, car j’ai un poil l’impression que ça spoil trop. Enfin bon c’est du chipotage, et je spoiles sans doute un peu moi-même. Du coup je vous ai surtout mis des images et des OST pour vous agrémenter cet article et le rendre potable !

Petite précision supplémentaire : Ici je n’irais pas vous donner les détails techniques du film, comme la composition des équipes d’animation ou le cast des Seiyuus, mais je me contenterais de la pure impression que m’a laissé le film en lui-même. C’est de l’art, c’est beau et… voilà XD

Sur ce, bonne lecture ! ]

Non franchement, il est beau ce film. La retranscription du Japon des années 1910-1940 est très travaillée. On a l'impression de voyager dans le temps avec le dessin...

Non franchement, il est beau ce film. La retranscription du Japon des années 1910-1940 est très travaillée. On a l’impression de voyager dans le temps avec le dessin…

Pour faire court en introduction, commençons par dire que « Le vent se lève » est un film d’animation produit par le légendaire studio d’animation Ghibli, studio très difficile à rater dans le paysage audiovisuel, disons, oh, juste depuis une trentaine d’années, une broutille !

Le Totoro, bien connu de votre rédactrice Sosoro, légendaire mascotte du Studio Ghibli ^^

Le Totoro, bien connu de votre rédactrice Sosoro (mais aussi de Natyva91, également surnommé… Totoro), légendaire mascotte du Studio Ghibli ^^ (qui a quand même bientôt 30 ans, puisque Mon Voisin Totoro date de 1988, un peu de respect pour vos aînés s’il vous plaît ! )

Le studio Ghibli est connu pour avoir animé certains des plus grands classiques de l’animation japonaise (Le château dans le ciel, Kiki la petite sorcière, Pompoko, Princesse Mononoké, Ponyo sur la falaise,…), et être composé d’équipes talentueuses, notamment avec des personnages comme Isao Takahata et Hayao Miyazaki.

Or, comme tout le monde le sait, Hayao Miyazaki est un dieu de l’animation japonaise… Comment ne pas faire d’article sur « le vent se lève » ?

[Edit Babiwan du Grenier : … bon. Il a pris un peu de temps à sortir ceci dit haha ^^’ ]

Un poète Français qui donne son titre à un film d'animation Japonais, c'est quand même pas courant ! ^^

Un poète Français qui donne son titre à un film d’animation Japonais, c’est quand même pas courant ! ^^

Son titre donne le ton : Il s’agit d’un vers du poète français Paul Valéry. Comme à son habitude le studio Ghilbi nous livre là une oeuvre poétique en effet. Le film ravira les amateurs d’aéronautique et les historiens en herbe en nous faisant suivre le parcours de Jirô Horikoshi de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’au début de la Seconde. (Il n’y a pas de scènes de batailles à proprement parler, à part dans des rêves très proches de l’impressionnisme, très figurés, et souvent dotés d’une forte puissance symbolique.)

Ces rêves sont quand même assez puissant. Ici on devine la faune de bombes allemandes, sombre présage du côté terrible et meurtrier que peut revêtir l'aviation...

Ces rêves sont assez puissants. Ici on devine la faune de bombes allemandes, sombre présage de la malédiction meurtrière qui affecte les avions, condamnés à être utilisés pour la guerre (comme tant de choses)…

Comme je le disais, les amateurs d’aéronautique et de mécanique seront ravis : Rivets, Ailes, Moteurs, Hélices, Éléments mécaniques divers et variés, règles à calcul…

Et une chtite règle à calcul, une !

Et une chtite règle à calcul, une !

Les passages sur la puissance mécanique et la vision éclatée des composants des avions alors même que le moteur vrombit feront frémir plus d’un fana de puissance chevaux.

Puisque je vous dis qu'on voit de la mécanique... XD

Puisque je vous dis qu’on voit de la mécanique… XD

Sans jamais alourdir le film pour autant, tant l’aspect mécanique et l’ingénierie aéronautique nous sont présentées sous un jour poétique, caractéristique des pionniers de l’aviation.

Jirô rêve littéralement sa passion pour les avions ! Un dévouement total qui ne laisse difficilement indifférent...

Jirô rêve littéralement sa passion pour les avions ! Un dévouement total qui ne laisse difficilement indifférent…

On ne peut s’empêcher de penser que Jirô soit de la même trempe que Georges Guynemer, Manfred Von Richtofen (Aka le Baron rouge), Caproni (son mentor indirect, ingénieur aéronautique italien que Jiro admire, récurrent dans le film ), Charles Lindbergh, Antoine de Saint-Exupéry (Auteur du petit prince, mais aussi pilote) et les autres pionniers de l’aéropostale, héros amoureux du ciel. Si Jirô n’est pas pilote, il a indéniablement l’amour du ciel, des nuages, des voyages et de la découverte.

Caproni et Jirô en train d'échanger en plein milieu d'un rêve de notre héros...

Caproni et Jirô en train d’échanger en plein milieu d’un rêve de notre héros…

[Edit rêveur de Babiwan du Grenier : Un amour de l’aviation qui rappelle beaucoup Porco Rosso. Un très beau film que je conseille aussi. ]

Pour le côté historique, Miyazaki trouble volontairement les cartes en ne nous donnant pas réellement d’indicateurs temporels dans le film (par exemple en nous annonçant directement en quelle année nous sommes ou en l’affichant à l’écran), mais en nous laissant vivre l’aventure poétique de ce petit garçon qui rêvait de concevoir des avions et qui réalise son rêve pour le vivre pleinement, avec ses obstacles, ses échecs et ses réussites.

Jiro met la main à la pâte (enfin plutôt dans l'huile) pour accomplir ses rêve

Jiro met la main à la pâte (enfin plutôt dans l’huile) pour accomplir ses rêve

Tout cela à échelle d’homme, comme le fleuve de la vie qui s’écoule. Ainsi au début du film devine t-on que nous sommes encore en 1918 à l’aide de la revue aéronautique et de l’annonce de la guerre touchant à sa fin. On reconnaît également le grand séisme du Kanto de 1923 ainsi que la terrible crise économique de 1929.

On devine le début des années 30 et on sent la Seconde guerre mondiale se rapprocher en voyant la coopération militaire nippono-allemande, et en entendant parler de personnages ou d’événements historiques comme Hitler, la guerre de Mandchourie ou le retrait du Japon de la Société des Nations (ancêtre de l’ONU). Pour le connaisseur / amateur historique, ces passages appréciés aideront à resituer l’aventure dans son contexte, pour les autres, ces détails ne sont jamais trop lourds, mais apparaissent doux comme le vent qui se lève : Ils suivent le léger courant du film, qui nous transporte doucement sans que l’on y prête garde. (un peu comme les OST, qui collent parfaitement et sont une vraie force du film, nous immergeant totalement dans l’histoire du film, sans même que l’on en prenne conscience ^^ )

  • Que préfères tu ? Un monde avec des pyramides ou un monde sans pyramides ?
  • Des pyramides ?
  • Les humains rêvent de voler dans le ciel, mais c’est aussi un rêve maudit. Le funeste destin des avions en fait des outils de carnage et de destruction.
  • Oui.
  • Malgré cela, j’ai choisi un monde avec des pyramides. Et toi, que choisis tu ?
  • Je veux créer de beaux avions.
Chacun ses merveilles (du monde). Pour certains ce sont des pyramides, pour d'autres des chefs d’œuvres d'animation... enfin pour d'autres, il s'agit de magnifiques appareils

Chacun ses merveilles (du monde). Pour certains ce sont des pyramides, pour d’autres des chefs d’œuvres d’animation… enfin pour d’autres, il s’agit de magnifiques appareils…

[Edit Babiwan du Grenier : Le vent se lève se distingue clairement d’un Joker Game, où la géopolitique et les relations internationales tiennent une place de prépondérante dans l’histoire. La militarisation du Japon, le poids des sociétés prêtes à entrer en guerre, les intérêts mondiaux des différents pays protagonistes, et autant de thèmes lourds y sont omniprésents et constituent bien plus des éléments centraux du récit que l’ambiance et le décor de fond qui participent à la beauté de Kaze Tachinu (le titre original). Lynou I see you. 90 pour 8 pour 2. ]

On est pas dans Joker Game, mais malgré tout, le film n'oublie pas de nous tremper dans le contexte

On est pas dans Joker Game, mais malgré tout, le film n’oublie pas de nous tremper dans le contexte

Le tout est agrémenté d’une romance qui ne saurait laisser indifférent. Là aussi, tout l’aspect poétique du film transpire et on ne peut que se laisser emporter par la douce brise de l’amour et de la vie… Même si parfois le film sait être violent et se transformer en violente tempête qui saura faire contre-pied à la douceur générale du film et nous arracher au plancher des vaches. Au sens propre avec le Séisme de Tokyo et les événements de l’Histoire comme au sens figuré avec la cruauté de la vie, à la fois belle et généreuse, mais aussi injuste et terrible…

« Jiro est humain ? » Eh oui…

Le spectateur lambda se laissera porter lui aussi par le flot des événements et la beauté du film (notamment sonore), même sans rien connaître à l’aviation, l’histoire, la politique, l’art ou même le Japon : Jiro et son histoire, sont avant tout celle d’un être humain qui vit sa vie pleinement, avec ses moments de joie et d’allégresse, de labeur, de repos, avec ses doux rêves, ses désillusions mais aussi des moments de tristesse, avec la dureté de la vie qui retombe comme l’épée de Damoclès qui attendait pour mieux retirer le bonheur accordé.

Le film ne saurait laisser indifférent pour peu que l’on se laisse emporter par le vent et que l’on s’envole vers le rêve éveillé que constitue le film. Aficionados de combats et de shônens à testostérone n’espérez pas ici voir de rudes combats éternels, vous frappez à la mauvaise porte ! Mais vous risquez d’être drôlement surpris et de trouver une violence insoupçonnée et des gouttes perler de vos joues pendant l’aventure !

Un beau rêve...

Un beau rêve…

Ecoute-moi, garçon japonais. Les avions ne sont faits ni pour la guerre ni pour les affaires. Les avions sont de beaux rêves, auxquels les ingénieurs donnent une forme.

Ces mots, prononcés par Caproni à l’attention de Jirô dans un de ses rêves, résument bien je pense l’épopée que nous raconte le film. Et c’est donc là-dessus que nous allons nous quitter. A plus pour un autre article de Babiwan ! (Mais pas du grenier cette-fois ci ;D)

Little Boy/20

(oups :p)                            [Oui j’ai osé XD]

Paul Valéry/20

[Note de Babiwan du Grenier : bon pour le coup, je trouve que j’ai pas grand chose à dire de plus. Sauf à vous faire un cours d’Histoire, je ne vois pas ce que j’aurais à dire d’autre sur ce très bon film, même s’il a été détrôné au box-office par Kiwi no na wa (que je n’ai pas encore visionné). Si vous avez aimé le Vent se lève, je ne saurais que vous recommander Porco Rosso, pour peu que vous n’ayez pas encore vu ce classique de Ghilbi. Pour le coup, la VF avec Jean Reno dans le rôle principal n’est pas désagréable ^^ ]

Du coup bah… Bonus hein, trailer VF de Porco Rosso (à vous de voir quel trailer vous avez préféré :p)

Les articles sortis du Grenier de Babiwan : One Punch Man [Critique]

[Edit Babiwan du Grenier : Originellement, cet article a été rédigé en grande partie en Décembre 2015 – Janvier 2016. Son auteur, par un excès de flemmardise ou de perfectionnisme (c’est selon), l’a laissé trop longtemps de côté. Devant l’actualité et l’annonce d’une saison 2 de One Punch Man, il fallait réagir. Voici donc, dépoussiéré du Grenier où il était stocké, cet article de Babiwan, qui ne fait pas que corriger :p ]

One Punch Man 1

Synopsis : Saitama est un héros. Un super-héros en fait même. Problème : il est fort. Très fort. Beaucoup trop fort. Tellement fort qu’il tue tous ses adversaires en un seul coup.

One Punch man Ok

« Wokay, je peux partir maintenant alors ? »

C’est simple, mais c’est en gros le résumé de One Punch Man. La tête que Saitama fait ci-dessus illustre juste parfaitement l’idée et ses conséquences.

Mais bon, juste pour vos beaux yeux voilà un synopsis un poil plus complet :

Synopsis : One-Punch Man est un anime dans lequel nous suivons les aventures de Saitama, super héros le plus puissant de la Terre, et de son fidèle disciple, Genos, qui va ramasser et prendre tous les combats épiques où classiquement le héros devrait en chier, parce que Saitama, bah, il est trop fort pour en chier en fait.

Du coup merci Genos quoi. XD

 

« Mais de rien, jeune apprenti héros ! « 

 

Bon. Je suppose qu’une petite présentation plus pragmatique autour de qui l’a fait et de quoi ça peut parler n’est pas inutile…

Sa date de sortie : Octobre 2015 (Automne)
Le public visé : Seinen (avec un total de 12 épisodes + 7 OAV (dont 4 pas encore sorties) [Edit Babiwan du Grenier : elles sont toutes sorties depuis, et je ne les ai pas regardées. Honte à moi. Je sais.])
Ses différents genres : Combat, Science-Fiction, Action, Comédie, Fantasy, Supernatural
Les thèmes présents : Androïdes, Monde futuriste, Extra-terrestres, Super-Héros, Combats de fous, Monstres Hyper-puissants, Kaijyus…
Studio : Madhouse
Licencié par : Anime Digital Network & Kaze (Pour le manga papier, ce sont les éditions Kurokawa qui le publient)

 SEIYUUS : 

En ce qui concerne les voix, de nos personnages, les seiyuus présents sont :

– Makoto Furukawa : 

– Kaito Ishikawa : 

– Yuuki Aoi : 

– Kaji Yuki : 

– Nakamura Yuuchi : 

– Onosaka Masaya : 

– Yamaji Kazuhiro : 

– Miyano Mamoru : 

– Tsuda Kenjirou : 

– Morikawa Toshiyuki : 

 

Liste des épisodes :

Episode 1 : L’Homme le plus fort du monde

Episode 2 : Le Cyborg solitaire

Episode 3 : Le Savant obstiné

Episode 4 : Le Ninja des temps modernes

Episode 5 : Le Maître ultime

Episode 6 : La Ville de l’effroi

Episode 7 : L’Apprenti suprême !

Episode 8 : Le Roi des profondeurs

Episode 9 : La Justice inflexible

Episode 10 : Le Pire danger de tous les temps

Episode 11 : Le Champion de l’univers

Episode 12 : Le Plus puissant des héros

 

Bon. Après vous avoir laissé entrevoir les coulisses (vous avez vu, ya du beau monde chez les seiyuus ! ), il est peut-être temps de repasser à la série elle-même. C’est bien beau de savoir qui fait quoi, comment et où, mais ça n’est en rien un gage de garantie ou de réussite… Voyons voir !

Sinon si vous avez la flemme de lire ma critique et/ou que vous n’avez pas encore vu ou entendu parler de la série (ça veut dire que vous vivez dans une grotte bien plus isolée que la mienne), de façon simple, voici mon avis : C’est de la bonne.

[Edit Babiwan du Grenier : et si, depuis le début de l’année écoulée, vous n’avez toujours pas entendu parler de One Punch Man, c’est que vous êtes plus isolé que Tom Hanks dans Seul au Monde…]

A regarder donc. Et à lire ci-dessous pour les récalcitrants pas persuadés. It’s PAVE TIME !

Ps : Ah oui. Si tu ne veux pas voir du spoil, tel Gandalf, je ne te dirais qu’une chose « FUIS, PAUVRE FOU »

[/!\ /!\ /!\ SPOUAILLE !  /!\ /!\ /!\]

 

Critique :

Petit aparté avant la critique, je tiens à préciser que j’avais commencé à lire la version papier de Yûsûke Murata (Eyeshield 21, One Punch Man) en 2012-2013, et que par curiosité j’avais jeté un œil à la version originale, celle du Mystérieux auteur de One Punch Man, le fameux One. Lequel a un trait de dessin magnifique.

[Edit Babiwan du Grenier : qu’on retrouve d’ailleurs dans Mob Psycho 100 version papier ! ]

"Magnifique, n'est-ce pas ?"

« Magnifique, n’est-ce pas ? »

Néanmoins, honte à moi me direz-vous, je n’ai à l’époque pas poursuivi bien loin, et je me suis arrêté assez tôt (avant la fin de l’anime de 12 épisodes qui vient de sortir).

Bien qu’étant donc au courant du principe de One Punch Man, à partir de l’épisode 5, ce fut pour moi la découverte complète. Et quelle découverte.

Revenons donc à nos moutons.

Commençons par l’aspect graphique.

One Punch Man se démarque particulièrement au niveau de son trait de dessin puissant par moments (juste quand il faut, un vrai régal), et par son animation impeccable.

Le seul léger reproche qu’on pourrait faire à l’animation ou au dessin, ce serait, comme l’a si bien dit le Chef Otaku dans sa critique sur Youtube (car oui, je fais partie de ceux qui matent les vidéos du Chef Otaku. Le Chef Otaku regarde Jojo (et en plus c’est sa première vidéo, c’est dire). Tu devrais regarder Jojo mon ami. [c’était l’instant pub youtub]), le fait que la fluidité de l’animation prime sur le niveau de détail du dessin qui s’en retrouve impacté.

Ça pète quand même, faut avouer !

Ça pète quand même, faut avouer !

 

Car effectivement, si on compare à ces gifs qui circulent qui proviennent du trait de Murata, on est en droit de se dire que ça pouvait être carrément un régal de détail pour les yeux en quasi-permanence sans rien perdre en fluidité d’animation.

Bon j'avoue, l'exemple n'est pas forcément des plus flagrants...

Bon j’avoue, l’exemple n’est pas forcément des plus flagrants…

 

Mais bon, sans déconner, ne crachons pas dans la soupe. L’animation et le dessin de One Punch Man sont justes parfaits, et dans l’action, on n’a que peu le temps de s’épancher sur de tels détails. Sauf quand on en est au 187ème visionnage. Et, il faut le dire, One Punch Man donne l’envie d’être regardé à nouveau.

En tout cas, avec cet anime on voit bien qu’on est en 2015 [Remarque du Grenier : 2016 du coup en fait], et que quand un studio se donne les moyens de ses ambitions, il peut faire quelque chose d’épique.

One Punch Man a les qualités qu’on aurait rêvé de voir dans chaque épisode de Dragon Ball Super. Perso moi j’aurais préféré qu’ils sortent un épisode de DB Super toutes les 2 semaines ou tous les mois quitte à attendre, plutôt que de voir quelques passages flashs réalisés par des stagiaires de sous-traitants délocalisés et sous-payés…

( Il y a d’ailleurs un sérieux problème au niveau du système de rémunération du monde de l’animation japonaise, mais cela mériterait un article à part entière, et de nombreux documentaires et articles à ce sujet existent déjà…)

On se demande même s’ils ne sont pas plus mauvais que les fans qui réalisent Dragon Ball Absalon

Sérieux, je sais que ç’est du réchauffé et que tout le monde en a parlé mais…

[Edit de Babiwan du Grenier : encore plus maintenant puisque Dragon Ball Super approche les 60 épisodes maintenant. Perso je me suis arrêté il y a quelques semaine, vers la fin des épisodes 40 et quelques. Je suis donc en retard. Mais globalement, ma vision de Dragon Ball Super n’a que peu changé. J’ai vu certaines de mes craintes se confirmer, même si j’ai eu quelques instants de rêve de temps à autre…]

Goku vs Beerus dans l’épisode 5 de DB Super. (Malheureusement, il faudra se contenter de la review de ce youtubeur… Sur youtube, on ne trouve plus que la version « clean » dont je vais parler ci-dessous.)

L’un comme l’autre ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais l’épisode du dessus est réalisé par des fans bénévoles qui n’ont pas les moyens de faire ce dont ils rêveraient quand l’épisode du dessous est réalisé par la Toei qui jette du pognon par les fenêtres tellement elle sait plus quoi en faire.

(Enfin si, ils savent quand même comment ne pas le donner à leurs employés ou ne pas l’allouer au budget de leurs remakes… L’argument du Blu-ray est fallacieux et mercantile, et en plus, il n’est pas forcément pertinent. Si les versions Blu-ray sont effectivement retravaillées, la qualité, bien que meilleure, n’est parfois pas vraiment extraordinaire non plus…)

[Passage Edit du Grenier : L’autre problème aussi, c’est quand le nouvel anime souffre de la comparaison avec l’ancien. Si si. Vous voyez Trunks du futur ? Allez, c’est cadeau ! ]

On passe de quelque chose de dégueulassement honteux à quelque chose d’acceptable, voire d’assez joli, mais rien qui casse la baraque…

A côté de ça…

Le poisson frit, ça fait bobo aussi !

Oui. One Punch Man est le Dragon Ball que j’aurais attendu. En tout cas en termes d’animation. Rappelons quand même qu’à l’opposé des combats interminables de DB, One Punch Man, c’est souvent ça :

Un GROS One Shot dégeulasse de Saitama !

Un GROS One shot dégueulasse de Saitama !

Bref. Encore une fois, l’animation déchire son sensei, même si on peut toujours se prendre à rêver mieux.
One Punch Visual.

 

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Hissez vous aussi haut que Saitama, notre dieu !

Passons aux thèmes musicaux. Hé bien rien à dire. Enfin si : bien trouvés, ceux-ci collent parfaitement à l’action ou à l’émotion des scènes. Épique quand ça doit l’être, triste et mélancolique quand il le faut, et burlesque lors des scènes de comique.

Que demander de plus ?

Une bande sonore qui déchire peut-être ? Haha, sombres fous… C’est l’une des forces de ce foutu animé ! (Comme le dirait si bien notre cher amiral Belios)

Non sérieux, les bruitages et SFX ainsi que la bande son sont impeccables.

One Punch Sound.

Bon. Ensuite. L’Histoire. Ah… Hum. Bah en fait euh, honnêtement, on la connaît déjà. En gros le synopsis c’est l’Histoire en entier. Certes des éléments qui viennent complexifier et densifier un peu la série arrivent au fur et à mesure. On sent même que c’est là pour déblayer le terrain de la deuxième saison et du prochain arc.

Mais bon en gros le mode opératoire reste le même : un big one méchant de sa maman arrive, il pète la gueule à tout le monde (souvent à des villes entières ou à d’autres super héros plus faibles) et Saitama arrive et nous marave le truc direct. Tellement direct, qu’à peu près systématiquement personne n’est capable de comprendre sa force.

En fait Saitama est l’explication du mystère Satan (Hercule) dans Dragon Ball.

En ce moment, ça, c’est la tête que vous tirez à cause de ce que je viens de dire.

« COMMENT ? » Me direz-vous, avant de penser que j’ai craqué et que je suis devenu fou pour comparer ces deux là. « Jeune impudent, tu as signé ton arrêt de mort » me diront d’autres fan boys. Rangez les railguns et les prismes lunaires, ça va peut-être vous intéresser.

Sérieux, rangez moi ce foutu railgun… Sinon je fais appel à l’AUTRE One Punch Man (oh que si vous voyiez où je veux en venir hahaha)

Certes c’est le deuxième parallèle à Dragon Ball que je fais ici. Mais il est de toute façon difficile de penser que le shônen nekketsu par excellence qu’est Dragon Ball soit inconnu de One (comme de Murata) et qu’il n’ait pas d’une façon ou d’une autre eu son influence dans l’écriture ou le dessin de l’œuvre….

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Sérieux, ya pas un air de famille ?

Oui. Les humains sont des créatures difficiles. Comme je l’ai précisé plus haut il y a ici du spoil général. Sans entrer dans les détails donc, Saitama a deux grands problèmes.

Le premier est qu’il n’a AUCUN adversaire à sa taille. A tel point qu’il s’ennuie (et à raison). Aussi le moindre ennemi assez fort pour lui donner un minimum de challenge est digne de respect et de louanges. Mais du coup de ce problème en découle un second…

PERSONNE ne voit Saitama sauver la planète. Absolument personne à l’exception de rares privilégiés ne voit les combats épiquissimes menés par notre bonze chauve favori. Et c’est en grande partie dû à la différence de force justement.

Et de là découle une grande incompréhension pour les humains normaux témoins de ses interventions. Là où d’autres grands héros mènent de longs et rudes combats ou arrivent à en finir vite avec des effets pyrotechniques ou télékinésiques impressionnants, Saitama se contente d’un vieux coup de poing et hop, c’est fini.

Sérieux, elle est pas hyper impressionnante, notre petite Tatsumaki ?

Bah oui, mais l’humain il a besoin de quelque chose de plus élaboré comme explication. Ou tout au moins de quelque chose qui se trouve à sa portée. Si Sangoku et cie lorsqu’ils ont affronté Cell étaient invisibles aux yeux des humains normaux à cause de leur vitesse inconcevable, les actions de Satan, elles, étaient visibles et même filmées.

Il se met même en scène avec ses

Il se met même en scène en se prenant en photo avec ses « trophées », c’est dire si c’est un spécialiste de la communication…

De même, Saitama tire la bourre à des mecs qui sont visibles, et qui en plus sont crédibles. A côté de ça, lui, avec son crâne chauve et son costume jaune fluo cramoisi de super héros de superette perdu des années 50, il claque moins, forcément.

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s'échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu...

Papy Bang est méchamment classe. En plus là il est juste en train de s’échauffer. A côté de ça, notre chauve national il pue un peu…

D’autant plus si après les missiles, les rayons lasers, et les techniques ultra puissantes impressionnantes ça se termine en un coup.

Conclusion : les autres héros de rang S de One Punch Man comme Satan Hercule dans DB ont, aux yeux du public humain, plus de street credibility que Sangoku ou Saitama, notamment à cause de leur incapacité à comprendre la force légendaire de l’être qui sauve leur planète. Et à une différence injuste de traitement de la part des médias.

(Ce qui n’enlève rien à la force des autres rang S de OP Man, qu’on ira pas comparer à Satan sur ce plan-là quand même)

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Vous voyez Satan Hercule faire un truc pareil ? Il se serait déjà viandé 3 fois XD

Pour le reste du côté histoire ma foi, Saitama, c’est aussi la belle histoire d’un héros qui n’abandonne jamais et qui, à la force de son propre entraînement et de sa pure volonté, a pu se hisser au rang de sur-humain. Un véritable mythe. 100 pompes, 100 abdos, 100 squats et 10 km par jour. C’est légendaire. Quitte à devoir s’en arracher les cheveux.

(oui j’ai osé :p )

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Et lui aussi il a osé. Devant Kid Buu. XD

Bref, je ne peux pas vous spoiler vu que je n’ai pas lu la suite, mais One Punch Man est à n’en pas douter l’anime de 2015. Un pur bijou qui contient la majorité de ce qu’on est en droit d’attendre d’un anime traitant de bastons épiques à notre époque.

One Punch/20

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et voyez vous même)

Aie aie aie aie (Tapez pillar men sur youtube et laissez tourner en boucle )

Ps : n’oubliez pas, votre Saitama made in Manga NC existe !