Comment faire la différence entre Shounen, Shoujo, Seinen, Josei ?

Je vais aujourd’hui tenter de répondre à la question que beaucoup d’entre vous se posent, ou ne maîtrisent pas encore complètement : Comment faire la différence entre Shounen, Shoujo etc…?

Ce n’est pas un « Genre » !

Beaucoup utilisent le terme de « Genre »…sans forcément être faux (car là aussi, il y a un débat autour du mot « genre » en lui-même, et pas que dans la sphère Otaku !) si vous voulez être juste il faut parler de « Démographie » ou « Genres démographiques » ou « Public Cible »…Si on veut faire un peu moins compliqué, « Type » de manga sonnera plus correct que « Genre ».

Le terme « Genre » est utilisé plutôt pour parler du contenu de l’histoire, par exemple : Aventure, Mecha, Action, Fantasy etc…
(Mais pour vous rassurer, on fait tous l’erreur, moi comprise !)

[Note de Babiwan : Moi aussi. Il faut avouer que la frontière est ténue…]

Vous le savez probablement déjà, on classifie les mangas selon les publics ciblés.
Le Shounen : Les jeunes garçons
Le Shoujo : Les jeunes filles
Le Seinen : Les hommes
Le Josei : Les femmes

Le Magazine de Prépublication

On peut limite arrêter l’article maintenant car ça répond à la question (teehee).

[Soulagement de Babiwan : Cool. C’était court comme article. Oh wait…]

Un manga est d’abord prépublié dans un Magazine de prépublication qui a son public cible. Donc pour savoir si un manga est un Shounen ou un Shoujo, il suffit de regarder dans quel magazine il est paru.

Chaque magazine a son rythme de publication. Le très célèbre Weekly Shounen Jump où sont publiés Naruto et One Piece peut se permettre de sortir une fois par semaine. Pour le Shoujo, un peu moins populaire (mais tout de même !) le rythme sera de deux fois par mois comme le Hana to Yume qui publie Kamisama Hajimemashita ou Akatsuki no Yona. Pour les magazines Yaoi comme Dear+ (La série des Kuroneko et 10 Count) qui a un public plus restreint (souvent considéré comme une sorte de sous-catégorie du Shoujo car le public visé est féminin), on a une sortie par mois.

Personnellement, quand j’ai besoin de connaître le magazine de prépublication d’un manga, je me rends sur http://www.nautiljon.com/

[Babiwan Advice : c’est souvent très complet et c’est bien vu de la part de Lynou. Au cas où il serait défaillant, google est votre ami, même s’il vous mènera à Wikipédia (qui l’est un peu moins. ça dépend). Ya des sites comme MyAnimelist, qui sont très bien aussi d’ailleurs. Bref, ya toujours moyen de retrouver.]

Lorsqu’un manga remporte suffisamment de succès il est relié en « Tankōbon », c’est le manga tel que nous le connaissons et qui est disposé dans nos bibliothèques.

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(De gauche à droite : Weekly Shounen Jump, Hana to Yume, Dear+)

Pourquoi y’a-t-il confusion ?

Répondons à la question avec un petit jeu pour que ce soit concret.
Je vais vous montrer des images de manga et vous devrez deviner quel est le public cible. Je mettrai la réponse en bas de l’image, en blanc donc vous devrez passer la souris dessus pour voir le texte (pas de triche !). Donnez-moi vos scores en commentaire !

Nisekoi

Shounen : Pré-publié dans le Weekly Shounen Jump aux côtés de Naruto, One Piece, Assassination Classroom et bien d’autres !
Explication : On pourrait le prendre pour un Shoujo, car il s’agit d’une histoire d’amour mais il n’y a pas que les filles qui aiment ça ! La preuve, le manga et l’anime font un tabac ! La confusion est également souvent faite avec Your Lie in April ou A Silent Voice, tous deux des Shounen. Bon allez je vous donne une astuce, dans un Shoujo le personnage principal est trèèèès rarement un garçon, ça met la puce à l’oreille !

Death Note

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Shounen : Pré-publié dans le Weekly Shounen Jump, comme Nisekoi !
Explication : Parfois pris pour un Seinen à cause de la complexité du scénario, des thèmes matures sur l’omni-présence de la mort, la corruption de la société, la limite entre le bien et le mal etc…

Nana

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Shoujo : Pré-publié dans le magazine Cookie connu aussi pour Parapal et Six Half.
Explication : Souvent pris à tort pour un Josei à cause de l’âge des personnages et du non tabou des relations sexuelles, c’est pourtant bel et bien un Shoujo !

Karneval

Josei : Pré-publié dans le Comic Zero-Sum aux côtés de Loveless, Alice au Royaume de Trèfle etc…
Explication : Karneval fait partie de ces mangas qui ciblent une nouvelle génération de lectrices qui aiment voir des relations très fortes entre personnages masculins dans un univers entièrement Shounen (il y a aussi 07 Ghost, Servamp, Are You Alice? par exemple)…….mais avec son lot de fan service légèrement yaoi, c’est parfois tellement subtil que beaucoup de garçons suivent l’histoire sans jamais remarquer ce qui fait frissonner le public féminin…et c’est peut être mieux de rester dans l’ignorance X)

Inari, Konkon, Koi Iroha.

Résultats de recherche d'images pour « Inari, Konkon, Koi Iroha »

Seinen : Pré-publié dans Young Ace connu pour Blood Lad, Erased et Kill La Kill entre autres…
Explication : Facile de le prendre pour un Shoujo il en a tous les éléments, excepté que c’est un Seinen. Le Seinen regroupe tout un tas d’histoire familiales ou pratiques (sur la vie en entreprise etc)…On peut y trouver absolument de tout !

C’est bien connu, il y a souvent confusion à cause des préjugés que l’on a sur les différents mangas. On pense qu’un Shounen est toujours bon enfant, qu’un Shoujo c’est toujours une histoire d’amour un peu niaise, que le Seinen c’est surtout des histoires dark ou sanglantes et que le Josei ne regroupe que des histoires de femmes trentenaires. Je ne nie pas que c’est souvent le cas MAIS pas toujours…vous en avez eu la preuve ! Car, soyons honnête, qu’importe le public cible les goûts varient en fonction des personnes, donc il n’est pas étonnant de voir proposé un très large choix d’histoires différentes qui rendent le « ciblage » parfois dérisoire.

 

[Note Pavé de Babiwan : je crois d’ailleurs que le cœur du problème, la difficulté de déterminer si oui ou non certains mangas appartiennent à telle ou telle catégorie vient justement de la nature de cette catégorisation elle-même, qui préjuge du goût des gens en fonction de critères arbitraires. D’un autre côté c’est le problème même de la nature de la catégorisation. Catégoriser c’est en quelque sorte se focaliser sur un aspect ou plusieurs aspects en particulier pour mieux les faire ressortir. Une oeuvre quelle qu’elle soit, et notamment un manga ou anime, et la façon dont s’y disposent (ou pas) tout un tas de thèmes, de problématiques à traiter ou d’intentions diverses peuvent la faire largement dépasser le cadre de la définition auxquelles les catégories rattachées semblent l’y faire appartenir. Bref une oeuvre, c’est souvent personnel, c’est subjectif, ya un certain point de vue, certaines idées, et vouloir tout résumer à coups de mots-clés n’est pas forcément pertinent. Mais pour des raisons économiques, ça peut être intéressant de dégager des tendances chez des publics, et c’est justement le but de ceux qui s’intéressent à l’aspect marketing… Lynou Market ci-dessous.]

L’aspect Marketing

Comme si la confusion n’était pas suffisamment présente l’aspect marketing entre en lice et je vais expliquer simplement pour que personne ne soit perdu (Genre toi-là bas ! reviens !)

Quel est le but d’un vendeur ? C’est de VENDRE (j’avais dit que ça serait simple à suivre). Pour ce faire il faut parfois se permettre de « sortir » un peu des carcans imposés du public cible.

Par exemple, Glénat a classé Tokyo Ghoul (Seinen) dans sa collection intitulée « Shounen ». C’est probablement parce qu’ils ont estimé que le manga se vendrait mieux ainsi. Mais ça ne change rien au fait que Tokyo Ghoul est, malgré tout, un Seinen de par son magazine de pré-publication.
Autre exemple, à l’As de Trèfle le manga Nisekoi, bien que Shounen, est rangé parmi les Shoujo. Tout simplement parce que le public cible, qui aime les histoires d’amour, se rapproche plus naturellement de la section Shoujo qui a des couleurs blanches et acidulées, plutôt que la section Shounen/Seinen qui est très noire. Donc si vous êtes un garçon et que vous avez envie d’une histoire plus légère, n’hésitez pas à mater l’autre coté de l’étagère car il y a des mangas pour vous !

Le Nekketsu : genre inventé par Wikipédia

Polémique, vous voulez de la polémique ?
Parmi toutes les erreurs et le bazar sans nom qui composent ces histoires de Démographies et Genres, on trouve un OVNI dans la langue française avec Wikipédia qui a « inventé » un sous-genre du Shounen qui serait le Nekketsu.
On peut aisément voir que cette page est une fausse car il n’y a aucun équivalent japonais.
« Nekketsu » est un adjectif, pas un genre ni un sous-genre. On peut utiliser ce mot pour parler de la personnalité d’un personnage. On peut dire « un personnage Nekketsu » si on veut faire un mélange de parler français/japonais. Cela qualifie un personnage au sang chaud, qui s’emporte vite dans une certaine passion liée à ses émotions (la colère, la haine, défendre ses amis, l’amour de la compétition etc).

[Note de Babiwan : ça marche évidemment très bien sur beaucoup de personnages Shounen, à commencer par Sangoku et Seiya(r)]

Quand c’est en anime alors ?

Là ça se corse.
Généralement, un anime est une adaptation d’un manga, donc il suffit de retrouver le manga d’origine pour connaître le public cible. Quand l’anime est original (c’est-à-dire, qu’il n’est pas issu d’une adaptation) il n’aura aucune catégorisation officielle…SAUF s’il obtient un certain succès et qu’un manga est adapté de l’anime (et non pas l’inverse !).
Dans ce cas-là, il suffit de voir dans quel magazine est publié le manga adapté.

« Kodomo »

Il est souvent cité aux côtés des autres démographies comme ayant pour public cible les enfants mais il est fondamentalement différent car…………*roulement de tambours*……il n’existe pas en manga papier ! Uniquement en anime !

Si les enfants (moins de 8 ans) sont le public cible, beaucoup d’entre eux ne savent pas encore (bien) lire. Si le critère de base c’est le magazine de pré-publication, ici on est « dehors » de ce critère, d’où le fait que le Kodomo est assez difficile à cerner. L’exemple le plus connu de Kodomo est probablement Doraemon.

On entre dans un autre paradoxe car si le critère c’est l’âge, cela voudrait dire que le shounen se situerait entre 8 – 17 ans et il y a une grande différence de maturité entre les âges de cette tranche ! D’où le fait qu’on trouve des œuvres aussi différentes (de Détective Conan à l’Attaque des Titans) dans le « shounen ». Même constat pour le « Shojo » où on peut passer de Sakura Chasseuse de Cartes à Angel Sanctuary (dont j’ai parlé dans un précédent article).

Une fois adapté en manga papier en revanche, il devient soit Shounen, soit Shoujo puisque (encore une fois) les magazines « Kodomo » n’existent pas. Parmi les titres souvent pris pour du Kodomo (Wikipédia je te regarde) on peut citer Pokémon, Beyblade (Shounen) ou Shugo Chara (Shoujo). Le magazine Shounen qui se rapproche le plus de ce qu’on peut appeler « Kodomo » (mais quand même décrit comme « Shounen ») c’est le CoroCoro Comic (voir image) censé cibler les enfants en école primaire, qui contient autant de pages sur la vente de produits dérivés des animes préférés des enfants, que de mangas, et qui est finalement plus acheté par les adolescents (voire les adultes, car les « leak » officiels des prochaines sorties de jeu Pokémon s’y trouvent souvent !!!) que les enfants.

 


C’est tout pour moi aujourd’hui ! N’hésitez pas à commenter pour me donner vos scores au jeu de tout à l’heure (pas de triche !), ou m’écrire si vous êtes pas d’accord avec ce que j’ai mis ❤

[Edited and nearly approved but not exactly by Babiwan]

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[Découverte] Le Manga en Cosplay (Partie 2)

Bon, alors voilà la suite de mon article sur le cosplay. Pour voir la première partie, c’est ici : https://manganc.wordpress.com/2016/06/29/decouverte-le-ma…cosplay-partie-1/

 Règlement pour le WSC (suite) :

B. Autres Modalités du Championnat

[1] Tous les vêtements, les accessoires portables (y compris les armes) et en particulier les réglages de la scène doivent être faits à la main. Utiliser des éléments disponibles dans le commerce tels que des répliques d’épées est interdit. […]

[2] Prendre toutes les précautions de sécurité avec des armes de scène et des accessoires. […]

[…]

[6] Il est interdit de copier directement des dessins originaux, des logos ou des arts graphiques à votre équipement ou des accessoires.

[7] S’il vous plaît préparez votre propre musique pour votre performance. […]. L’utilisation de la voix des acteurs de la voix d’œuvres originales dans votre musique est interdite. […].

[8] Lors de l’affichage des mots utilisés lors de la performance sur scène, de sous-titres japonais, nous vous recommandons d’utiliser votre langue maternelle pour vos discours.

[…]

[15] Il est interdit d’effectuer votre performance dans le public.

[…]

[18] L’ordre de performance est décidé par tirage au sort. […]

C. Critères de sélection pour le Championnat.

Le jugement est réalisé en deux parties : la performance sur scène et la qualité de l’artisanat du costume.

[1] Chaque juge sur scène du championnat de cosplay peut attribuer 10 points pour la Performance, 5 points pour l’Expression Scénique, et 5 points pour Character Fidelity, pour un total maximum de 20 points. […]

[2] Le jugement de l’artisanat du costume est effectué par les organisateurs nationaux avant le championnat et est ajouté au score du jugement sur scène. Chaque organisateur national peut donner jusqu’à 100 points […] : 40 points pour la précision du costume, 40 points pour la qualité du costume, 20 points pour la technique.

[…]

Contenus et Matériels Explicitement Interdits :

Ndlr : En gros, tout contenu impropre à la vente aux mineurs (18 ans ou moins). Bandes de pervers ! Ah et au fait, les œuvres éditées par la Shueisha (Bleach, Blue Exorcist, Death Note, Dragon Ball, Gintama…) sont interdites pour des questions de droits.


Du cosplay au manga, il n’y a qu’un pas.

Bon, maintenant que vous savez tout du cosplay et que vous êtes incollables sur le sujet, je vous propose de découvrir des mangas à travers nos personnages favoris. Les plus Otakus d’entre-vous reconnaîtront sûrement le manga au premier coup d’œil et d’autres auront peut-être un peu plus de mal. Les cosplays que j’ai pu prendre à la Japan Touch sont en partie manga et en partie Jeux-Vidéos et Films, donc il n’y en aura pas des masses pour traiter du sujet. De plus, ces cosplays ont été faits par des amateurs et donc, bien que l’on respecte le travail et les efforts de chacun, ils ne sont pas forcément de qualité. Pour ces deux raisons, je vous ai complété cet article par des cosplays fait par des professionnels  ! Enjoy !

DBZ

Piccolo, Tortue Géniale et Krilin de « Dragon Ball Z »

Dragon Ball : Bon, le premier qui me dit ne pas connaitre ce manga, je le découpe en (tout) petits morceaux, je les broie et les bois avec une paille. Dragon Ball est un des manga les plus populaires au monde.  Pour ceux qui malgré tout seraient passés à côté, Dragon Ball est un manga de TORIYAMA Akira (Dr Slump, L’apprenti Mangaka), paru en 1984 (Pfiouu ça ne nous rajeunit pas tout ça ! ). Le manga raconte l’histoire de San Goku, un petit garçon doté d’une queue de singe et d’une force impressionnante pour un garçon de son âge. Le petit Goku rencontre alors Bulma, une jeune fille à la recherche des 7 Dragon Balls qui, une fois réunies, exaucent n’importe quel souhait. Ça tombe bien, lui même possède une Dragon Ball qu’il tient de son grand père. Suite à un compromis, il part à la recherche des 7 boules de cristal en tant que garde du corps de Bulma. Au cours de ses aventures, Son Gôku rencontrera beaucoup d’amis comme Krillin, Yamsha, Kame Sennin, mais aussi beaucoup d’ennemis comme le Red Ribbon et Pïccolo…

Le manga a été décliné en de nombreux animes et films : Dragon Ball -1986-, Dragon Ball Z -1989- (Reprends 5 ans après le mariage de Son Goku), Dragon Ball GT -1996- (Se passe 10 ans après DBZ), Dragon Ball Kai -2009- (Nouvelle version de DBZ) et Dragon Ball Super -2015- (Suite directe de DBZ).


Madara

Madara Uchiha de « Naruto »

Naruto : Ici aussi, on a affaire à un manga cultissime qu’on ne présente plus, de KISHIMOTO Masashi (1999). Naruto Uzumaki, jeune garçon du village de Konoha, passe son temps à faire le cancre et les 400 coups pour fuir les moqueries de ses camarades. En effet, 12 ans plus tôt, alors qu’il n’était qu’un nouveau né, le quatrième Hokage sacrifia sa vie afin de sceller en lui Kyuubi, le démon Renard à 9 queues. Les Villageois ne faisant plus la différence entre le garçon et le démon ne font alors que le brimer. Naruto débute alors un entrainement ninja dans l’équipe 7 de Kakashi Hatake, aux côtés de Sasuke Uchiha et Sakura Haruno. Le jeune homme espère ainsi devenir Hokage et prouver sa valeur aux gens de son village. Mais le chemin est long et semé d’embûches et pour espérer atteindre son objectif, la première étape est de devenir Genin.

Naruto a lui aussi eu son lot d’adaptations. Naruto – 2002 à 2007- (Adaptation de l’enfance de Naruto) ; Naruto Shippuden – Depuis 2007, la diffusion est toujours en cours – (Adaptation de l’adolescence de Naruto). Onze films ont également vu le jour ainsi que des Spin-offs.


Méphisto

Méphistophélès de « Ao no Exorcist »

Ao no Exorcist : Manga de KATO Kazue (Space Travelers, Time Killers) paru en 2009, il est un peu moins connu que les précédents mais personnellement, j’ai bien kiffé. Rin Okumura est un jeune garçon adopté par des exorcistes. Un jour, il apprends par Satan que son père biologique n’est autre que le Malin lui-même mais refuse de l’accompagner dans son monde. Dévasté par la mort de son père adoptif, Rin ne peut se défaire des principes inculqués par ce dernier. Il décide alors d’accompagner son frère Yukio à l’Académie de la Croix-Vraie, dirigée par Méphistophélès. Il y étudie alors dans le but de devenir exorciste afin d’exterminer tous les démons, quitte à libérer la puissance démoniaque qui sommeille en lui, à chaque fois qu’il dégaine le katana de Satan.

Ao no Exorcist à vu son adaptation en anime en 2011, suivit par un OAV « Ao no Exorcist : Kuro no Iede », centré sur Kuro, le Bakeneko (Démon-chat à 2 queues) de Rin. Un film est également sorti en 2012.


OnS

Yuu et Mika de « Owari no Seraph »

Owari no Seraph : Il fallait que je vous parle de « Yaoi no Seraph », ne serait-ce que pour Meepow et Aline [Taunt de Babiwan : Meeka x Lyuu] ! Ce manga de KAGAMI Takaya (Dark Rabbit, Mokushiroku Alice) paru en 2012, raconte l’histoire de Yûichirô et Mikaela Hyakuya, 2 orphelins asservis par les vampires après l’épidémie ayant décimé les adultes. Déterminés à s’échapper de la sinistre ville de Sanguinem, ils sont rapidement attrapés par le noble vampire qui leur avait tendu un piège. Le faquin massacra leurs compagnons et Mika-chan se sacrifia pour permettre à Yuu-kun de s’échapper. (Awww si c’est pas troooooop romantique tout ça 😥 ). Une fois dehors, Yuu rencontre Glenn Ichinose, un adulte bien vivant ! Il se rend compte alors que cette histoire de massacre n’était peut-être qu’un leurre des vampires, mis en oeuvre pour asservir les enfants. Il décide alors de libérer les esclaves et de venger la mort de Mika en intégrant les forces de l’armée. Mais la vérité sur l’épidémie cache encore beaucoup de mystères et Yuu n’est pas au bout de ses surprises.

L’animé relatant ce magnifique Shonen-Ai (Oui parce que faut bien appeler un chat un chat, y’a limite un peu (beaucoup !) de « bromance » là-dedans et personne ne me persuadera du contraire !) est sorti en 2015 en 2 saisons.


Noragami

Yato, Hiyori et Yukine de « Noragami ».

Noragami : Par ADACHITOKA (2010). Ce manga est pour moi une pure merveille. Je pourrais rester plongée dans les profonds yeux bleus de Yato pendant des heures… *soupire*… Ben parlons-en de Yato ! C’est un dieu qui vit dans la rue et rêve d’avoir son propre temple (Paye ton dieu SDF wesh !). Il tente de protéger les humains des ayakashi (Concentrés d’émotions négatives. En quelques sorte, des démons) pour la modique somme de 5 yens. Il vient en aide à Mutsumi, une jeune fille harcelée par ces camarades. Suite à cette aventure, Tomone, son shinki (arme des dieux dans Noragami), souhaitera qu’il la libère, ne supportant plus ses méthodes douteuses. Yato partira alors sans armes. Lors d’une mission, il manquera de se faire écraser par un bus et un jeune fille, Hiyori Iki, encaissera le choc à sa place. Cette dernière se retrouvera alors maudite et demandera à Yato de l’aider à retrouver son état originel. En attendant de trouver une solution, sa condition lui permettra de découvrir un autre univers collé au sien, qui est aussi fascinant que dangereux : le monde des esprits. Par la suite, il rencontrera Yukine, une âme errante et décidera d’en faire son nouveau shinki. Et voilà, ils vont maintenant vivre tout un tas d’aventures tous les 3 et si vous voulez savoir lesquelles, ben cassez pas les ovaires et lisez le manga !

L’anime est décliné en 2 saisons : Noragami (2014) et Noragami ARAGOTO (2015). Noragami a également connu 3 OAV : « God’s Possession, God’s Curse » (2014) ; « A Promise in Spring » (2014) ; « Noragami Shuuishuu » (2015) et « Capypa Land » (03/2016)


Soma

Yukihira Soma de « Shokugeki no Soma »

Shokugeki no Soma : OMG le dernier tome est sorti, il faut absolument que je l’achète ! Hum, pardon. Donc, découvert par notre cher Prez’, Shokugeki no Soma (ou Food Wars pour les plus british d’entre vous) écrit par TSUKUDA Yuuto et Tosh (2012) est centré, évidemment, sur Soma Yukihira. Ce jeune garçon n’a qu’un rêve, surpasser son père, cuisinier de talent et de reprendre le restaurant familial. Cependant, ce dernier décide de l’inscrire à Tootsuki, une école de cuisine dont seulement 10% des étudiants ressortent diplômés. Déterminé à prouver que la cuisine est un art propre à chacun et que personne n’a à dicter à qui que ce soit comment cuisiner, Soma n’a qu’un but, faire parti du conseil des 10 maîtres, les 10 meilleurs élèves cuisiniers de l’Académie. Mais les autres élèves, issus de prestigieuses familles gastronomiques, ne voient en lui qu’un petit rigolo inculte qui ne prends pas la cuisine au sérieux et ne sait même pas faire cuire des tentacules de kraken. Mais c’est sans compter sur ses amis du dortoir de l’Etoile Polaire et d’Erina Nakiri que Soma propulsera sa cuisine au sommet de Tootsuki, balayant de « grands chefs » au passage.

La saison 1 est sortie l’année dernière (2015) bande de petits rigolos incultes ! Allez la regarder tout de suite et n’oubliez pas de nettoyer en partant, sales pervers ! Et pour vos ovai… euh .. papilles, la seconde Saison est prévue pour cet été 2016 !! 😀 Elle reprendra lors de la finale des élections d’Automne.


Sora

Sora de « No game no Life »

No game No Life : Sora et sa soeur Shiro sont des hikikkomori, des vrais geeks qui ne sortent jamais de chez eux car la vie ressemble à un jeu pourri (Ouais j’avoue que le serveur Vie Réelle 2.0 a un gameplay à chi**). Les deux jeunes gens sont devenus des joueurs invaincus qui sévissent sur les jeux en lignes sous le pseudo『  』, un espace blanc. Un jour, ils sont défiés par un mystérieux joueur lors d’une partie d’échecs . Ils s’agit de Tet, le dieu de Disboard, un monde où la violence à été bannie et où tous les conflits se règlent par le jeu. 16 races classées en fonction de leur puissance et de leur magie, sont symbolisée par une pièce d’échec. Récupérer ces 16 pièces revient à détrôner Tet et de prendre sa place de Seul Vrai Dieu.  Ce dernier, conscient que son titre est en jeu, se montre particulièrement amusé lorsque Sora et Shiro se mettent en tête de sauver Imanity et de la remonter au classement afin d’amorcer leur conquête de Disboard.

Cet anime nous est parvenu lors de la saison Printemps 2014 grâce aux studios Madhouse (Black Lagoon, Claymore, Overlord, One Punch-Man…) et a eu le droit à un OAV « Special » lors de l’Eté 2014. Il a été adapté du light novel du même nom de Kamiya Yuu (No game no Life, Clockwork Planet) qui est paru uniquement au japon en 2012.


Allen

Allen Walker de « D-Gray-Man »

D-Gray-Man : Allen est un jeune orphelin recueilli par Mana Walker. Ce dernier meurt subitement et le mystérieux Comte Millénaire propose alors à Allen de le ressusciter. Il accepte mais le Comte est en fait un être maléfique, qui transforme les âmes en Akuma, démons nuisibles aux humains. Mana devient l’un d’entre-eux sous les yeux désespérés d’Allen. Ce dernier découvre une Innocence dans sa main gauche, arme divine destinée à vaincre les Akuma. S’engage alors un combat contre le Comte dont il ressort avec une malédiction de son père sur son œil gauche. Il rencontre ensuite Marian Cross, exorciste renommé, qui fait de lui son disciple. Il est envoyé à la Congrégation de l’Ombre pour rechercher les Innocences à travers le monde avec Lenalee, Kanda et Lavi.

Lynou vous recommande particulièrement le manga papier pour celui là. Disponible chez Glénat, il a été écrit par Hoshino Katsura en 2004. Un light novel avec des histoires supplémentaires est paru en 2005. D-Gray-Man fait aussi des apparitions dans certains jeux vidéos comme J-Stars Victory VS (PS3, PS Vita) ou Jump Super Stars (DS). Au fait, la saison 2 de l’anime est prévue pour cet été 2016 !! 😀 Elle reprendra à partir de l’arc Alma Karma. Elle fait suite à une première adaptation de 103 épisodes diffusée à l’Automne 2006, dont les fans attendaient vivement la suite… (10 ans qu’on l’attendait ! Et on a oublié le début donc faut se retaper 103 épisodes pour au final une saison de 13 épisodes, à cause de ces fromages !)

Akuma

Bon ça c’est moi qui vous le dit : Le prénom Akuma à été interdit au Japon depuis qu’un couple ai voulu donner ce prénom à leur enfant en 1993. Faut dire aux parents d’arrêter de fumer la moquette, sans blague ! Parce que, avouez, c’est pas cool de s’appeler « Diable », « Belzébuth » ou « Satan », hein u_u ….

[Note de Babiwan : Oui mais Akuma, dans Street, il est trop classe quoi ! Qui ne veut pas avoir un gamin capable de balancer des boules de feu violettes à la tronche ? Personne ? Petits joueurs…]


Yuno Gasai

Yuno Gasai de « Mirai Nikki »

Mirai Nikki : Qui n’a jamais entendu parler de Yuno Gasai, LA référence des Yandere par excellence. La yandere affiche un caractère affectueux, parfois timide, mais lorsqu’elle est amoureuse, révèle un côté bien plus sombre, et tombe dans la violence et la psychose, allant parfois jusqu’au meurtre. Donc, notre cher Yuno, éperdument amoureuse de Yukiteru, sous ses airs kawaii, cache en réalité une dangereuse psychopathe qui se bat avec une hache (Yunogami-Sama \^o^/) pour le protéger des méchantes personnes qui veulent le tuer. En effet, Yukiteru était un étudiant normal, plutôt asocial, qui écrivait un journal dans son téléphone portable et discutait avec son ami imaginaire, Deus Ex Machina. Mais Deus se révèle pas si irréel que ça. S’ennuyant dans sa dimension avec Murmur la chibi-succube, il met en place (une fois n’est pas coutume), un Survival Game IRL (Haaaa les mangaka font tellement preuve d’imagination !). Yuki se voit alors entraîner dans un combat à mort avec 11 autres personnes. Le dernier survivant aura le privilège de prendre la place de Deus et de devenir Dieu (Oui parce que Deus en latin, ça veut dire Dieu. Deus Ex Machina = Dieu est la machine. WESH MAGGLE ! [Note de Babiwan : Ouais enfin c’est surtout l’astuce utilisée pour sauver une situation en dehors de toute logique, genre comme à la fin de C***** ! Quand ***** Bah il est vi**** grâce à la volonté des gentils elfes de la forêt alors qu’il était MORT ! Mais Osef, les gentils elfes étaient là, alors le scénario vous savez…]. Le journal de Yuki se voit alors écrit à l’avance, dévoilant alors l’avenir du jeune homme. Evidemment, Yuno aussi a un journal et celui-ci est basé sur ….. Yuki (Quelle surprise !). Yuki étant le favori du jeu (First = 1er), les autres vont s’acharner sur lui et Yuno, armée de ses couteaux, n’a pas l’intention de laisser qui que se soit toucher un seul cheveu de son Yukiteru adoré.

Mirai Nikki est un manga écrit par ESUNO Sakae (Mirai Nikki, Big Order) en 2009. L’adaptation en anime, réalisé par les studio Asread (Corpse Party, YuuShibu, Big Order…) est diffusée lors de l’Automne 2011. Un OAV est sorti avant l’anime, en 2010 mais un second OAV de 30 min parait en 2013. Il raconte les événements, se passant après la fin de l’anime.  Un Light Novel ainsi qu’un drama sont également parus en 2012.

Yandere


Saint Seiya

Hyôga du Cygne de « Saint Seiya » (et un genderswap rien que pour vous messieurs !)

Saint Seiya : Tout le monde connaît Saint Seiya (de KURUMADA Masami (Ring ni Kakero, Fûma no Kojiro…), édité par la Shueisha et manga culte des années 80 (Sortie JP : 1986 – Anime : 1986 – 1989 – Sortie FR : 1997). [Comment ça, je suis vieille ?! ]. Donc dans ce manga, nous suivons les aventures de Seiya, un orphelin de 13 ans, convoqué avec 10 autres garçons, par la fondation Kido. Sa mission est de ramener des Armures de Bronze au Japon. Celle-ci est un succès et les jeunes gens sont contraints de s’affronter lors d’un tournoi organisé par la fondation. L’enjeu est une Armure d’Or, celle du Sagittaire, mais celle-ci est dérobée avant la fin du tournoi. Seiya découvrira que ce vol implique le Sanctuaire en Grèce, ou résident les 12 Chevaliers d’Or ainsi que leur chef : Le Grand Pope. Leur cible ? Saori Kido, qui est en réalité la réincarnation d’Athéna.

Les différentes adaptations en anime et dérivés ? Y’en a à la pelle alors je les citerai pas tous 😀

Niveau manga : On a eu un préquel (Saint Seiya : The Lost Canvas – La Légende d’Hadès de TESHIROGI Shiori) édité en 2006 par les éditions Akita Shoten [Note de Babiwan : Néanmoins, au vu des événements de Next Dimension, on peut se demander si les événements de The Lost Canvas ne se déroulent pas dans un Univers parallèle] et une suite (Saint Seiya Omega Shinsei sei Tanjō-hen de Bau), éditée en 2013 par Kadokawa Shoten et qui reprend le second arc de l’anime Saint Seiya Omega, qui débute après le combat contre Abzu. (Ainsi qu’une pléthore d’adaptations et de suite diverses et variées…)

Niveau anime : L’adaptation principale en anime (Saint Seiya) est diffusée en 1986 et est éditée par AB Vidéo [ça sortait en VHS à l’époque !]. La suite (Saint Seiya Omega) édité en 2012 par la Toei Animation se passe environ 25 ans après les derniers événements de Saint Seiya. Le personnage principal est le nouveau Chevalier Pégase : KôgaSaint Seiya : The Lost Canvas – La Légende d’Hadès a également eu droit à une adaptation en 2 OAV, le premier en 2009 (Saint Seiya : The Lost Canvas) par AB Video et le second en 2011 par les studios TMS Entertainment (Saint Seiya : The Lost Canvas – Saison 2). Plus récemment, une histoire alternative est réalisée en 2015 par la Toei Animation (Saint Seiya : Soul of Gold) et prend place peu de temps après la destruction du Mur des Lamentations par les Gold Saints d’Athéna. L’action se déroule sur les terres d’Asgard et met en scène les valeureux Gold Saints revenus miraculeusement à la vie. Mais le pire je pense, reste cette abomination d’adaptation en film (Saint Seiya : La Légende du Sanctuaire de 2014, réalisé par SATO Keiichi). Ce film, entièrement réalisé grâce à la technologie CGI, est produit à l’occasion des 25 ans de la série. Il reprend, en 3D, l’arc du Sancturaire (début du manga Saint Seiya). (On peut aussi noter la production d’une pléthore de films et d’OAV divers et variés…).


Galerie Cosplay :

Voici pour conclure, un petit diaporama des cosplays que j’ai pu croiser à la Japan Touch de Lyon 😉 On respecte le travail d’autrui, s’il vous plait et on insulte pas les réalisations que vous pouvez trouver limitées. Tout le monde n’a pas les moyens et le savoir faire pour réaliser des cosplays parfaits. Enjoy !

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[Edited and approved by Babiwan industries]

[Découverte] Le Manga en Cosplay (Partie 1)

Salut à tous, les poulpitos ! Je reviens avec un nouvel article, cette fois avec du cosplay. Dans un précédent article, je vous avais parlé de la convention Lyonnaise à laquelle j’ai participé : La Japan Touch https://wordpress.com/stats/insights/manganc.wordpress.com). Et bien j’y suis retournée pour la seconde année consécutive. Bien évidemment, j’ai croisé nombre de cosplays, tant de mangas que de jeux-vidéos ou de films. J’ai donc eu l’idée de vous faire découvrir quelques mangas à travers cet incontournable de la pop-culture japonaise qu’est le cosplay ! C’est parti !

Qu’est ce que le cosplay ?

           Le Cosplay (ou Costume-Playing) a été découvert dans les années 80-90 par les japonais qui vont alors lui donner une dimension incroyable. Les collégiens, lycéens et étudiants se réunissent principalement dans les quartiers d’Harajuku et de Shinjuku pour incarner leurs personnages préférés. Les jeunes gens ne se limitent pas à enfiler la tenue de leur héros favori. Les cosplayeurs donnent vie au manga, dans la vraie vie. Ils se mettent alors totalement dans la peau d’un personnage de la pop-culture (Prenant principalement comme source d’inspiration le manga au Japon, mais aussi des jeux-vidéos, des films… ). Ils se fondent dans la peau du personnage jusqu’à imiter son attitude et ses mimiques. Prenez par exemple ce monsieur (ou cette madame !) que j’ai rencontré à la convention et qui imite Jack Sparrow à la perfection xD.

[Note de Babiwan : Retenez bien qu’il s’agit ici de son cousin François s’il vous plaît : Jacques C’est Par Où ?
Ps : à ceux qui ont capté la référence, GG on est pas des Noobs quand même 😉 ]

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Tout du moins …. C’EST CE QUE VOUS PENSIEZ HEIN ? HAHA JE VOUS AI EU ! Les Japonais n’ont pas inventé le Cosplay mais ont contribué à le populariser !

Point Confiture : Pour que vous rameniez moins votre fraise et que vous arrêtez d’avoir le melon à raconter des salades.Bannière 2

           Contrairement aux idées reçues, le cosplay s’est développé aux Etats-Unis, dans les années 1970-1980 suite a la sortie des sagas à succès Star Wars et Star Trek. Les fans se déguisaient en leurs personnages favoris lors de la projection d’avant premières. Le terme Cosplay n’est apparu au Japon qu’à la fin des années 1990, inventé par un journaliste nippon, se rendant à l’une de ces conventions.

On considère d’ailleurs que le premier cosplayer est un homme nommé Forrest J Ackerman qui, en 1939, débarque déguisé en homme du futur au WorldCon, une convention sur la science-fiction.

[Note de Babiwan : Ce jour là, l’humanité reçut un bien sinistre avertissement pour s’en rappeler…]

Le Cosplay : des thèmes de plus en plus variés.

Les thèmes des cosplays sont de plus en plus variés. Si le mouvement a commencé avec des sagas à succès de Science-Fiction aux Etats-Unis, puis les Mangas au Japon, les héros Marvel et DC-Comics ont rapidement suivi. Le développement des Jeux-Vidéos a lui aussi trouvé sa large communauté de fans et les séries télévisées ne sont pas en reste avec leurs nouveaux adeptes grandissants.

Voici les cosplays les plus représentés (que j’ai pu croiser dans les conventions) en fonction des thèmes. La liste n’est bien sûr, pas exhaustive :

  • Science-fiction : Star-Wars, Star Trek, aux origines, puis Le Seigneur des Anneaux ou encore … Non. Star Wars reste LE cosplay de SF par excellence, désolée .. ^^
  • Manga : Thème le plus ultra-méga-large. (Evidemment ! Huehuehuehuehue…) On trouve absolument de tout et n’importe quoi. Au vu du nombre de mangas existant, il presque difficile de trouver deux fois le même cosplay dans une même convention. Certains mangas dérogent toute fois à la règle comme Naruto, Sailor Moon (Magical girls comme Magical Boys !), Luffy ou Portgas. D. Ace (One Piece) aux débuts, mais les nouvelles séries engagent désormais une lutte féroce avec Eren, Levi, Mikasa et toute la Team du bataillon d’exploration (Shingeki no Kyojin), Kirito et Asuna (Sword Art Online) et plus récemment, Mika, Yuu et Shinoa (Owari (Yaoi !) no Seraph) ou Saitama (One Punch Man).
  • Super Héros : Principalement Les X-Men et Les Avengers mais Batman, Superman et Catwoman ont aussi leurs représentants. Plus récemment, Deadpool splash les Comic-Con. (Evidemment, avec l’explosion de son film en 2016, même pas besoin d’astiquer le manche ! C’est-tout-pour-moi-merci-au-revoir u_u)
  • Super-Vilains : Bien sûr que si y’a des Super-Héros, Y’a des Super-Vilains. Et la Palme reviens au couple mythique du Joker et Harley Queen. Vous pourrez certainement croiser la jalouse Poison Ivy les stalker derrière un coin sombre.
  • Jeux-vidéos : Bon, pas besoin de citer Link (The Legend of Zelda) ou Mario. Mais le jeu qui défonce tout, reste la célèbre franchise de Square Enix (Final Fantasy). Cloud et Lightning sont en première position. Mais j’ai pu croiser un certain nombre d’Aerith, Tifa, Squall, Vincent ou Zack. Le jeu PC de Riot GameLeague of Legends, connait de plus en plus de rassemblement de fans également.
  • Séries : Principalement A Game of Thrones, The Walking Dead et Doctor Who.

Les sous-genres du cosplay :

De nombreuses tendances ont inspiré le Cosplay notamment à cause des concours. Lors des concours de Cosplay, il est mal vu d’arborer un Cosplay tout fait, acheté sur Internet, le but étant de confectionner sois-même son Cosplay avec amour. Eh oui ! Sois tu es un Otaku passionné et tu t’acharnes avec efforts, sois tu as la flemme et tu ne l’es pas, manant ! Pour pallier à cette éventualité, les Cosplayers ont fait preuve d’une imagination débordante afin de trouver des idées pour la fabrication de leurs Cosplays. De là, sont nés ses dérivés. Je vous donne des idées pour le Week-End Geek, bande de mécréants alors remerciez (vénérez) – moi ! 😮

Crossplay

Sailor Moon et Kuroko

Cross-play : Ce genre représente le fait de se déguiser en un personnage de sexe opposé. Un garçon se cosplayera en personnage féminin et une fille, en personnage masculin. Le cosplayer  cherche à recréer l’apparence de son personnage le plus fidèlement possible, ce qui implique donc de chercher à cacher les attributs de son genre. Par exemple si une femme choisit de cosplayer un personnage masculin, elle devra cacher sa poitrine.

On remarque que les très bons crossplayers peuvent facilement tromper un oeil non averti sur leur vrai genre, c’est là tout le défi du crossplay ! Le maquillage, les lentilles et les perruques permettent de faire des miracles. Le compliment le plus gratifiant que l’on peut vous faire, c’est “tu ressembles à un garçon !” (ou une fille).  Le travail sur les gestes et attitudes permet aussi de renforcer l’illusion.

Sur ces photos, Sailor Moon (Sailor Moon), personnage féminin est interprétée par un charmant monsieur alors que Kuroko (Kuroko no Basket), personnage masculin est interprété par une charmante demoiselle 😉 Avouez que ce cosplay avec Tetsuya (le chien) est assez bluffant, non !

[Note de Babiwan : Ah j’avoue. Franchement le cosplay du chien est bluffant.]

La frontière entre le crossplay et le genderswap est très mince. C’est pourquoi, les deux sont souvent confondus.


Genderswap

Genderswap. De gauche à droite : Naruto, Maléfique, Princesse Mononoke, Les Avengers, Pocahontas.

Genderswap : Littéralement « Changement de sexe ». C’est une alternative plutôt intéressante au Crossplay pour ceux et celle ne souhaitant pas se travestir ! Le but étant de changer non pas son propre genre, mais le genre d’un personnage de sexe opposé. Un personnage masculin est féminisé et un personnage féminin, masculinisé. Une sous-catégorie du genderswap sont les cosplays version sexy. Le plus souvent, des personnages masculins sont repris pour en faire une version féminine sexy mais l’inverse est aussi possible.

Ici on a donc Naruto dans sa version « Sexy Jutsu » féminine pour vous Messieurs. Ha oui ! Y’a des nuages, désolée ^^ ». [Note de Babiwan : Attends, mais en fait, vu que quand Naruto fait son sexy no jutsu il se transforme physiquement en femme, est ce que ce ne serait pas un simple cosplay non genderswapisé ? TIN TIN TIN ! ]. Et comme y’a pas de raison que la femme soit sexualisée un magnifique cosplay au masculin de Maléfique (La Belle au Bois Dormant), rien que pour vous Mesdames. Hummmm tellement sexy qu’on en mangerais ! Princesse Mononoke et Ashitaka ont visiblement échangé leurs genres (c’est extrêmement suspect tout ça… ). Les Avengers ont vraiment de la chance d’avoir Captain America et Thor, vous ne trouvez pas ! Les filles, entre nous : Pocahontas a plus de charme (et d’abdos :3 ) que Kocoum finalement, non ?

Personnellement, en ce qui concerne les versions sexy, je trouve que beaucoup de ces Cosplays sont repris dans des versions féminines très déshabillées, ce qui sur-sexualise la femme (Féminisme, bonjour ! x) ), mais heureusement, certaines femmes (et hommes !) réussissent très bien à faire des versions masculines très sexy des personnages (merci les Japonais encore une fois x’D ) pour rattraper tout ça !


Gijinka

Gijinka. De gauche à droite : Pokémon, Zootopia, Dragon, Pokémon, Pokémon.

Gijinka : Ce genre de Cosplay consiste à faire une version humaine de n’importe quel créature … non humaine ! Genre, les trucs, animal, alien, choses, machins kawaii … Style Dango de Clannad (Bon, le premier qui arrive à cosplayer une boule de riz, il m’appelle, hein !), Luna de Sailor Moon … En général, cela s’applique à Pokémon vu que y’a à peu près 700 créatures cheloues (enfin 151 Pokémons et 649 animaux, objets, nourriture … enfin tout sauf des Pokémons, quoi).

Nous avons par exemple, une jolie petite Pikachu absolument kawaii, un Triopikeur très Sexy (Regardez-moi ces abdos ! xD) et un Noadkoko…. (Bon ok, celui-là je vous l’ai mis parce qu’il est vraiment GOLD !! XD)

Mais pas seulement. Un gijinka peut sortir de votre imaginaire, comme ce dragon réalisé par cette jolie demoiselle. Ou encore d’un film d’animation, comme ces cosplay de Nick et Judy (Zootopia), réalisés par 小柔SeeU. Je vous donne leur Facebook, parce qu’ils sont vraiment forts (et la fille est juste trop mignonne ❤ ).


Cross-over

« Liche Queen Elsa » ; « Sailor Rapuzel » ; « Legend of Titan »

Cross-Over : Vous êtes fan de deux univers ? Pas de problèmes, le cross-over est fait pour vous ! Vous pouvez mélanger des univers différents : Mangas, films, jeux … ou même mélanger les genres ! Tout est possible avec le cosplay ! Pourquoi pas mixer Raiponce dans la tenue de Daenerys (Game of Thrones) avec Pascal en dragon,vous voyez l’idée ? Ce genre de cosplay n’est pas facile à mettre en oeuvre, il faut trouver l’inspiration. Mais le nombre de portes et de mélanges est infini. Vous pouvez également mixer les versions. Par exemple, un truc tout mignon, version zombie, ou à l’inverse, un truc dégueulasse en version kawaii (Style un Titan avec une robe de loli pour faire peur au Vice !)

Pour les joueurs de WoW, (World of Warcraft de son petit nom), vous pouvez trouver un splendide cosplay du Roi Liche mixé avec Elsa de La Reine des Neiges. Sailor Moon est très utilisée comme base de Cross-Over, comme ici avec Raiponce. Voici pour vous un exemple de Cross-Over Princesses Disney/Sailor Moon, lors de la Japan Expo Sud 2012. Les garçons ne sont pas en reste avec les jeux videos (Bande de Geeks ! Dit celle qui passe ses journées à jouer xD ). Un jeune Link (The Legend of Zelda) – OUI C’EST  LINK BORDEL DE C** !! PAS ZELDA !!! LINK !! – part à la chasse aux Titans dans l’uniforme remastérisé, assez classe, d’Eren Jager (Shingeki no Kyojin)


Dérivés du cosplay : Ce ne sont pas des cosplays à proprement parler, mais ils en découlent :

Steampunk

De gauche à droite : Fursuit de Totoro ; Ero Lolita ; Steampunk ; Sweet Lolita ; Gothic Lolita ; Steampunk

  • Le fursuit : Il s’agit là de prendre la forme d’un animal, tels que Luna (Sailor Moon), Happy (Fairy Tail), ou encore Keroberos (Card Captor Sakura). Un Fursuit très réussi de Totoro à été aperçu à un arrêt de bus au Japon (voir photo).
  • Les lolitas : Les lolitas sont inspirées de l’époque Victorienne. Elles arborent des jupes et robes bouffante, dentelles, des rubants, des serre-têtes… et se déclinent en plusieurs catégorie (trop pour toutes les nommer). On peut définir les « Sweet Lolita » pour la douceur, les « Gothic Lolita » pour un côté plus sombre, les « Ero Lolita » pour un côté plus provoquant … Notez que l’ « Ero Lolita » de la photo est mixée avec une « Hime Lolita » pour un côté plus … princier 😉
  • Le Steampunk : Inspiré de la révolution industrielle, et du XIXe siècle, c’est un univers sur les machines à vapeur, les engrenages, la montre à gousset, les bras mécaniques…

 


World Cosplay Summit

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Logo du World Cosplay Summit 2016

Le WCS (Sommet Mondial du Cosplay), est LA convention annuelle de cosplay par excellence. Il sert de référence mondiale pour les concours de Cosplay et est organisé par TV Aichi. Il se tient à Nagoya, au Japon et la France y participe depuis ses débuts en 2003. Dès 2005, l’événement propose un concours : le Cosplay Championship, qui réunit une dizaine de binômes sélectionnés dans divers pays à travers le monde. Les sélections se déroulent durant l’année dans les pays participants. En France, les sélections ont lieu lors de la Japan Expo. Depuis 2006, le WSC se déroule sur deux journées : la Parade des Cosplayers à Osu d’abord et le Cosplay Championship ensuite.

 Règlement pour le WSC :

Comme toutes les conventions, le WCS comporte des règles. En vertu de son statut de Référence Internationale, le WCS comporte un règlement adapté et différent des conventions et concours classiques.

Je vous mets ici les règles pour ceux que ça intéresse. Elles sont tirées du site officiel du World Cosplay Summit, donc soit en japonais, soit en anglais. Je vais essayer d’en traduire quelques unes pour vous vous vu que je suis sympa et que je trouverais ça super cool que des Calédoniens soient sélectionné un jour (Même si j’en doute très fortement ❤) : http://www.worldcosplaysummit.jp/en/about/regulations.html

A. Règles de participation au WCS pour les Régions et Pays représentés.

[1]  Une seule équipe de 2 cosplayers représentera chaque pays ou région.

[2]  Vous devez posséder la nationalité ou une résidence permanente dans le pays ou la région représentée. […]

[…]

[5]  Les costumes portés pendant le World Cosplay Summit doivent être tirés d’anime japonais, de manga, de tokusatsu (Ndlr : Les tokusatsu, contraction de tokushu satsuei qui signifie « effets spéciaux », sont des séries télévisées japonaises très riches en effets spéciaux. Merci Wikipedia.) ou de jeux vidéo.

  • Les Doujinshi et les personnages issus de films type « Live-Action » basés sur des anime ou des manga sont interdits (Ex : Dragon Ball Evolution … etc…)
  • Quand le costume est tiré d’un jeu, le personnage doit être reconnu au Japon. (Ex : Pas de personnage de Disney ou Star Wars même si le jeu a été produit au Japon).

[6] Les costumes doivent être impérativement fait main par les participants eux-mêmes. Les pièces et cosplays disponibles dans les costumes ne sont pas autorisés. […]

[…]

[9]  Vous devez être âgé de 18 ans ou plus quand vous viendrez au Japon. […]

[…]

La suite au prochain épisode ! Eh oui ! Cet article allait être trop long alors je l’ai coupé en 2. Pour voir la suite, c’est ici : 

https://manganc.wordpress.com/2016/07/24/decouverte-le-ma…cosplay-partie-2/

[Culture générale] Le Folklore japonais en Manga (2/2)

Bienvenue dans cette seconde partie de votre article « Le Folklore japonais en Manga » ! Vous n’êtes pas obligé d’avoir lu la première partie pour comprendre cet article, mais si ça vous intéresse rendez-vous ici !

2/Créatures du folklore japonais

Introduction : Kami et Yôkai, la différence ?

Kami

Extrait de Princesse Mononoke et extrait de Mon Voisin Totoro

« Kami » est le terme utilisé pour parler de « dieu ». Aussi bien le dieu unique de la religion chrétienne « Kami-sama » que l’infinité des différents dieux composant les croyances Shintô.

Lorsqu’il est utilisé en suffixe, le son de la lettre « k » tombe pour se prononcer « g » pour relier les mots, de la même façon qu’on dira en français « les zamis » pour « les amis ». Tout terme précédé de « gami » est ainsi déifié (met ton nom + gami = t’es un dieu. Bravo :p )
Exemple avec Shinigami (shinu = mourir) dieu de la mort. Dans le manga Noragami (Nora = vagabond, donc « dieu vagabond) où l’on entend les personnages appeler le héros « Yatogami » traduit par « dieu Yato ».
Le kanji de kami (神) peut également se lire Shin, couplé avec (道) la voie/le chemin, on obtient le : Shintô (神道) « la voie des dieux » ou « la voie des kami ».

Il n’y a pas de définition précise de ce qu’est un kami étant donné toutes les possibilités que l’on trouve au Japon. En revanche, chacun s’accorde à dire que tout ce qui peut être vénéré peut être considéré comme un kami.

Il n’est pas rare de croiser des arbres centenaires sacrés considérés comme une forme de kami ou de pont entre le monde des kamis et le monde réel. Dans Princesse Mononoke la forêt toute entière ainsi que ses habitants peuvent être considérés comme des kami. Sur la route, il n’est pas rare non plus de croiser des petits autels édifiés pour les kami du coin à l’instar de celui sous lequel se réfugient Satsuki et Mei dans Totoro (voir gif ci-dessus).

Yôkai

Extrait du Voyage de Chihiro

Le Yôkai (ou parfois Ayakashi ou Mononoke) également n’a pas de définition précise, mais tous s’accordent à dire qu’un yôkai est souvent synonyme de fantôme, démon et tout autre apparition mystérieuse et de mauvaise augure.

Il arrive souvent dans le manga que la différence entre Yôkai, supposément des êtres mauvais, et les kami, supposément des êtres de bonne augure, soit floue. Dans les histoires, il n’est pas rare de voir des kami déchus se transformer en Yôkai/Démon (Okkoto, le dieu sanglier de Princesse Mononoke), ou inversement, des Yôkai qui deviennent semblables à des kami (Tomoe de Kamisama Hajimemashita), ou même des humains se transformer en yôkai/démons/fantômes ou être déifiés (Tenji de Noragami était autrefois, selon la légende, un humain).

Une chose est certaine, kami et yôkai sont supposés vivre dans un monde à part, censé être invisible aux humains. Comme dans toute croyance folklorique, il est important de se rappeler que, dans un temps où la science n’avait pas autant progressé que de nos jours, ces histoires existaient afin d’expliquer l’inexplicable, elles sont notamment retranscrites dans le Kojiki un registre historique/folklorique que l’on peut comparer à notre Bible.



Extrait de Natsume Yuujinchou et Mushishi

Shigeru Mizuki, un des pères fondateurs du manga, a été baigné dans les histoires de Yôkai depuis sa tendre enfance par sa grand-mère (qu’il raconte d’ailleurs dans une semi-autobiographie mêlant fantastique avec la présence de Yôkai : NonnonBâ qui a remporté le prix du Meilleur Album au Festival de BD d’Angoulême 2007), il en résulta de lui plusieurs histoires d’horreurs. On lui doit également le Dictionnaire des Yôkai qui dénombre plus de 500 yôkai, et ils n’y sont certainement pas tous !

Hayao Miyazaki n’est pas en reste avec le splendide Voyage de Chihiro où les bains regroupent kami/yôkai, dont beaucoup seraient des inventions personnelles, et il en va de même pour Natsume Yujinchou, ou encore dans le sublime Mushishi.

La Parade des Cent Yôkai

Hyakki Yagyō par Kawanabe Kyōsai (1831 – 1889) et La Parade des Démons dans XXX Holic de CLAMP

Parmi les nombreuses légendes qui alimentent l’univers des Yôkai, une qui revient souvent est La Parade des Cent Yôkai (ou Hyakki Yagyō) qui aurait lieu une fois par an et qu’il ne faut sous aucun prétexte traverser sous peine de mourir ou de perdre son âme. La Parade est supposément dirigée par le Nurarihyon dont l’histoire a inspiré le manga Nurarihyon no Mago, mais on l’a retrouve également dans XXX Holic de CLAMP puis dans Pompoko des studio Ghibli.


Extrait de Nurarihyon no Mago et de Pompoko

Obake, Yûrei
Fantômes, apparitions et esprits


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Il y a un nombre important de fantômes, voici entre autre :
– le Rokurokubi(1) : ceux qui peuvent allonger leur cou,
– la Yuki Onna(2) : la femme qui apparaît dans les tempêtes de neige,
– la Okurichouchin(3) : la lanterne qui te raccompagne dans la nuit,
– le Nopperabô(4) : l’homme sans visage.

Dans tous les cas ces histoires ont toutes quelque chose en commun: une rencontre fortuite dans la forêt ou sur un chemin qui va plus ou moins (voire pas du tout) bien se finir.

Les apparitions dans la maison florissent dans les récits d’horreur (The Ring, The Grudge pour les plus connus). Mais encore une fois, tout n’est pas tout blanc ou tout noir, il n’est pas rare de voir un esprit hanter un protagoniste de façon bénéfique à l’instar de Saï Fujiwara dans Hikaru no Go (image ci-dessous).

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Tsukumogami : Les Yôkai-objet


Il est dit qu’à partir de 100 ans un objet peut avoir une volonté propre et vivre. Certains deviennent des yôkai mais pas d’inquiétude, il est d’usage courant de purifier les objets dans les temples.

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  • Kasa-Obake (fantôme parapluie) de Rosario + Vampire.
  • Chōchinobake (fantôme lanterne) de Hoozuki no Reitetsu.
  • Bakezōri (fantôme sandale de paille) de Yôkai Watch.

Kitsune


393px-Prince_Hanzoku_terrorised_by_a_nine-_tailed_fox Le Prince Hanzoku terrifié par un renard à neuf queues (1798 – 1861)

Une des créatures les plus présentes dans le folklore manga : le renard ou « kitsune » en japonais, qui aurait le pouvoir de prendre forme humaine et posséderait divers pouvoirs magiques qu’il utilise pour tromper les humains. La couleur blanche est attribuée au kitsune et la légende raconte que plus il a de queues (jusqu’à 9), plus un kitsune est puissant.

Plusieurs contes relatent l’histoire de kitsune prenant la forme d’une femme pour épouser un humain, leurs enfants posséderaient des attributs de l’animal (voir aussi « Onmyouji » plus bas).

L’apparition de feu follet leur est parfois attribuée et il n’est pas rare de voir dans certains anime des kitsune posséder un pouvoir lié au feu. Redoutables créatures démoniaques elles peuvent par la suite devenir les meilleurs alliés de nos héros (Naruto, Kamisama Hajimemashita).

Il est également au centre d’une légende urbaine nommée le « Kokkuri-San » qui peut être comparé au « Ouija » en occident, où plusieurs caractères sont posés sur une feuille et les participants placent leur main sur une pièce qui se déplace seule. Il est dit que cela invoque un Kitsune, comme on peut en voir, entre autre, dans les anime « Gure Gure Kokkuri-san » , « Otome Youkai Zakuro » ou plus récemment dans l’épisode 7 de « Sakamoto desu ga? ».

Un temple shinto très populaire lui est consacré à Kyoto, le temple Fushimi Inari qui est d’ailleurs au centre d’une intrigue dans le manga Inari Kon Kon Koi Iroha.

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  • Tomoe de Kamisama Hajimemashita (ou Divine Nanami en français), est le démon-renard charismatique reconverti en protecteur de dieu et de temple.
  • La protectrice de la famille dans Wagaya no Oinari-Sama est une kitsune.
  • La déesse Inari dans le manga Inari Kon Kon Koi Iroha se trouve être une fan de Otome Game maladroite qui pense bien faire en exauçant les vœux d’une lycéenne (mais en fait non…)
  • Shippo dans InuYasha est un jeune renard qui a des pouvoirs de transformation et d’illusion.
  • Dans Inu x Boku SS, un des protecteurs est un kitsune.
  • Dans Gingitsune, le protecteur du temple est un renard assez badaud et flemmard qui doit s’occuper d’une jeune Miko.
  • Kurama de Yuyu Hakusho sous sa forme « Yoko » est un kitsune.
  • Kogitsune dans Natsume Yujinchou, comme beaucoup d’autres yôkai, va s’attacher au héros.

Tanuki


Le Tanuki est un raton-laveur japonais, et c’est une de mes créatures préférées.

Il est connu pour sa personnalité hédoniste, flemmard, amoureux du saké (toujours une gourdine à saké à la main) et surtout pour ses testicules géantes parfois extensibles (c’est trop super cool !!! non ?). Cependant, loin d’être un symbole sexuel, les testicules (aussi appelé « Kintama » 金玉 en japonais littéralement « les boules d’or ») symbolisent plutôt la richesse et la prospérité.

  • Pompoko des Studio Ghibli est l’un des animes les plus fidèles à la représentation folklorique traditionnelle du Tanuki.
  • Uchouten Kazoku (Eccentric Family) raconte l’histoire d’une famille de Tanuki, sur cette image le grand frère protège son cadet qui ne maîtrise pas encore complètement ses pouvoirs de transformation (sa queue est visible).
  • Dans Kamisama Hajimemashita les hôtesses de charmes de l’établissement préféré de Tomoe sont des Tanuki.

Rivalité Kitsune/Tanuki

Souvent décrit comme étant un rival du Kitsune, il possède également de grands pouvoir de transformation et aime berner les humains, les histoires où ils s’affrontent abondent dans les mangas.

  • Dans le manga Naruto, le héros est possédé par un démon renard et affronte Gaara, qui lui est possédé par un démon Tanuki, ce dernier porte une jarre à saké géante qu’il porte dans le dos (mais qui contient du sable, hein, pas de l’alcool……….).
  • Dans Pompoko la vision qu’ont les Tanuki de l’avenir avec les humains tranche complètement de celle des Kitsune.
  • Dans Gure Gure Kokkuri San, tous les personnages sont rivaux entre eux, dont le fameux duo Kitsune/Tanuki.

Tengu


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Tantôt Kami tantôt Yôkai, le Tengu est un démon-oiseau de l’espèce du milan ou corbeau.
Les représentations du Tengu sont diverses, il peut avoir l’air complètement humain avec le nez très allongé (trait commun du Tengu), ou l’apparence d’un démon-animal ou un mélange des deux. Les traits les plus redondants sont le visage rouge, le nez long et les ailes sur le dos.

Il fût un temps peu apprécié par les adeptes du Bouddhisme qui le considérait comme un esprit vaniteux et malfaisant bernant les hommes et séduisant ou kidnappant les femmes. Cette mauvaise réputation s’étiola au fil des siècles pour faire du Tengu cet être très nuancé.

Le Tenguzōshi Emaki (1296) parodie les prêtres de haut rang en les affublant des traits de Tengu (image de droite ci-dessus), de ce fait le tengu est souvent représenté comme portant le costume de prêtre notamment celui des Yamabushi, prêtres des montagnes, et il possède comme accessoire un éventail magique qui invoque le vent.

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  • La famille Kurama dans Kamisama Hajimemashita est composée de Tengu vivant reclus dans le Mont Kurama, sauf Shinjirô qui a préféré tout quitter pour faire carrière comme idole.
  • Dans Uchouten Kazoku, la sulfureuse Benten (en haut) se fait enlever par un Tengu (en bas, portant un masque de Tengu sur l’image et d’apparence humaine le reste du temps). Elle dévoile ses pouvoirs lors d’une magnifique scène et va, à un moment, manier un éventail magique.
  • L’héroïne du manga shoujo-smut Black Bird (attention les enfants, ce n’est pas pour vous, allez au lit !) se fait enlever/sauver par un Tengu.
  • Tengu Brunch de Toriko est (toi même tu sais !!!) un Tengu.

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Les esprits érudits Daitengu (grand tengu) ont même été listé par Inoue Enryou un philosophe japonais et spécialiste des religions où on y trouve le Daitengu du mont Kurama : Sôjôbô, dont le nom se traduit par « Haut prêtre Bouddhiste » est considéré comme une divinité mineure et parfois comme un maître d’art martial. Ce dernier fait de nombreuses apparitions dans le monde du manga et jeux vidéo, comme par exemple dans Hoozuki no Reitetsu ainsi que dans la saison 2 de Kamisama Hajimemashita.

Ôkami


Le Ôkami ou « loup » est souvent décrit comme des êtres à la personnalité noble, fière et empreinte de solitude.

Tout comme le kitsune et tanuki, il peut prendre forme humaine et est connu pour sa phénoménale capacité régénératrice. Considéré comme une divinité de la montagne et des grains, il était vénéré par les fermiers qui pensaient qu’ils protégeaient leurs champs des sangliers sauvages et des cerfs. Les fables sur les enfants élevés par des loups ne manquent pas.
Hélas, l’espèce qui a donné naissance à toutes ces histoires (Loup de Honshū ou Canis lupus hodophilax) a été officiellement déclarée éteinte en 1905 à cause de la chasse et du déboisement.

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  • Dans Princesse Mononoke, les loups sont semblables à des kamis protégeant la forêt des hommes, ils recueillent et élèvent l’héroïne.
  • Dans Wolf Guy Ookami no Monshou (-18 /RETOURNEZ AU LIT LES ENFANTS/), le protagoniste principal peut se transformer en loup et se remet extrêmement vite de ses blessures.
  • Dans Spice & Wolf, la déesse du grain (blé) est une louve.
  • Dans Wolf’s Rain, Kiba est un loup qui prend l’apparence humaine.
  • Dans Les Enfants Loups Ame & Yuki, ces derniers peuvent se transformer en loup.

Bakeneko/Nekomata


bakeneko« Neko no Keiko » de Kuniyoshi Utagawa

Le Bakeneko est un esprit-chat pouvant parfois prendre forme humaine, parfois esprit fantôme, parfois yôkai. Ni bon ni mauvais, c’est un esprit très nuancé. Il est dit qu’un chat, une fois atteint un certain âge, voit sa queue se séparer en deux et devenir ainsi un yôkai appelé Nekomata qui peut être considéré comme un genre de bakeneko.

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  • L’anime Ayakashi: Japanese Classic Horror est composé de trois parties, la troisième présente un esprit vengeur : le Bakeneko.
  • Dans Otome Yôkai Zakuro, l’amour d’un maître pour son chat le changea en Nekomata.
  • Jibanyan de l’anime Yôkai Watch est un Nekomata.
  • Le démon Nibi de Naruto est un Nekomata.
  • Mentali de la saga Pokémon est inspiré du Nekomata (bien que ce soit censé être un pokémon chien MAIS BON, JAPOOOOON).

Usagi


Contrairement à beaucoup d’autres, le lapin ou Usagi a la réputation d’être plus proche des dieux que des humains. Dans le folklore japonais l’image du lapin est fondée sur deux mythes.

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1) Le lapin lunaire ou lapin de jade

Le premier est tiré de légendes qu’on retrouve dans toute l’Asie et même en Amérique (civilisation Aztèque).

Dans la version japonaise il est dit qu’un lapin s’est jeté de sa propre volonté dans un feu pour nourrir de son corps un vieil homme affamé. L’homme se révéla être un dieu qui récompensa l’acte du lapin en gravant son image sur la lune. Le lapin est représenté sur la lune comme battant un pilon pour faire de la pâte de riz à mochi (dessert sucré japonais), il est aussi raconté qu’il y a des lapins vivant sur la lune. Les « tâches » sur la lune sont vues comme étant un lapin qui pétrit son mochi, comme sur l’image ci-dessus (voir préparation du mochi en vidéo).

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Le clin d’œil le plus connu de cette légende est celle donné dans Sailor Moon, le nom de l’héroïne dans la version originale est TSUKINO Usagi, « tsuki » signifie « lune » ; « no » définit la possession/l’appartenance et « usagi » signifie « lapin ».
Littéralement on traduit son nom par « Lapin de la lune » .
Hélas, intraduisible en français, on lui a donné le nom de « Bunny » qui signifie « lapin »……………..mais en anglais ! (teehee ♥).

2) Compagnon de Ôkuninushi

Une seconde légende (également présente en Inde, Sri Lanka et Indonésie), celle du lapin d’Inaba, raconte comment un lapin qui avait besoin de traverser un court d’eau, trompa un clan de requin dont l’un d’eux, fou de rage, lui arracha la peau. Écorché vif, le lapin croisa Ôkuninushi et ses frères, et leur demanda de l’aide. Plutôt que de l’aide, les frères lui dire de se baigner dans la mer puis de se sécher au vent, ce qui lui serait évidemment très douloureux. Ôkuninushi lui recommanda de se baigner dans une rivière puis de se rouler dans du pollen de quenouille. Cela eu l’effet de lui restaurer son pelage et révéla sa véritable forme : le lapin était un kami. Pour le récompenser il maria Ôkuninushi, qui était le plus jeune et inférieur de la famille, à une Princesse.

Dans une autre légende, le lapin blanc d’Inaba aida le groupe d’Amaterasu à trouver un lieu approprié pour ériger un palace temporaire lors de leur voyage.

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Dans Kamisama Hajimemashita les assistants de Ôkukinushi sont tous des lapins.

Mizuchi


Souvent décrit comme un « esprit de l’eau », il a tantôt l’apparence d’un serpent, tantôt celle d’un dragon. On lui attribut parfois les mirages, les pluies ou les tempêtes.

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  • Haku du film Le Voyage de Chihiro est un Mizuchi à l’apparence d’un dragon blanc/argenté.
  • Mizuki de Kamisama Hajimemashita est un Mizuchi à l’apparence d’un serpent blanc (sous sa forme yôkai).

Kappa


Le Kappa est un yôkai qui a parfois l’apparence d’une grenouille, parfois celle d’une tortue. Il a une bouche en forme de bec et a souvent un compartiment sur la tête où se trouve de l’eau, parfois il est chauve à cet endroit.

La légende raconte que le kappa emporte et noie les enfants, si l’on en croise un, il faut le saluer en se baissant très bas, le kappa étant toujours très poli va se baisser pour saluer en retour, l’eau contenue sur sa tête (qui lui est vitale) va alors tomber ce qui aura l’effet de le tuer.

De nos jours le kappa est souvent représenté comme un être aimable.

kappa

  • Dans Natsume Yujinchou, le héros rencontre un kappa sur la route par une chaude journée et lui verse de l’eau sur la tête pour le rafraîchir.
  • Kappa est un personnage de Nurarihyon no Mago.
  • Dans le film Un Été avec Coo, une famille va recueillir un Kappa.

Oni


Oni

Bien qu’il soit souvent traduit par « démon » en français ou en anglais, le Oni se rapproche plus de notre version de l’ogre mangeur d’homme.

Une version très répandue de l’Oni est cet être très musclé, parfois avec un peu de bedaine, au visage terrifiant souvent grimacé, la peau de couleur rouge/bleu/vert et portant un pagne en peau de tigre. Le Oni a plutôt une réputation de brute sanguinaire avec un intellect assez limité.

Enfin, ce n’est pas sans compter les adaptations en manga !
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De gauche à droite :

  • Lamu (Urusei yatsura) qui, diffusé dans le Club Dorothé en 1988, a fait fantasmer des milliers de petits garçons (et filles ? XD).
  • Le conte de l’Oni dans Ore Monogatari!!
  • La quasi-totalité des personnages dans Hoozuki no Reitetsu, dont l’épisode 2 consacre toute sa première partie au mythe du « slip en peau de tigre »……………..vous êtes sérieux les mecs ?!

Enma : le roi des enfers

Dans la conception Bouddhiste, les Oni vivraient dans les enfers (comparable aux croyances chrétiennes) et seraient gouvernés par le roi Enma qui juge ceux qui arrivent aux enfers.

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  • Le Roi Enma fait plusieurs apparitions dans la saga Dragon Ball.
  • Dans Yuyu Hakusho Ko Enma (ou Enma Junior) assiste nos héros, et se fait parfois réprimander par son père le roi Enma.
  • Dans Hoozuki no Reitetsu, le Roi Enma est une figure récurrente qui se fait souvent martyriser par son subalterne Hoozuki.
  • Dans La Fille des Enfers l’héroïne porte le nom de Enma et juge les humains avant de les envoyer en enfer.

Binbôgami


Souvent représenté en haillons avec un éventail le « shibu-uchiha » le kami de la pauvreté, ou binbôgami, amène la mauvaise fortune si on ne le vénère pas correctement (ndlr : comme ta belle-mère #TMTC).

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  • Kofuku dans Noragami est une Binbôgami et possède le shinki Daikoku qui prend la forme d’un éventail.
  • L’une des deux héroïnes du manga Bimbougami ga! est une (tu l’auras deviné) Binbôgami !

Zashiki Warashi


Contrairement aux Binbôgami, le Zashiki Warashi est l’esprit d’un enfant dont la présence dans une maison apporterait fortune et prospérité, aussi est-il bon de le garder le plus longtemps possible.

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  • Dans Ushio to Tora, les héros vont rencontrer un Zashiki Warashi, scellé de force dans une maison.
  • Dans XXX Holic, le Zashiki Warashi est une très charmante jeune femme qui semble être éprise du héros.
  • Dans Mononoke, les protagonistes rencontrent dès le premier épisode un Zashiki Warashi.

Shinigami


Comme son nom l’indique bien (shinu = mourir) il s’agit du kami/dieu de la mort. Izanami et Enma sont parfois considéré comme une sorte de shinigami. Durant l’ère Edo, moyen âge japonais, il était considéré comme un esprit malveillant qui prend possession du corps d’une personne et le pousse à se suicider.

De nos jours il a été grandement influencé par l’image de la Faucheuse en occident.

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  • Rukia du célébrissime Bleach est une Shinigami
  • Le directeur de l’école dans Soul Eater se nomme : Shinigami-sama !
  • Ryuk dans Death Note est un(e) Shinigami.

3/ Pratiques


Personnages

Onmyôdô

Abe Seimei.jpgAbe no Seimei par Kikuchi Yôsai

Tiré de la philosophie chinoise du Wu Xing (Cinq éléments : Bois, Terre, Eau, Feu et Métal ; que l’on retrouve également dans Naruto) et du Yin / Yang, l’Onmyôdô utilisait également la cosmologie, l’étude des étoiles, pour notamment prédire l’avenir. Le système prit une telle ampleur qu’il prit le contrôle du gouvernement impérial au travers de la famille impériale Tsuchimikado avant que la pratique ne soit complètement interdite au 19e siècle.
Le maître de l’Onmyôdô est appelé Onmyôji.

Abe no Seimei

Personnage légendaire de l’Onmyôdô durant l’ère Heian comparable à notre Merlin, il travaillait auprès de l’empereur, faisait les calendrier et prédisait l’avenir à l’aide des étoiles.

On raconte que sa mère était un kitsune et qu’il pouvait maîtriser des Oni faibles (shikigami : créatures invoquées par l’onmyôji) avant l’âge de 5 ans. Sa réputation fût telle que son clan tout entier, les Abe, gouvernèrent le ministère de l’Onmyôdô à la cour.

Un symbole qui lui est attribué est un pentagramme appelé le Seiman représentant les cinq éléments (5 traits) du Wu Xing.

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  • Hao Asakura de Shaman King possède le statut de Onmyouji, donné aux plus puissants et peut invoquer des Shikigami, des esprits combattants. Son passé est directement inspiré de celui de Abe no Seimei.
  • Dans Twin Stars Exorcists quasiment tous les personnages sont des Onmyouji dont le chef se nomme Tsuchimikado Arima.
  • Dans To Aru Majutsu no Index, Motoharu est un Onmyouji descendant de Abe no Seimei, son nom de famille est Tsuchimikado.
  • Le personnage principal de Shounen Onmyouji est un descendant de Abe no Seimei également.
  • Subaru de X de CLAMP est un Onmyouji.
  • Lin de Ghost Hunt est d’origine chinoise, et est Onmyouji également.

Miko

Considéré dans les temps anciens comme prophétesses et chamanes, de nos jours la Miko est plutôt une jeune assistante qui aide à la boutique du temple et fait des danses cérémonielles. Les Miko devaient être vierge, mais cela s’est perdu avec le temps. Une fois mariée soit elle quitte le service, soit elle devient prêtre.

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  • Dans Sailor Moon Rei Hino (alias Sailor Mars) est une Miko et possède, dès le début, le pouvoir de sentir le surnaturel.
  • Dans Ghost Hunt Ayako Matsuzaki est une Miko…bien qu’elle ai déjà un certain âge (et n’est donc probablement plus vierge) ce qui a le don d’amuser les autres personnages lors de leur première rencontre.
  • Kikyô dans InuYasha est une Miko possédant de très grands pouvoirs.
  • Arashi de X de CLAMP est une Miko.
  • Makoto dans Gingitsune est une Miko et aide son père qui est prêtre au temple, elle a le don de voir les esprits.
  • Ruka (IT’S A TRAP!!!) dans Steins;Gate est un(e ???) Miko.

Prêtre Bouddhiste

Comme il a déjà été dit plus haut, une fois arrivé au Japon la croyance Bouddhiste a évolué.

À vrai dire, la complexité de cette évolution fait qu’il n’est pas possible de la résumer dans cette article. En bref, plusieurs écoles se sont formées, et ces mêmes écoles ont donné lieu à la naissance de nouvelles écoles encore. Si de nos jours on peut compter 13 écoles « principales » il est certains qu’il y en a plus…beaucoup plus. L’un des accessoires connu du prêtre est le Khakkhara, un bâton d’anneaux.

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  • Miroku de InuYasha avec son Khakkhara.
  • Takigawa Houshou de Ghost Hunt

Kuji-Kiri ou Kuji-In

Dans Ghost Hunt, Ayako apprend à Mai comment effectuer un Kuji-In.

Le Kuji-Kiri est une technique d’exorcisme qui trouve ses origines dans la religion Bouddhiste (il y a plusieurs variantes), la première étape est de joindre les mains en collant ses index pour créer une « épée », puis il faut réciter une incantation et effectuer 9 coupes (Rin – Hyo – Toh – Sha – Kai – Jin – Retsu – Zai – Zen).

Le Kuji-In est également présent dans le Ninjutsu (voir Naruto).

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  • À gauche l’ordre et le nom des 9 coupes.
  • À droite, extrait du manga Twin Stars Exorcists, les « impurs » sont reconnaissable notamment avec le symbole des 9 coupes. Un des personnages (pas de nom cité pour pas spoil mais indice : il a les cheveux bleus) effectue un Kuji-Kiri pour activer sa forme d’impur.

Le papier

On connaît le Japon pour son Origami mais la pratique trouve son origine dans le culte Shintô où les pliages de papier était utilisés pour représenter les dieux (Gohei).

Gohei (御幣)

vlcsnap-2016-01-23-21h23m53s076Gohei suspendu autour d’un rocher scellant un esprit dans Wagaya no Oinari Sama

Aussi appelé nigite, shide ou mitegura, ce sont des bandes de papier blanc plié en zig zag qui peuvent être fixées sur un pilier, support etc…afin d’indiquer la nature sacré d’un lieu par la présence d’un kami (temple, arbres).

Ônusa (大幣)

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Ayako, la miko dans Ghost Hunt qui effectue un rituel de purification en maniant le Ônusa.

Le Ônusa, une baguette en bois ornée de Gohei utilisée dans les rituels de purification Shintô (Harai ou Oharai), il est agité de gauche à droite.

O-fuda (御札)

Traditionnellement le O-fuda est un bout de papier au nom d’un temple shintô ou d’un kami, censé protéger des lieux (maison etc). Il a été détourné de cet usage premier dans les mangas et devient une arme extrêmement récurrente pour se battre contre les démons.

  • Dans Sailor Moon l’une des protagoniste, Sailor Mars, est une miko et utilise les O-fuda pour créer des pouvoirs spectaculaires.
  • Dans Twin Star Exorcists les Ofuda permettent d’activer des combinaisons aux pouvoirs spéciales.

Voilà qui conclut ce double article !
Maintenant vous êtes fin prêt à repérer les éléments de base du folklore japonais dans vos mangas et animes préférés !

Si vous ne l’avez pas encore lue, la première partie est disponible ici : [Culture générale] Le Folklore japonais en Manga (1/2)