[Manga] A Silent Voice

Koe no Katachi

« Un manga pas comme les autres, qui réussit avec brio à parler de handicap
de manière juste et touchante. »

Synopsis :

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.

Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.

Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

 

Nishimiya Shoko

Aperçu :

 

Dessinateur & Scénariste : ŌIMA Yoshitoki

A Silent Voice, aussi connu sous le nom de Koe no Katachi, est un manga de type Shonen publié depuis 2013 au Japon (et depuis 2015 en France).
Une œuvre originale qui compte au total 7 tomes dont seulement 4 sont traduits en français actuellement.
À priori, le tome 5 sortirait en Octobre de cette année.
Le manga se focalise sur les genres suivants : Amour & Romance, Drame, Psychologie et Tranche de vie.
De quoi largement vous satisfaire et vous donner une petite idée de tout ce qu’il vous réserve.

Je suis sourde

– « Le garçon qui criait au loup ! »

Cette fois ci je fais cours car le synopsis est suffisamment long et explicite pour fournir les détails nécessaires à la lecture du bouquin. Cependant, comme à mon habitude, je vais tout même en rajouter une petite couche.

Pour ceux qui savent d’où vient ce titre, vous comprendrez vite ce que je veux insinuer par là.
Pour les autres, si cette phrase ne vous dit absolument rien, elle fait référence à un conte pour enfant (maintenant, libre à vous de faire vos recherches sur le sujet).
Dans tous les cas, la situation initiale de Koe no Katachi prend à peu près la même tournure : le garçon en l’occurrence serait Shoya, le loup serait Shoko et les habitants du village ses camarades de classe.

 

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Mon avis :

(Nombre de tomes lu lors de cet avis : 3/7 Nombre de tomes lu : 5/7)

A Silent Voice : Un manga qui fusionne parfaitement les genres psychologie, drame et tranche de vie dans un concept simple mais extrêmement efficace. Et il se permet en plus d’avoir un premier tome excellent sur bien des aspects ! Je ne pensais pas à quel point il serait cru sur un sujet aussi sensible que le handicap, surtout à un tel âge (les personnages sont jeunes, mais l’aspect mature du traitement est bien là : un supposé contraste pour le moins efficace).
Des circonstances qui s’aggravent à chaque page. Pour le moment, je suis sur le cul ! (Commentaire de Babiwan : t’es pas prêt de te relever alors :p)

A Silent Voice– Mes premières impressions –

J’en avais déjà plus ou moins entendu parler et le manga a su combler les attentes que sa réputation avait éveillé en moi !
Dans le genre efficace, le premier tome remplit parfaitement son rôle. Même si il ne se focalise que sur une seule période scolaire (le primaire) il reste néanmoins très intéressant et donne justement encore plus de poids aux évènements qui se passent par la suite. Alors qu’on s’attend à voir des élèves complètement innocents, A Silent Voice nous montre une autre facette de l’humanité. Des individus qui peuvent être durs, cruels et impitoyables entre eux; mais aussi se révéler être très naïfs. Après ce ne sont « que des enfants » et ont donc du mal à prendre conscience de tout ce qu’il se produit et des conséquences de leurs actes.
Tout ça pour dire que le premier volume vous met une bonne gifle en plein visage ! (Oh que oui…)

Shoya Ishida

– Histoire –

Une histoire qui débute à l’école et qui se poursuit jusqu’au lycée (du moins pour l’instant). Hormis le dévouement apporté pour parler de Shoko et de son handicap, la trame reste plutôt simple, car n’oublions pas qu’il s’agît avant tout d’un ‘Slice of Life’.
Une classe de primaire qui voit son univers complètement bouleversé suite à l’arrivée d’une petite fille handicapée. Des habitudes qui changent petit à petit, des élèves qui doivent s’adapter à cette situation, l’école qui met tout en œuvre pour lui faciliter son intégration, etc. Ce qui, bien évidement, ne plaît pas à tout le monde et génère donc des taquineries, des conflits, des disputes et même des bagarres. Surtout à cause de Shoya, le leader de la classe qui ne la supporte pas, mais surtout, ne la comprend pas…

– Personnages –

Shoya Ishidia est ce qu’on appellerai, le vrai petit branleur de service. (Babiwan’s seal of approval (y) ! )
Le genre de caractère bien chiant et tête à claques sur les bords. Pour lui qui vît dans un monde où tout n’est qu’ennui, il saute sur la première occasion qui se présente à lui pour s’amuser et cela, peu importe le prix. Jusqu’au jour où il trouve la cible idéale pour parfaire toutes ses envies et affirmer son rôle de leader.

Shoko Nishimiya, le bouc émissaire qui sourit peu importe la situation.
On n’en sait que très peu sur elle mis à part qu’elle est sourde et a beaucoup de mal à s’exprimer à l’oral pour se faire comprendre des autres. Elle utilise donc la langue des signes et un calepin pour communiquer. Une chose est néanmoins sûr, son profond désir de s’intégrer dans son nouvel environnement.

Les parents, ou plus précisément les mères, possèdent également un rôle très important dans ce manga. L’aspect paternel est jusqu’à présent absent (cf: Synopsis) contrairement à la figure maternelle qui englobe toute la trame de cette œuvre. Pourquoi un tel choix ? À part émettre des hypothèses, aucune idée… seule la suite nous le dira.

Enfin en ce qui concerne les camarades de classe et autres personnages secondaires je ne dirais pas grand chose pour vous garder la surprise. Il y a des éléments bien trop important pour que je puisse les dire tout de suite. Petit indice ? (cf: Aperçu)

Shoko

– Handicap –

(Risque de répétitions, mais bon, tant pis)
Donc comme on peut le constater, tout le domaine du « handicap » ne concerne qu’un seul personnage : la petite Shoko.
Elle est sourde (possède un appareil auditif pour combler un minimum ce déficit) et partiellement muette. Elle à du mal à s’exprimer convenablement, du moins à se faire comprendre par les autres peu importe la longueur de la phrase.
Le langage des signes prendra ici tout son sens et deviendra par ailleurs le moyen de communication clé de toute cette histoire. On peut plus ou moins dire qu’on assiste à un « clash » des langues où le dialogue est difficile à mettre en place et de manière succincte.
Bref, discriminations, rejets, conflits familiaux seront inévitablement présents…

– Dessins –

Peut être le petit bémol de Koe no Katachi, même si je n’en tiendrais pas vraiment rigueur. Mais bon je vais quand même le dire pour les curieux qui passeraient par là.
Alors, ils sont loin d’être exceptionnels (certains diraient sûrement qu’ils sont médiocres) limite un petit côté « old-school » qui donnerait un sentiment de nostalgie lors de la lecture… mais de toute manière on s’en contrefiche un peu (beaucoup ?) au final, car le plus important dans ce manga n’est pas sa qualité artistique mais la profondeur de ses textes. (Ce qui manque parfois à des mangas qui ont un super chara design mais un scénario et des personnages aussi épais qu’un cure-dent.)

Yuzuru Nishimiya

– Psychologie –

L’aspect psychologique est à vrai dire très poussé, ce qui est vraiment surprenant compte tenu du contexte et de l’âge des protagonistes.
On retrouve cette naïveté qui est propre aux enfants mais prend beaucoup d’envergure à cause du handicap de Shoko, ce qui provoque une perception des éléments qui les entoure beaucoup plus intrigante qu’ils n’y parait au premier abord.
Le point de vue est essentiellement centré sur Shoya et ses pensées. En réalité, on subit les conséquences de ses actions. On a droit à un aperçu général sur l’environnement mais pas d’idées précises sur tout ce qui se passe. Ils nous manque des informations, on a quelques doutes sur certaines situations et des problèmes de communications qui empêchent notre compréhension totale de l’ensemble du puzzle, mais au final c’est pas si mal. Ça « amplifie » le suspens et l’incompréhension omniprésente dans le manga, et nous rapproche des personnages et de leur ressenti.Shoko no haha

– Drame/Tranche de vie –

Je crois que j’en ai déjà trop dit avant d’être même arrivé à la partie concernée…
Hmmm donc ! A Silent Voice dévoile avec finesse un quotidien peu à peu aliéné par une atmosphère d’insécurité grandissante. De conséquences dans un premier temps insignifiantes on passe à des situations et des enchaînements d’évènements qui deviennent vite dangereux et incontrôlables. Ce ne sont pas les blessures physiques qui sont les plus alarmantes, mais le mental de nos protagonistes qui est touché.
Autrement dit, une évolution et une histoire qui s’étendent sur des années ! Ils acquièrent une certaine maturité ce qui provoque une prise de conscience sur les évènements passés.
De ce fait, on découvrira à quel point il est difficile d’arranger les choses alors qu’on sait très bien que plus rien ne sera comme avant…Shosho

– La phrase en italique pour les sourds !

Oui je sais, encore et toujours des Slice of Life, mais à mon agréable surprise, on découvre des univers bien différents pour un même genre. À force, on ne sait plus vraiment à quoi s’attendre et c’est plutôt sympa à vrai dire.

Le premier tome explosif de Koe no Katachi nous met vraiment tout de suite dans le bain. Même si à ce stade je ne peux pas vous affirmer que ce manga est un chef d’œuvre, je peux néanmoins pour dire que c’est une vraie perle. On apprend, ou du moins, on voit tout ce qu’on a besoin savoir. Un rythme effréné en seulement quelques chapitres qui nous permet de voir à quelle vitesse les choses se sont corsées pour nos jeunes élèves et leurs familles.
La dureté et la cruauté des élèves entre eux est ce qui m’a plu et m’a donné envie de continuer. Surtout qu’on on ne s’attend pas du tout à ça, ou du moins pas avec une telle intensité. Et l’aspect drame (un des genres auquel l’œuvre se rattache) est vraisemblablement ce qui nous intriguera tout au long du manga. Tu te demandes quand est-ce que tout va péter.

Les tomes suivants sont un peu plus « lents » car on s’intéresse à leur vie de lycéens ainsi qu’à leurs tentatives pour renouer les liens entre eux et « oublier le passé ». Ce changement de rythme n’est pas réellement gênant car on ne subit plus les évènements : on les découvre au fur et à mesure que l’histoire s’écoule (aussi bien dans le passé que dans le présent).

À mon sens les deux aspects les plus intéressants dans cet ouvrage sont :
– Le changement de personnalité/comportement des protagonistes. Ils évoluent en fonction des péripéties qui se passent et grâce à leurs gains en maturité.
Le cas le plus précis et apparent est bien sûr celui de Shoya (sinon l’histoire n’avancerait pas), mais vous verrez bien plus de personnages à travers le prisme de cet effet lors de votre lecture, aussi bien dans le bon sens comme dans le mauvais.

– La langue des signes. Les obstacles engendrés par le handicap et ces problèmes de communication donnent une toute autre perspective à cet univers. Une barrière langagière est donc naturellement mise en place, ce qui provoque le rejet, la mauvaise foi et l’exclusion. Mais d’autre part un intérêt/une curiosité qui peut provoquer la jalousie et la hantise de certains; notamment ceux qui ne la maîtrisent pas (la langue des signes) car ce sont eux qui seront à leur tour « exclus ».
Ce qui crée un concept très intéressant au final.

Bref, amateur de tranche de vie ou non, je ne peux que vous conseiller ce manga ! Que ça soit votre style ou pas, les préjugés que vous pouvez avoir à l’égard de Koe no Katachi seront complètement différents de ce que à quoi vous vous attendiez (un peu comme pour les personnages de l’histoire). Car le tome 1, et je vous le promets, vous réserve bien des surprises… Personnellement, j’attends le quatrième tome avec impatience !

– La rajout de dernière minute avant la publication de l’article !

La qualité du tome 5 est équivalente au premier volume, donc imagine un peu le truc !!! Arf… et moi qui pensais que le rythme avait ralentit, je me retrouve une nouvelle fois bouche bée ! Je savais que c’était un piège !
Bref, voilà de quoi vous redonnez envie de suivre de plus près ce chef d’œuvre qu’est A Silent Voice.

Ueno Naoko

 

Manga approved by Meepow !

Auteur : Meepow

Je suis... Fuyukai Desu! ... juste une personne passionnée d'Animes, de Mangas et surtout d'AMVs.

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