La Légende du Sanctuaire, la critique presque complète.

Saint_Seiya
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 » Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende du Sanctuaire (聖闘士星矢 Legend of Sanctuary, Seinto Seiya Rejendo Obu Sankuchuari?) est un film d’animation japonais en image de synthèse de Keiichi Sato adapté du manga Saint Seiya sorti le 21 juin 2014 au Japon.Produit par Toei Animation, le film suit les aventures de Seiya et de ses quatre compagnons, des chevaliers chargés de protéger la réincarnation de la déesse Athéna. Il s’agit d’un reboot de la série, se concentrant sur le combat contre les Chevaliers d’Or. » Voilà pour le résumé wikipedia!

J’ai pu après une longue attente et beaucoup d’appréhension, visionner le film de Keiichi Sato. On y retrouve Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun ainsi que Saori Kido, dans ce reboot dynamique et qui redonne à la license un dynamisme peut être necessaire après de nombreuses années de service. Ce vent de fraîcheur, nous le retrouvons notamment dans le chara design retravaillé des personnages, une profondeur palpable en terme de décors et de lieux ansi que de combats. Nous assistons ici à une débauche d’effets visuels et de moyens techniques impressionants au service de la license, cependant cela fait-il de Saint Seiya: La Légende du Sanctuaire un bon film?

Mais avant de répondre à cette question, penchons nous d’abord sur l’équipe artistique derrière ce projet:

Commençons donc par le commencement avec Keiichi Sato, le réalisateur du film est un chara designer spécialisé dans les méchas, il a travaillé notamment sur The Big O ,Mobile Suit Gundam: Char’s Counterattack ou encore Fatal Fury the motion picture. La Toei s’est octroyé ici un monstre de l’animation car le bonhomme n’est pas un étranger en terme de production de grande envergure;en même temps quand t’as été le chef d’animation sur City Hunter, Wolf’s Rain ou encore Shingeki no Bahamut Genesis (aucun rapport avec Phil Collins) il y a des chances que tu puisses largement contribuer à une série mythique comme Saint Seiya. On lui doit sans doute le nouveau chara design des armures dans cet opus mais j’y reviendrais plus tard.

Au scénario nous avons Chihiro Suzuki,Tomohiro Suzuki sur une idée originale de  Masami Kurumada. Alors le copain Chihiro est un seiyu, qui a fait les voix de Suzuki dans Kill la Kill, Luke fon fabre dans Tales of Abyss (license chère au coeur de notre admin Jam!) ou encore dans la série Disgaea en y incarnant successivement Vyers, Tink et Master Big Star!  Nous avons ensuite Tomohiro qui est à la fois acteur et écrivain dont le seul fait marquant pour moi aura été d’être consultant sur le jeu vidéo Sengoku Basara. Enfin nous avons Masami Kurumada,artiste débutant ayant travaillé des séries peu populaires auprès du grand public comme Ring ni Kakero ou encore Bt’X avant de connaître la consécration avec Saint Seiya. Je déconne pour Ring ni Kakero…

A la Musique nous avons le réalisateur et compositeur Ike Yoshihiro, qui a réalisé la bande son de Boku no Hatsukoi wo Kimi ni Sasagu en 2009 entre autres …il livre dans Saint Seiya une bande-son épique qui contribue bien à l’immersion pendant les scène d’action et d’exposition.

Saint Seiya: les gardiens de la Galaxie

Nous retrouvons donc Saori Kido, incarnation de la Déesse Athéna, sauvée de la tentative de meurtre du Grand Pope par Aïolos le chevalier du Sagittaire. Celle-ci est recueillie par Mitsumasa Kido, et grandi en ignorant tout de sa véritable identité et de l’importance de son destin. Ainsi à la mort du vieux Kido, Saori apprend par Tatsumi, son majordome, sa véritable identité et se voit assaillir par de nombreuses questions. C’est pour moi un des bons points de ce film, on a enfin le ressenti de Saori, elle remet en question son statut de déesse constamment, pour ce qui est des chevaliers c’est une tout autre histoire. En effet, tous ne bénéficieront pas du même traitement, certains auront un caractère bien défini tandis que d’autres seront à peine décris. Soyons honnêtes, Seiya a ici droit à tous les honneurs, espiègle et possédant un sens aigu de la justice comme dans le manga, mais se voit aussi propulsé au rang de « comic relief » assez lourd  – notamment les dialogues avec Saori. Les autres Bronze Saints ne nous offriront pas autant d’opportunités de mieux les connaître -en tous cas pour les néophytes. Nous avons un Shiryu impitoyable et prêt à en découdre, un Hyoga… froid et distant (parce que c’est rigolo!)  et un Shun moins fleur bleue vraiment plus bishonen et un Ikki, malheureusement pas assez développé. Le ton est donné, Saint Seiya: la légende du Sanctuaire est un film pour les fans de la saga, ne vous attendez pas à ce qu’on rentre dans le détail au niveau des personnages. Si vous avez vu les épisodes de l’anime vous saisirez mieux les buts et les actions de chacun des personnages, les petits nouveaux, vous allez voir des types en armure se castagner dessus pour protéger une nana et l’aider à reprendre sa place!

Analysons le caractère des Gold Saints qui sera à peine dépoussiéré et sera parfois même à la limite de la caricature, et on soulignera ici le tempérament morbide et cruel de Deathmask qui est abandonné au profit d’un caractère loufoque et a priori drôle (l’humour les loulous c’est subjectif et moi je n’ai pas ri) mais qui opère une rupture de ton en total décalage avec ce que représente ce personnage, surtout dans la saga Saint Seiya.Ce n’est en temps normal pas trop grave quand un personnage est différent dans le film mais quand le traitement de celui-ci nuit à l’ambiance générale et au rythme du bousin, on peut dire qu’il y a un problème de taille… on passe du fight épique à un séquence relativement hors sujet qui casse le rythme mais surtout le mythe… Bon c’est pas non plus tragique mais bon, j’ai eu honte pour Deathmask sur le coup et je pense que ce changement est dû en grande partie à son chara design légèrement « Jack Sparrowesque ».

En ce qui concerne les changements majeurs chez les chevaliers, on peut noter le changement de genre de Milo, car il devient dans ce long métrage une femme…jusque là pas de problème si ce n’est un léger sentiment de sexisme. Je m’explique, dans le manga et l’anime Milo (ou Tristan des Beehive) est le chevalier du Scorpion, il possède une attaque nommée Scarlet Needle (l’Aiguille écarlate en VF) qui lui donne un ongle rouge rubis très féminin, peut être que je chipote mais on ne m’enlèvera pas de la tête que cette manucure parfaite est à l’origine du changement de sexe…personnellement que Shura ou Aldebaran aient été des femmes aurait plus surpris ou aurait été logique, vu le contrepied.

Continuons donc notre tournée des chevaliers d’Or qui posent problème, et penchons nous sur Camus (bande de p’tits coquins!) ou plutôt sur son chara design. Keiichi Sato, le réalisateur, est un chara designer spécialisé dans le mecha et c’est principalement le problème,son interprétation de certaines Cloths sans pour autant être fausse ne s’avère pas très crédible puisqu’il dote Camus d’un canon d’épaule à la Predator trop sci-fi à mon goût. Cependant ce côté futuriste assure un renouveau et on peut dire que c’est du jamais vu dans la license, du jamais vu Sato nous en abreuve surtout au niveau du visuel des combats et de leur intensité!

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Hydrocanooooon!

 

Saint Seiya: l’animation trois dés

 Alors là, niveau dynamisme on atteint les sommets de l’animation japonaise! Ici tout est rythmé, les combats sont réglés au millimètre et à l’instar de l’anime ne sont jamais statiques. Les chorégraphies de combat sont très aériennes et en harmonie avec la physionomie des personnages. Les moyens techniques sont au rendez-vous donnant aux techniques de nos personnages une toute nouvelle dimension, ainsi on affiche un sourire idiot lorsque l’on voit le Rozan Shoryuha en ou encore le Lightning Plasma d’Aïolia. Il n’y a pas que les combats qui sont à couper le souffle, les décors sont bien travaillés et le Sanctuaire prends des dimensions gigantesques.Notons aussi les effets de particules qui apporte une dose de lyrisme à certains plans comme les pétales de rose d’Aphrodite ou la Cosmo énergie. Les prouesses de l’équipe technique au niveau de la CGI n’est pas sans rappeler le fabuleux Captain Harlock sorti plus tôt cette année, autant dire qu’au niveau graphique le pari est réussi.

Bon alors c’est bien ou pas?

 Oui c’est bien. Comme la plupart des animes il y a des lenteurs et des facilités de scénario -entendez par là qu’il n’y a pas de prise de risques- mais quelque part c’est se garantir l’aval des fans. Autrement, le long métrage s’adresse autant aux néophytes qu’aux fans de la première heure même si ceux-ci s’y retrouveront peut-être mieux dans cet oeuvre. La force et la faiblesse du film résident dans son découpage, certes on ne s’ennuie pas mais on perd la profondeur des personnages, nous voyons les combats marquants de la saga mais les enjeux sont ressentis de manière superficielle. Pouvait-on espérer mieux? Je pense que non. Le réalisateur a voulu toucher tous les publics sans pour autant dénaturer l’oeuvre originale tout en y apportant des éléments qui, sans révolutionner l’anime, lui redonne un peu de fraîcheur. En somme une belle prouesse pour un anime qui reprend 73 épisodes en moins d’une heure et demie!

Ah ouais, une dernière petite question pour la fin… IL EST OU MON PEGASUS FANTASY KEIICHI?!? TU L’AS MIS OU MON PEGASUS FANTASY?!?

 sorry

Auteur : Dji

J'aime bien le chocolat,le métal,le dessin et tout ce qui en découle...voilà!

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